ZAO

Interview de ZAO
Date : 22/06/2007
Lieu : Les Invites de Villeurbanne 2007
Par : HMK, Mag

Rencontre avec ZAO dans le cadre du festival pas pareil des Invites de Villeurbanne.

Zyva : Merci de nous recevoir, peux-tu nous parler un peu de ce que tu as prévu pour ce soir sur scène ?

 

Zao : Je vais danser d'abord, chanter et faire rire les gens comme j'ai l'habitude de la faire. Je vais communier avec le public, c'est ça mon objectif. C'est la première fois que je viens ici, j'arrive du Congo Brazzaville, pour moi c'est un grand plaisir d'être là et j'ai fait ce voyage pour venir faire la fête avec tout le monde.

 

Zyva : Tu nous parles de communion, je crois savoir que tu communiques beaucoup avec le public ?

 

Zao : Oui j'essaie de communiquer avec le public, j'essaie de raconter quelques petites histoires, car je fais ça depuis 30 ans donc j'ai pas mal de choses à dire. De plus, chez nous en Afrique, il y a pas mal de contes, j'essaie donc de les partager avec le public.

 

Zyva : Tu peux nous parler un peu de ces 30 ans de carrière ?

 

Zao : Je suis un ancien lauréat des Découvertes 1982, mais avant ça j'ai débuté en 68 jusqu'à ce que j'arrive à ce concours de découvertes et c'est grâce à ça que je me suis fait un petit nom. C'est comme le Tamtam, c'est dans la forêt qu'on prépare le Tamtam et quand on sort au village tout le monde danse.(rires collectifs)

 

Zyva : Faut espérer que les gens dansent ce soir !

 

Zao : oui c'est sûr, je suis en quête de l'humour des Invites.

 

Zyva : Tu connais un peu le festival ?

 

Zao : Oui on en a parlé un peu, on m'a dit qu'il y a des spectacles de rue, des associations, des bénévoles. Ca me réconforte de voir ça ici, car c'est un peu ce que je fais au pays où j'invite tous les petits et leur fais essayer de vrais instruments. Eux ils fabriquent avec leurs moyens tous ces instruments, et quand ils touchent à de vrais instruments ils sont les plus heureux. Il faut transmettre notre savoir aux plus jeunes pour qu'ils continuent à faire de la musique.

 

Zyva : Avec l'informatisation de la musique, toi tu as un coté humain très présent, c'est une autre approche de la musique.

 

Zao : Moi en tant qu'Africain, je suis très content de cette vulgarisation de l'information parce-que, nous, en Afrique, avant l'Internet on était très loin de vous, on ne pouvait pas savoir ce qui se passait en France, mais maintenant on est très proche, tout se fait en un clic. Et la nouvelle génération chez moi est sans cesse à la recherche de nouveaux sons sur Internet, mais moi je suis peut-être un peu trop conservateur pour faire ça.

 

Zyva : T'as joué déjà hier pour la fête de la musique, et ça a fini assez tard, vous n'êtes pas trop fatigués ?

 

Zao : Non, on n'est pas fatigués, c'est "à l'amour comme à la guerre", on continue c'est ça on tourne, et on est toujours prêts !

 

Zyva : Tu as mis du temps pour pouvoir vivre de ta musique ?

 

Zao : Moi je suis pas le genre de musicien qui se plaint. Moi en tant qu'Africain je savais pas que je pouvais vivre avec la musique, tous nos grands musiciens au Congo sont morts pauvres, car c'est des " ambiancers ", quand ils chantaient c'était pour faire plaisir à leurs femmes. Au fur à mesure la musique est devenue une industrie mais c'était déjà trop tard pour eux. Pour nous le plaisir est très important et on essaie avant tout de donner de la joie à ceux qui nous entourent, que ça soit payé ou pas, c'est pas le plus important.

 

 

 

Titre d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait te représenter toi ou ta musique :

Les titres de Francis Bebey

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