THE CLERKS
Rencontre avec The Clerks à la fin de la soirée Inrock Indie Club.
ZYVA : Vous avez pas mal tourné ces derniers temps ?
Max (guitare/chant) : On a tourné beaucoup en Angleterre les trois derniers mois (septembre, octobre, novembre) puis on a fait une petite pause et on a enchaîné sur cette tournée (Inrock Indie Club). Oui, on a pas mal tourné en Angleterre, c'était bien et c'est pour ça que c'est un peu difficile de faire une pause et de reprendre, les deux premières chansons étaient un peu dures(rire). On a l'habitude de beaucoup tourner.
Max s'adressant à Gaspard et Camille : Vous allez rien dire c'est ça !
Gaspard (basse): Si, on peut rajouter qu'on a beaucoup tourné autour du pot avant de se décider à tourner (rire)
Max : Encore celle là tu la comprends mais après il va commencer à faire des " private joke " et là plus personne va comprendre.
ZYVA : On a l'impression que vous vous connaissez depuis un moment non ?
Alex (guitare/machine/chant) : On se connaît bien, maintenant on habite ensemble tous les quatres à Manchester.
Max : Alex et moi ça fait un peu plus d'un an qu'on est parti et un peu moins d'un an qu'on a une maison où ils peuvent venir habiter. Depuis avril dernier (2006) on vit à quatre, on a 3 chambres, une salle de répète et on est un couple, y'en a un qui dort dans la salle de répète, ça dépend ils tournent.
Gaspard : Moi je suis encore pas mal basé à Paris ou j'ai encore pasmal d'attaches: familiales, culturelles.
Camille (Batterie) : Tu caresses ton gland en disant ça (allusion à un gland en jambon avec lequel le groupe a déliré)
ZYVA : Pourquoi Manchester ?
Max : Car Alex avait un peu de famille sur Manchester, vas-y raconte nous !
Alex : Je suis né à Colombe dans le 92, mon papa est Anglais, et ma famille est en Angleterre, j'ai été très rapidement attiré pas ce pays.
Max : Moi aussi j'ai toujours eu envie d'aller en Angleterre et c'était évident que j'irai même avant d'avoir rencontré Alex (c'est le couple du groupe) et qu'on allait baser le groupe en Angleterre. Notre but pendant 6 mois à Alex et moi c'est de faire venir le reste de la bande à Manchester.
ZYVA : Et vous aviez déjà joué en Angleterre ?
Max : En fait on s'est vraiment formé à Paris, même si on a beaucoup joué dans le nord dans les premiers mois de la formation du groupe, on a commencé à répéter à Paris et à faire des concerts un peu partout. L'été suivant on a fait une grande tournée en Angleterre, 12 dates qu'on avait organisé nous même avec notre démo. C'est aussi pour ça qu'on est parti Alex et moi car on savait très bien que c'est pas de la France qu'on pourrait gérer tout ça ; on a envoyé des démos partout, on a contacté des gens... et après ça va super vite c'est ça l'avantage de l'Angleterre. Les conditions étaient parfois pourries, mais c'est pareil en France. D'ailleurs sur cette première tournée, le rapport avec ce soir et les Sunshine underground, c'est qu'on a joué tout près de chez eux à Leeds la troisième ou quatrième date et qu'on a eu un accident de voiture, on est quand même allé à Leed dans un club de vieux gentlemen qui était leur pub attitré, on a donc parlé de tout ça avec eux c'était marrant.
Alex : Je me souviens que ce soir là on a été mauvais, déjà moi c'était la troisième fois que je jouais de la guitare sur scène, car on été 5 au départ, et j'ai donc du récupéré la guitare. J'avais déjà un sampler et j'avais déjà du mal le gérer -ce gland est très amusant- et je me souviens que je me suis emballé sur une référence à une série anglaise que personne ne connait et je suis parti pendant 5 minutes sur mon oreille qui me grattait.
Max : c'est pour ça que maintenant on ne dit plus rien... (rire)
ZYVA : Vous avez joué où ? À Londres ?
Max : on a joué une dizaine de fois, au Cargo, Barfly, Bordeline, Dublin Castle...c'était une bonne date mais on était en premier, c'était la tournée qu'on avait bouqué nous même.
Alex : En faite on a eu vraiment de la chance quand on est arrivé en Angleterre, Max et moi, c'était en Janvier (2005) et on a fait suivre la démo à Radio 1 en mars-avril et Zane Lowe l'a passé en juillet, donc ça nous a bien boosté pour trouver des dates, et je me souviens qu'en sortant du boulot Max venait me chercher et notre chanson passait à la radio, c'était excellent !
C'est bien car ça a donné un coup de boost mais après on a eu le contre coup, c'est-à-dire qu'on a eu des dates rapidement mais qu'on était pas près encore sur scène.
ZYVA : Et à par la musique vous avez d'autres boulots ?
Alex : On c'est rencontré tous les quatre à l'école, une école de cinéma à Paris(Louis Lumière), Max et moi, on était en son et les autres en image, à l'époque du début du groupe nous on avait pas de travail et eux en avaient, puis on est parti(max et Alex) et on a trouvé des boulots qui ne correspondait pas vraiment à notre profil, on voulait surtout un boulot où on ne serait pas facilement attaché, on veut pas y faire carrière.
ZYVA : Comment s'est passé la sortie du premier single (The Dissidents) ?
Max : En fait ça faisait longtemps que le label nous avait demandé de sortir un single, on aurait pu être leur première sortie si on avait dit oui tout de suite. Finalement on a tardé un peu pour des raisons d'emplois du temps, car c'était au début de l'année 2006 et on tournait beaucoup en France et en Angleterre et ça nous a donc pris pas mal de temps. En fait il voulait sortir les démos et nous on ne voulait pas, car nous les démos on en avait marre ça faisait 1 an qu'on les envoyait et on s'est dit que si on sortait quelque chose, il faillait que ça soit différent.
Alex : En plus les démos reflétaient pas vraiment l'image du groupe, car les démos on été faites à 2 et le groupe c'est nous 4.
Max : On a enregistré le single à 4 près de la Belgique et on l'a fait mixer en Angleterre et il est sorti sur le label basé à Leeds (art/goes/pop).
ZYVA : Ca a pris pas mal de temps au final ?
Alex : En fait ça a pris du temps car on a eu une aventure malheureuse avec un manager, qui nous a ralenti car toute les décisions étaient plus difficiles à prendre à 5 qu'à 4, car on se connaissait bien et on formait un bloc.
Max : Il avait envie de donner ces idées sur la scène, la musique, sur tout ; et j'ai eu l'impression qu'il avait l'ambition secrète de nous casser de l intérieur, il a essayé de nous monter les uns contre les autres. On connaissait pas trop son intérêt mais on sait qu'il aimait les groupes de filles, donc il a essayé d'orienter le groupe, mais le groupe est basé sur le garçon/fille, pour nous c'est important la dualité et on voulait pas faire tout l'un ou tout l'autre.
(Départ de l'ingé son du groupe avec gaspard)
Max : pour revenir à cette histoire nous on voulait pas que The Clerks ça soit un chanteur mais plutôt que ça soit un groupe, en plus on est trois chanteurs et c'est important pour nous, car on aime bien les coeurs et on va sûrement développer cet aspect du groupe. Il y a un groupe que je n'aime pas trop, c'est Futurheads, mais par contre j'aime bien leurs harmonies et le fait qu'ils chantent à plusieurs. En général j'aime bien les harmonies vocales.
ZYVA : Quelles sont vos influences ?
Alex : on écoute vraiment de tout
Max : les groupes nouveaux on les découvre sur Myspace après on écoute nos classiques.
Camille : On est tous fan de Joy division, the Rapture aussi, Nine inch nails. Après il y a des groupes de la région (Manchester) qu'on a découvert sur myspace et qu'on va régulièrement voir en concert.
On est surtout rock, après il y a quelques groupes electro rock sur lesquels on accroche bien : The Performance, Dead disco...
Alex : A mon avis elles vont cartonner ! Elles sont super sympa, elles ont pas mal de pression car c'est un groupe de filles et ça fait plaisir de les voir se faire leur place, et on se comprend bien.
ZYVA : et après cette tournée un break ?
Alex : Nous là on l'a eu le break
Max : ça y est c'est fini, c'était un mois, mais on a l'impression de jamais s arrêter, car on à pas parlé de nos boulots en Angleterre mais pendant ce break de 1 mois on est reparti dans notre boulot de caissier (rire), c'est des boulots pour survivre et payer le loyer. Avec ces boulots on arrive à vivre juste, juste pour continuer et qu'on ne soit pas obligé de manger des pâtes tous les soirs au point qu'on ait envie d'arrêter.
ZYVA: Comment vous gérez le fait qu'il y est un couple dans le groupe ?
Max : en fait il y a deux couples (rire général), Camille et Gaspard sont vachement plus proches du fait que nous on est proche.
Il y a aussi une relation à 3 qui existe du fait que Gaspard est assez souvent en France.
Camille : Je vais tout de suite mettre le ola, je suis hétero et libre.
Max : On est tous les quatre assez proches pour gérer cette situation.
ZYVA : Et votre moyenne d'age ça donne quoi ?
Max : Ben là à trois dans la pièce ça va mais après avec le quatrième ça monte tout de suite (rire). Nous on a 25/26 et Gaspard il a bientôt 30, c'est vrai que Gaspard fait plus avancé dans la vie.
ZYVA : C'est très bien dit (rire)
Max : Je pense que c'est pour lui que les choses sont le plus dures à gérer car il a pas mal d'attaches à Paris.
(Départ d'une nouvelle personne (stagiaire) à qui Alex vend un vinyl, mais finalement le groupe va se cotiser)
ZYVA : à quand l'album ?
Max : On attend de trouver un label, il y a des gens qui nous poussent à le faire, mais on préfère attendre. Le premier album il est là, mais on veut pas le faire tout seul il nous faut une prod' derrière et du soutient.
Artiste ou groupe qui pourrait le mieux représenter leur musique ou leur groupe :
L'international
Après une longue discussion mélangeant musique et cinéma.


