ALEX GOPHER

Interview de ALEX GOPHER
Date : 23/01/2010
Lieu : La Plateforme
Par : HMK

Galacticut organise sa 9ème soirée Beat-Bindum avec en tête d’affiche le patriarche de la scène électro Française et internationale, Alex Gopher. Nous nous dirigeons avec Hervé Laurent (Radio Pluriel) dans les loges de la Plateforme pour rencontrer l’artiste avant qu’il ne monte sur scène : une longue discussion s’en suivra. 

Alex Gopher : Salut !


ZYVA : Salut ! Ça fait longtemps que tu n’es pas venu ici à Lyon ?


Alex Gopher : Un certain temps (Rires), c’est vrai que c’est la bonne réponse, car je suis incapable de te répondre. Non, je crois que la dernière fois que je suis venu c’était pour un live de Super Discount  avec Etienne De Crécy et Julien Delfo. Je crois que c’était à la Marquise pour faire un set Dj et je suis venu au Fish, qui n’existe plus, faire un live de Super discount mais je ne sais plus lequel était le dernier. Mais c’était y a au moins 4 ans, je pense.


Radio : Tu parles d’Etienne de Crécy et Super discount, on va parler de ce que tu fais maintenant et de tes projets. Un rapide retour sur le passé, Super discount puis d’autre que tu n’a pas cité, la fameuse French Touch, on a maintenant un certain recul après toutes ces années, quel bilan tu tires ?


Alex Gopher : C’est toujours difficile de tirer un bilan. Comme tu dis, je fais toujours partie de ce truc là, « La French Touch » 1.0. Le bilan que j’en tire c’est qu’il y a heureusement une « French Touch » 2.0. En fait la « French Touch » a accouché de pleins de choses très variées, c’est ce qui faisait sa force dès le départ, c'est-à-dire qu’il y avait des choses comme AIR, plutôt Lounge, et en revanche Daft Punk était beaucoup plus techno, beaucoup plus dance floor, donc dès le départ il y avait quelque chose d’assez versatile et assez différent en terme de son. Et aujourd’hui ce qui est rigolo c’est que chacun a fait son petit bonhomme de chemin, mais ce qu’on a pu retenir de la « French Touch » c'est qu'aujourd’hui c’est devenu quelque chose de très commercial et ça marche très bien avec Bob Sinclar et David Guetta.Ed Banger et Kitsune les fils légitimes de la « French Touch » 1.0 puisque ce sont deux labels qui ont été montés par les ex-managers des Daft Punk. Pedro Winter pour Ed Banger et Gildas pour Kitsune. Mais tout ça pour dire que c’est marrant que tu sois étonné par le fait que je sois lié à Bob Sinclar et David Guetta, mais finalement au départ Guetta il n’était pas encore une star, c’est lui qui a organisé la soirée du lancement de mon premier album en 1998 à l’Elysée Montmartre, il était organisateur de soirée pareil pour Chris, qui est devenu Bob Sinclar, qui avait un petit label qui s’appelait Yellow et qui était un concurrent du label que j’avais monté avec Etienne de Crécy. On faisait la même chose et même on trouvait qu’il nous pompait un petit peu, et on se disait « Chris, il exagère il essaye de faire la même chose que nous ». On a commencé ensemble, mais on n’a pas pris les même chemins, ils sont ce qu’est l’évolution populaire et commerciale de ce mouvement au départ. Alors ce n’est pas forcément ce que j’aime le plus, je n’ai pas fait les mêmes choix qu’eux, donc ce que je veux dire c’est qu’il y a eu eux, mais pas seulement. Donc il y a eu

Et puis maintenant il est bien plus haut que nous, ce n’est pas pour ça que je l’envie mais il a très bien réussi. Ce que je veux dire c’est qu’on est tous parti du même point et on est tous arrivé à des endroits différents, mais voilà c’est ça qui est bien dans la scène française, c’est qu’il n’y a pas une seule direction.


ZYVA : J’ai envie de revenir plus loin, il y a eu des remixes pourJean Louis Aubert, Vanessa Paradis et même Fisherspooner. Quand on essaye de prendre du recul, et c’est assez délicat, on se dit qu’il y a eu des choix, et ces choix là, peux-tu nous les expliquer ?


Alex Gopher : Oui, bien sûr. C’est vrai, quand j’ai fait mon premier album en 1998 c’était vraiment l’explosion de la scène française et quand j’ai eu des demandes de remixes de personnes comme Vanessa Paradis ou Jean Louis Aubert, qui sont des gens de la variété, je me suis dis : « Ok, évidemment les maisons de disques et les Majors essayent de se servir de moi pour avoir une image cool pour les gens underground, ils n’ont pas besoin de moi pour les gens qui connaissent Vanessa Paradis et Jean Louis Aubert, ça peut juste aider des artistes à devenir cool, entre guillemets ». Moi, ce que je peux faire, c’est essayer d’amener dans la variété française un truc dans lequel je me reconnaisse et un truc qui soit différent. Je n’ai eu aucun problème à accepter de remixer Vanessa Paradis et Jean Louis Aubert, au contraire pour moi c’était super. Et surtout à l’époque j’étais plus jeune, plus frais et naïf (Rires) pour n’en avoir rien à foutre. Il m’a demandé de faire un remix, je disais super, je vais faire mon truc pour que ça me plaise à moi, Ok je vais garder sa voix, mais je me prends beaucoup plus la tête aujourd’hui. S’il vient maintenant, ça va être plus compliqué pour moi, et je pense que je le ferai avec autant de plaisir. Que ça soit Fisherspooner ou Jean Louis Aubert ça change pas grand-chose, à partir du moment que c’est un remix, le truc c’est que tu prends des notes de musiques, une mélodie et tu essayes de faire le même travail qu’un producteur, c’est la même méthode. Tu essayes de faire un truc qui te plaît, je vais garder ça, car ça me plaît, tout ce qui me plaît je le base. Je n’aime pas dire : « Travailler avec ce gars, ça craint, les gens ils vont se demander pourquoi il fait ça ». Ce que j’aime dans les remixes, c’est remixer des choses que je n’aime pas. Le titre de Fisherspooner je ne l’aimais pas du tout. C’est beaucoup plus facile de remixer les choses que l’on n’aime pas. Car justement il faut casser, il faut faire autre chose, alors qu’un morceau fantastique c’est beaucoup plus difficile. A l’époque on m’a proposé de faire un remix de Gainsbourg pour un album de remixes, j’ai dit non je suis désolé j’avais très envie de dire oui juste pour avoir les pistes séparées de l’album « Mélodie Nelson » que j’adore, avoir la batterie toute seule, écouter la basse toute seule, mais j’avais dit non car je me sentais pas de le faire, c’était trop difficile. Mais tout le reste c’est un plaisir.


Radio : Est-ce que ça t’intéresserait de faire comme a fait le lyonnais Agoria, faire une musique de film ?


Alex Gopher : Bien sûr, mais on ne m’a jamais proposé, j’ai eu un morceau utilisé dans le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, et ce n’était pas un morceau spécialement pour le film, c’était un morceau existant. Une musique de film, j’espère que je pourrais mais les gens ne me proposent pas, car ils se doutent que je ne saurai pas le faire (Rires). Ce que j’aime dans la musique c’est l’aspect de commande, c’est pour ça que je fais autant de remixes. On se dit c’est étonnant car c’est limitant en terme de liberté artistique mais en même temps il n’y a pas le truc de la page blanche où on part de rien et on ne sait pas où on va. Là, on fait un remix de tel artiste, ou un remix de telle musique pour illustrer telle scène et du coup il y a une direction à prendre, et tout de suite il y a un cadre et ça me plait bien. C’est pour ça que je fais beaucoup de remixes et peu d’albums (Rires). J’ai voulu faire un travail qui soit cohérent avec ce que j’ai fait il y a peu de temps.


ZYVA : Quand j’écouté les remixes de Flairs par exemple, on sent toujours ta patte mais elle évolue encore.


Alex Gopher : Oui ça c’est une vrai obsession en moi, ce qui me maintient et ce qui fait que aujourd’hui j’aime encore ça, c’est que j’essaye toujours de faire quelque chose de neuf, je déteste me répéter. C’est sans doute un suicide commercial de faire comme ça. Par exemple mes copains AIR font la même chose depuis 10 ans, mais ils le font bien. A chaque fois qu’on entend un morceau on sait tout de suite que c’est AIR et j’ai beaucoup d’admiration pour ça. Je suis incapable de faire ça, et mon idée c’était de me renouveler et faire quelque chose de différent et je crois que même en tant qu’auditeur, ce qui m’intéresse ce sont les nouveaux groupes, c’est pour ça que j’ai écouté beaucoup de new wave quand j’étais jeune, beaucoup de Hip-Hop quand c’est arrivé, pareil pour la techno, je n’ai aucun scrupule à retourner ma veste musicalement, car c’est ça qui m’intéresse.


ZYVA / Radio Pluriel : On a remarqué ça avec Dj Cam, qu’il y a eu beaucoup de changements depuis les années 70 jusqu'à maintenant et c’est assez dur de pouvoir tout régurgiter.


Alex Gopher : Je n’ai pas la prétention de dire que c’est moi qui régurgite tout ça. Ce qui me passionne dans la nouveauté musicale et les nouveaux mouvements c’est justement de s’inspirer de ce qui est neuf, évidemment je m’inspire du passé, mais quand je fais de l’électro et des remixes, je suis les derniers producteurs, les dernières nouveautés des gamins de 18-19 ans, pas tous car certains sont mauvais, j’écoute ceux qui me plaisent et ceux qui me semblent novateurs, ce sont eux qui m’inspirent, évidement je m’inspire de David Bowie et de pleins de choses anciennes. Pour les jeunes je me suis dit « chouette ! » ma musique plait aux jeunes que moi j’écoute en ce moment et je me dis c’est cool et ce n’est pas anormal que j’écoute leur musique c’est parce qu’ils ont peut-être écouté la mienne et du coup on a des références communes.


Radio : Quelques mots sur ton album remix, l’objectif, l’idée.


Alex Gopher : L’idée c’était que quand je fais des remixes, aussi bien moi que le public c’est un peu con comme terme mais un remix ça sort et ça se perd. Il y a un truc qui est très éphémère. Un jour, avant que je fasse mon disque, quelqu’un m’a dit c’est quoi les remixes que t’as fait dans la vie, dans ta carrière. J’ai su en citer 7 alors que j’en ai fait 30 ou 35 je me suis rendu compte que moi-même j’oubliais et que du coup je me demandais, mais qu’est-ce que j’ai fait cette année, je n’ai pas fait d’album, je n’ai pas fait de maxi mais qu’est-ce que j’ai branlé. Donc faire un album de remixes me permettait à un moment de dire voilà, ça c’est ma production musicale de ces deux dernières années et je crois que c’est aussi important pour moi que pour les gens qui peuvent être intéressés par ma musique parce que un remix ça se perd, on peut passer à côté. Et là les gens qui ont écouté ce disque connaissaient un tiers, et les deux autres tiers peut-être ils étaient passés à côté, car c’était des remixes plus club, ou bien certains qui étaient sortis sur d’autres territoires et ça me permettait de dire à un moment que pendant deux ans j’ai fait ça et je n’ai pas lâché l’électro, aussi bien pour moi que pour les gens je me suis dit c’est important que tout ça ne se perde pas ça permettait de concrétiser tout ça.


Radio : c’est peut-être justement tout l’intérêt du format CD, le téléchargement fait que tout cela devient éphémère.


Alex Gopher : C’est ce que je me suis dit avant de faire ce disque-là, j’ai fait des maxis, j’ai « Aurora » et je me suis dit l’album c’est fini, ça sert à rien autant faire un single tous les 3 mois et revenir au devant de la scène tous les 3 mois, on fait un nouveau truc. Et puis je me suis rendu compte que dans la tête des gens, dans la perception même, faire un album de remixes ou un album, c’est plusieurs années de travail, c’est un panorama et c’est beaucoup plus parlant…


Radio : Pérenne ?


Alex Gopher : Pérenne je ne sais pas, non je ne pense pas. On peut l’être avec juste un single, je pense que les tubes sont plus pérennes que les albums, par contre faire des tubes plus pérennes que les albums c’est difficile, je ne sais pas si j’en ai déjà fait un. Si peut être « The child » c’est un titre compilé et je vois les compiles car j’ai mon propre label, et c’est un titre qui continue à se compiler et à se vendre, donc c’est le truc qui restera dans dix ans, Alex Gopher ça sera « The child ».


Radio : Tu parles de ton label, c’est ma prochaine question. Quelles sont les actus chez Go 4 music en ce moment ?


Alex Gopher : Pas beaucoup, car Go 4 music c’est juste moi, tout seul, non j’exagère. J’ai signé depuis peu de temps pour deux maxis, deux anglais qui d’habitude produisent séparément et que j’ai réuni : Pablo Decoder et Tim Healey donc on sort deux maxis et je suis en train de travailler sur des remixes, il y a Etienne de Crécy avec je travaille depuis longtemps, je suis en négociation pour avoir un remix des Bloody Beetroots, que j’aime beaucoup, ils m’avaient déjà fait un remix pour mon album avant mon album remix, ça c’est pour l’actualité. Et après un autre maxi d’un jeune producteur français que j’ai cité tout à l’heure que s’appelait Knukles mais qui, pour une histoire légale, doit changer de nom et Søvngær c’est un nom à coucher dehors (Rires), voila ce sont des maxis que je prépare et puis sinon un album que j’essaye d’avancer tant bien que mal, on le fait à deux avec un autre producteur, un jeune producteur qui s’appelle Twenty-five hours a day qui avait produit « Brain leech » qui était le Single du précédent album de 2007. On fait l’album à deux et comme il est ingénieur du son et producteur, il est très très pris en ce moment et il est très dur à coincer pour travailler en studio, mais ça va être super, je suis confiant.


ZYVA : Question tournée, tu étais à Paris hier, Milan aussi et tu enchaînes avec quelques dates encore comme Toulouse et en mars tu finis à Paris. Comment s’est passé le reste des tes dates ?


Alex Gopher : C’est très inégal, c’est ça qui est bien dans le Djing , il n’y a aucune soirée qui se ressemble, il peut y avoir des soirées où il y a plein de monde, une ambiance incroyable, fantastique, en revanche il peut y avoir des soirées où c’est l’inverse, des soirées dans des touts petits clubs avec 200 personnes où c’est fantastique aussi. Là, j’ai vécu en Italie deux expériences très différentes, qui étaient nulles l’une comme l’autre, donc ça arrive encore, en revanche j’ai fait une soirée à Varsovie qui était fantastique. C’est ça dans le monde des Dj qui est très difficile à supporter mais aussi très excitante, c’est qu’il y a un côté prise de risque tous les soirs. Peut-être que ça n’arrive plus quand on est David Guetta ou Daft Punk , où il y a un public suffisant de fans qui viennent à chaque fois pour que tout se passe toujours bien, moi je ne suis pas à ce niveau-là, donc à chaque fois que je joue je suis dépendant de l’organisateur et de sa promo et si j’ai un public dans l’endroit où je vais jouer. Et ça m’arrive encore de faire des soirées où je me dis « là je n’aurais pas dû venir » (Rires). Mais bon, voilà, ça fait partie du truc, je reste très attaché à ce métier là, non seulement je joue et c’est plaisant, et donner du plaisir au public c’est super, mais surtout en étant Dj, j’écoute beaucoup de musiques de jeunes producteurs parce que je suis obligé, le truc que je ferais peut-être moins car ça demande beaucoup de discipline pour aller écouter les nouveautés, et il faut beaucoup de temps, quand j’écoute 4 heures de musique, dedans il y a un quart d’heure de musiques qui m’ont plu et 3h45 qui ne m’ont pas plu. Il y a la satisfaction d’avoir trouvé les trucs qui m’ont plu et je suis très fier d’avoir trouvé les Bloody Beetroots, je cherchais sur Wikipédia pour voir ce qu’ils disaient sur ce groupe, et c’était marqué que Etienne de Crécy et Alex Gopher se sont intéressés dès le début et aujourd’hui ce sont des stars au Etats-Unis et en Australie, je me suis dis c’est cool. C’est vrai que je me suis intéressé à eux, leur musique m’a semblé intéressante et différente, aujourd’hui ce sont les nouveaux Daft Punk et j’étais fier, cette recherche perpétuelle de la nouveauté, du nouveau son, du nouveau truc qui est juste et j’ai encore un petit peu de lucidité.


Radio : Tu tournes aussi aux Etats-Unis, Japon … ?


Alex Gopher : Aux Etats-Unis, ça fait longtemps que je n’y suis pas allé, au Japon j’y suis allé y a pas très longtemps. En revanche on est en train de monter une tournée aux Etats-Unis car l’album de remixes sort là-bas en mars, on avait décidé de faire une sortie décalée et donc je vais faire une tournée, je l’avais fait à l’époque de mon premier album, c’est une expérience très différente qu’en Europe, mais je pense aujourd’hui peut-être un peu moins, parce qu’à l’époque les Etats-Unis c’était la House music, vraiment les fondations de la House music, ou la « French Touch » , je me souviens à Los Angeles avec un mur géant avec la pochette des Daft Punk, aujourd’hui c’est devenu le nouveau truc. Même Kayne West en met de partout, c’est devenu une musique très regardée par la musique populaire américaine, du coup c’est plus facile pour nous d’aller jouer là-bas. Au Japon, j’y ai vécu et ça était mon expérience de Dj la plus folle, les gens sont fous et passionnés, j’ai pu le voir quand je suis allé dans les magasins de disques, j’ai pu trouver tous les vieux disques de Soul, on trouve tout ce que l’on veut. C’est un pays incroyable, j’adore le Japon.


Radio : Bon, quels sont tes projets, tu viens de nous en donner un déjà, une tournée aux US, quoi d’autre ?


Alex Gopher : Et ben cet album, sur lequel je fonde beaucoup d’espoirs, j’ai commencé par le rock, j’étais bassiste avec Nicolas et Jean-Benoît qui sont devenus Air, qui s’appelait Orange, après je suis venu à l’électronique via l’acide jazz puis la « French Touch » et j’ai fait l’album « Vuze », plus sombre, moins disco, alors que mon premier était plus funk, hippie funk. Après j’ai fait mon album solo « Alex Gopher » qui était plus pop, mon album de remixes solo et là j’ai l’impression que tout ça va être dans le prochain album, mais que ça ne soit pas un fourre-tout, j’ai une direction artistique très précise avec une couleur, cette couleur-là, elle arrive enfin à synthétiser tout ce que je fais. Voilà, c’est un peu mon projet studio en tout cas.


Radio : Il doit sortir quand ?


Alex Gopher : Cette année en 2010, mais ce n’est pas sûr, je sais très bien qu’entre la conception du disque et sa sortie il y a environ 6 mois, c'est-à-dire qu’il faut que je le finisse avant l’été, on a à peu près la moitié qui est faite, on veut mettre des voix.


Titre d’un artiste ou d'un groupe qui pourrait représenter votre musique :


Air – Le moduleur mix

 

 

www.zyvamusic.com © 2008


top musique