LADYLIKE DRAGONS
Ladylike Dragons (Yann, Cindy et Seb), groupe français émergeant de pop-rock aux accentuations garage, nous a fait le plaisir de nous recevoir dans les cales du Sirius.
Forts d’une réputation grandissante appuyée par de nombreuses premières parties prometteuses ( entre autres, Kill the Young, I am X, Mademoiselle K…) ces Seines et Marnais nous racontent où ils en sont et comment se passe leur ascension.
LLD : C’est cool que vous ayez abouti à ce magazine !
ZYVA : Ouais en fait au final, on s’est rendu compte qu’Internet c’est assez large, assez international on va dire, donc c’est plus dur de toucher les gens sur place, alors on s’est mis au format papier.
LLD : Et vous êtes combien dans l’équipe maintenant ?
ZYVA : Ben on est maintenant une bonne dizaine, et on est diffusé à 20 000 exemplaires, sur Lyon, sur St Etienne un petit peu à Nantes, petit à petit y a des gens qui nous en demandent et qui en distribuent sur leur ville, etc etc.…
Donc c’est bien cool de vous recevoir, en fait vous deviez déjà venir jouer à Lyon l’année dernière, ça ne s’est pas fait ?
LLD : Oui on devait venir en octobre ou en mars mais ça a été annulé, on ne sait pas trop pourquoi, on devait déjà faire ce plateau avec Jina.
ZYVA : D’accord. Et ça fait combien de temps maintenant que vous tournez ?
LLD : Ben ça va faire quatre ans là qu’on a créé le groupe, et vraiment qu’on tourne, on a commencé bon, la première année on n'a pas fait beaucoup de concerts, essentiellement les bars autour de chez nous (Seine et Marne) et après on a vite pris la route et on a essayé de jouer un maximum ailleurs, même dans les bars pour se faire un peu d’expérience.
ZYVA : Et vous avez commencé par le live en fait ?
LLD : Ouais.
ZYVA : Ok, on a pu d’ailleurs voir que vous avez déjà fait des bonnes dates, ça a l’air de bien marcher, comment ça s’est fait, le bouche à oreille ?
LLD : Oui c’est génial ça avance bien .Oui c’est le fait de tourner, jouer, rencontrer des gens, et puis le réseau de nos salles en fait, surtout par une salle de notre région qui nous a un peu fait jouer de partout.
C’est l’énergie, toujours rester motivés à trois et ensuite construire une énergie autour de notre groupe et après ça grossit, ça grossit.
ZYVA : Vous n’avez jamais arrêté de tourner en fait ?
LLD : Juste pour enregistrer l’album, forcément, mais sinon on a toujours joué régulièrement pour ensuite prendre de la confiance et enfin faire des plus grandes scènes.
ZYVA : Et c’est pas épuisant à force ?
LLD : Y a eu des périodes où si ! (rires)
ZYVA : Ah Yann (batteur) ne semble pas d’accord !
Cindy : Moi j’étais bien fatiguée après notre tournée en mars j’étais contente de me reposer un peu.
Yann : Moi ça va (rires) tout dépend des conditions, quand c’est des beaux lieux ça va mais c’est vrai que quand on fait pleins de petits clubs avec le matos à gérer c’est plus dur.
ZYVA : L’album est sorti maintenant, ça y est, ça a été quoi les retours au final ?
LLD : Ecoute j’les connais pas, en chiffres tu veux savoir ? Ah non en critiques, eh ben écoute des très bonnes chroniques, on est super content, on a eu des très bonnes chroniques à part peut-être une sur un site, mais bon chacun son truc.
Sinon de très bonnes chroniques sur les Inrockuptibles, Longueur d’Ondes, etc. donc non des très bons retours… Ouï FM aussi…
ZYVA : Ah, Ouï FM vous y avez fait un tremplin aussi, non ?
LLD : Oui on a gagné un tremplin en juin, ça nous a ouvert pas mal de portes avec Ouï FM, on a fait un concert privé avec eux et on va en refaire un là en février, donc oui, bien sympa !
C’est cool, on a vraiment donné le meilleur de nous mêmes pour cet album, que les meilleures chansons y figurent, on a rien lâché et puis ça a payé quoi, les retours sont bons et c’est cool.
ZYVA : Et qui est à l’origine du projet ?
LLD : Pour Ladylike Dragons, c’est vraiment nous trois, Sébastien le guitariste et moi on s’est rencontré dans une école de musique en 2001, et là on a commencé à composer rapidement ensemble, on avait plusieurs projet et on a rencontré Yann (batteur) sur un autre projet, et de là on est passé à trois, on a fait du rock et on a créé ce groupe les Ladylike Dragons, donc la base c’est vraiment nous trois.
ZYVA : En parlant de votre nom de groupe, vous n’avez pas changé récemment d’ailleurs ?
LLD : Si, ça s’appelait Olympic Dragons et en fait notre manager nous avait dit, faudrait déposer ce nom à l’Inpi pour être tranquille, et quand on l’a déposé en fait le CIO (Comité International Olympique) a reçu notre demande par le biais de l’Inpi et ils nous ont demandés gentiment de changer de nom !
Interdiction d’utiliser le mot « olympique », complètement aberrant quoi.
ZYVA : C’est clair ! Mais bon au final, ça ne vous a pas trop pénalisés, si ?
LLD : Non ça va , c’est arrivé au bon moment en fait, la veille du retour de studio donc rien n’avait été fait mais c’est sûr si l’album était sorti là…ça aurait été dur !
ZYVA : Et tout à l’heure tu pensais que je parlais de votre réussite en terme de volumes d’albums, mais je pense que maintenant on ne peut plus parler en terme de ventes…
LLD : Oui tout à fait, c’est pour ça que je voulais te préciser, surtout pour nous, un jeune groupe en développement, déjà c’était super chouette d’avoir une distribution nationale, du coup vraiment tout le monde peut trouver notre album en France, mais après c’est sûr qu’en terme de chiffres, faut que le groupe continue à se développer pour vraiment avoir une retombée.
ZYVA : Et la suite pour vous, c’est vous exporter un peu ?
LLD : Ouais, normalement l’album va sortir en Suisse et en Belgique et il va y avoir des dates aussi là-bas, et puis on espère retourner jouer en Angleterre, on est déjà allé jouer à Manchester une fois et ça c’est super bien passé, donc on espère y retourner bientôt et puis après pourquoi pas d’autres pays, nous on est super partant pour voyager !
ZYVA : C’est sûr ! Et des festivals aussi j’imagine ?
LLD : Les festivals bien sûr, on sait pas encore vraiment lesquels, j’aurais pas de nom à te donner là tout de suite, mais notre tourneur est en train de travailler dessus, y a beaucoup d’options, là je crois qu’y a déjà un festival à Besançon qui est calé, il faut aller voir sur notre myspace.
ZYVA : C’est vrai que c’est assez important les festivals, pour s’ouvrir à un plus large public et toucher un maximum de gens.
Et est-ce que vous êtes de ces musiciens qui écoutez un peu ce que font les autres, acheter des CD etc ?
LLD : Oui tout à fait.
ZYVA : Et qu’est ce qui vous a plu récemment ?
Yann : Kasabian, leur dernier album qui est vachement bien. Moi j’aimais Gossip, pas eux (rires).
Cindy : Si, la première chanson Dimestore Diamond elle est bien. Mais c’est Sébastien qui achète le plus (Sébastien qui vient d’arriver après avoir déchargé le matériel). Hein Seb, qu’est ce que t’as acheté récemment ?
Seb : Heu (pris de cours) j’ai acheté des trucs récemment là, mais le temps que ça remonte à la surface de ma mémoire ! (Rires)…heu… là on vient de se commander un disque de Melody Gardot, j’ai entendu un titre à la radio qui m’a bien plu. Des plus vieux trucs ensuite que je rachète, mais des trucs récents là heu…
ZYVA : On entend souvent ça en ce moment, beaucoup de gens qui font de la musique nous disent : « J’essaye de rechercher ce qu’ont fait les autres avant, pour réécouter … »
Seb : La discographie complète ouais souvent !
Cindy : L’album d’Izia aussi en ce moment…
ZYVA : Ca reste une base assez rock dans l’ensemble, vous n’allez pas chercher ailleurs ?
Yann : Si, si moi j’ai acheté du… Ottis Redding si tu veux savoir ! (Rires) En ce moment c’est si t’as un Cd qui te plait tu prends et en plus ces temps-ci ils font des prix à la Fnac sur les vieux disques donc…
Seb : Le dernier Raconteurs aussi, qui est vraiment excellent.
Un titre d’un artiste ou d'un groupe qui pourrait représenter votre musique :
Noir Désir - L’enfant roi
Mais version Ladylike Dragons, on est tous d’accord pour celle-là puisqu’en fait on la joue !
On a fait une session acoustique sur Oui FM et ils nous ont demandé une reprise en français, ça leur a beaucoup plu puisqu’ils la repassent et à nous aussi, du coup on la rejoue en live. Voilà pour l’histoire de cette musique.


