EXPATRIATE

Interview de EXPATRIATE
Date : 07/11/2009
Lieu : Halle Tony Garnier
Par : HMK, Kymmo

Tout comme INXS, Kylie Minogue ou AC/DC, Expatriate nous vient tout droit de l’autre bout de la planète, d’Australie. Installée depuis peu en Allemagne, la formation vient défendre son premier album sur les planches françaises, en première partie de Placebo, s’il vous plait ! Instant de détente après leur concert, nous rejoignons les joyeux lurons pour une petite discussion dans les loges de la Halle Tony Garnier.

ZYVA : Bon alors juste un truc tout ce qui sera écrit sera réécrit texto...


Dave Molland : Pression pression ! (rires) bon, le chanteur est en train de se doucher, tu veux qu’on l’attende ?

Damian Press : Putain Merde !

Chris Kollias Ah ok cool ! (Rires)


ZYVA : Non non, on va commencer sans lui, on lui fera la surprise ! Eh bien merci de nous recevoir dans vos loges juste après le concert, bravo, belle prestation !


D.P : Oh c’est cool, merci à vous d’avoir suivi le concert, c’était très bien ce soir. C’est toujours délicat de manier la musique dans ce genre de très grande salle, on veut que ça soit puissant mais pas trop non plus, il faut faire attention à l’acoustique de la salle aussi. C’est vraiment très excitant de jouer dans ces grandes salles, mais parfois on n’arrive pas à se rendre compte de ce que l’on envoie. Des fois, j’aimerais aller au milieu de public pour voir comment ça rend (rires).


ZYVA : Et c’est malheureusement la dernière date française …


C.K. : Eh oui, c’est triste, mais on en a gardé un très bon souvenir, en plus, Bruno est avec nous depuis le début de la tournée et nous filme donc on va lui dire aussi au revoir aujourd’hui et partir en Allemagne pour la suite.


ZYVA : Ok retour au Pays, enfin pas du pays d’où vous venez, puisque vous êtes Australiens mais, là où vous vivez actuellement, à Berlin.


C.K : Exact !

 

ZYVA : Et vous ne vous êtes pas « expatrié » pour être fidèle au nom du groupe, j’imagine …


D.M. : Non en fait, on est des criminels, on est recherché par la police, mais il ne faut pas le dire (rires).

C.K : C’est arrivé de manière assez spontanée … Euh … On a fait cet album en Australie et ça s’est très bien passé, on a fait une tournée et on a commencé à prendre le temps de se reposer. Ben a reçu un mail d’une Major anglaise. A ce moment-là, il était en Indonésie (Ndlr : Ben King a grandi en parti en Indonésie). Entre temps, il lui a fait écouter d’autres titres puisque la personne ne connaissait que notre Myspace, et on a beaucoup discuté. Il en ressortait que cette personne voulait que l’on vienne en Europe, qu’il fallait donner une chance au projet d’avoir un écho ici. Suite à cela il nous a demandé de venir ici pour réaliser des concerts et favoriser la distribution de l’album. Ensuite, on avait déjà des affinités avec l’Allemagne, donc on a choisi d’aller sur Berlin. C’est assez dur dans un premier temps de quitter les amis et la famille, mais on était tous les quatre partants donc on s’est dit « allons-y » ! (rires). Je pense que ça a été la plus grosse expérience commune. Changer d’environnement, essayer de s’en inspirer pour trouver de nouvelles compositions. Ça été dur mais c’était très enrichissant !


ZYVA : C’est aussi un genre de nouveau départ pour vous, même si vous êtes déjà reconnu pour ce que vous faites en Australie ?


D.M. : Oui c’est vrai, en Australie, on a réussi à construire une communauté de Fans qui nous suivent, ici on part de rien, donc oui on arrive là et on reprend tout depuis le début, c’est ça le challenge aussi… et on se retrouve à jouer dans des salles de plus en plus grandes… Dans des salles gigantesques ! (rires) Mais qui joue ici d’habitude, U2 est venu ici ?


ZYVA : Oui ce genre de groupe, Massive Attack prochainement Depeche Mode ou encore Muse. Et d’ailleurs, faire la première partie de Placebo, c’est venu comment ?


C.K. : On a eu l’opportunité de jouer avec eux il y a quelque temps et on a aussi le même manager depuis peu. On avait déjà joué ensemble, mais on ne les avait pas accompagnés en tournée. On jouait à Istanbul et Brian Molko était venu nous voir jouer, le truc un peu intimidant au début, imagine : « oh les gars, il y a Brian Molko qui vient voir votre concert !». Il est venu nous voir à la fin du concert pour nous dire qu’il avait aimé, en plus la foule était électrique ce soir-là, et il nous a invités à faire sa tournée avec lui. On a eu beaucoup de chance et on a su la saisir.


Le chanteur, Ben King nous rejoint


ZYVA : Comme je le disais à tes collègues tout ce qui sera enregistré sera réécrit texto ! Mais tu viens de sortir de la douche, tu veux peut-être prendre ton temps ?


Ben King : Non non c’est cool, je ne réponds à des interviews que lorsque j’ai pris ma douche, les relations sont plus « clean » ! (rires)


ZYVA : OK (rires). Alors maintenant que tu es propre comme un sou neuf, quelles sont tes impressions pour ce soir, comment as-tu ressentis ce concert à la Halle ?


Ben King : C’était un très bon concert ce soir. Les derniers jours ont été un peu durs parce que l’on se battait contre la fièvre et les gros rhumes. Parfois j’avais un peu de mal à chanter, mais ma voix est bien revenue et je crois que l’on a tous passé un bon moment. Putain ouais, c’était bien !


ZYVA : Ouis c’est vrai c’est que je disais à tes camarades, c’était putain de bon !


Ben King : PUTAIN d’énorme ouais ! (Rires) Non vraiment c’était bien, je pense que les gars ont dû te le dire, les dates en France se sont vraiment très bien déroulées, on a eu un super retour du public, que du bonheur !


ZYVA : C’était votre première tournée française, comment vous voyez les choses, votre prochaine étape en France ?


B. K. : On a un concert à Paris en Décembre donc on va revenir ! On va aussi devoir continuer à mettre en avant notre album un peu partout sur scène en Europe, mais j’espère que l’on reviendra vite en France.

D.M. : On a eu un retour très surprenant du public français. On ne s’attendait pas à ce que ça soit la folie comme ça, qu’il y ait cette participation du public. Tu sais les gens ne nous connaissent pas trop et on se demande toujours ce qui va captiver leurs sens pendant les concerts. C’est un peu comme ton premier rencard avec une gonzesse ! (rires)



ZYVA : Vous avez une bonne communication avec le public, vous savez aussi le séduire, il me semble.


B.K. : Oui et ce retour d’énergie, c’est génial et puis les gens veulent garder des traces. On vend pas mal d’albums, je crois que chaque soir il y a une soixantaine d’albums de vendus, cela ne nous était jamais arrivé avant. C’est cool aussi.


ZYVA : Et comment cela se passe en Australie, on a quelques retours de la scène Australienne mais on a du mal à se rendre compte d’ici ?


B.K. : Et bien je comprends votre situation, en fait les lois des quotas chez vous obligent la diffusion de titres en français et cela oriente forcément les écoutes. La majorité des groupes mis en avant viennent des USA ou d’Angleterre. Finalement il ne reste que très peu de place pour les groupes qui viennent du reste du monde pour l’industrie de la musique ; et puis, faire de la bonne musique ne veut pas dire que tu pourras avoir une bonne diffusion. Bon c’est aussi un peu la même chose en Australie, je ne critique pas la France pour autant, on a aussi ce système de quotas chez nous. Tout cela pour dire que tu ne peux pas trop être joué à l’étranger parce qu’ils doivent mettre Beyonce ou d’autres gros produits. C’est un peu honteux de se retrouver avec un system qui privilégie ces artistes alors qu’il en existe tant d’autres…


ZYVA : Comme Fisherspooner ?!


C.K : Oui exact ou « The Presets »


ZYVA : Putain oui, « The Presets » !


C.K : On a tourné avec eux !


ZYVA : Non… Énorme !


C.K : Oui ils sont super cools, c’est les premiers à nous avoir donné notre chance. On a joué dans plein de petites salles. C’est drôle de penser que l’on a tourné avec eux et que l’on se retrouve ce soir à jouer dans cette salle immense ! Julian (Ndlr : ......) est un gars génial, il a une super personnalité et il est très talentueux. Vraiment, beaucoup de respect, ils remplissent des Zéniths en Australie maintenant. Oui, c’est dingue comme expérience. Quand je pense que l’on faisait des salles de 30 personnes et que l’on a 3 000 personnes devant nous maintenant, c’est génial.



Titre d'une chanson d'un artiste qui pourrait te représenter toi ou ta musique :

The Presets - Poison love (Life Like Remix)

Ce titre est magnifique, presque mieux que l’original !


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