SOPHIE HUNGER

Interview de SOPHIE HUNGER
Date : 15/10/2009
Lieu : Epicerie Moderne
Par : HMK

Émilie Jeanne-Sophie Welti Hunger, plus connue sous le nom de Sophie Hunger, se prépare pour s’illustrer ce soir sur les planches de l’Epicerie Moderne. Cette jeune zurichoise, qui compose elle-même la plupart de ses chansons, en anglais, en dialecte suisse alémanique et en allemand, nous accorde quelques minutes pour discuter de sa tournée française.

Sophie Hunger : Attends, je vais te chercher un verre d’eau, tiens.


ZYVA : Merci bien. Bon, comme je te le disais, tout ce qui sera enregistré sera réécrit texto et on finit toujours par la même question. Je t’ai amené notre premier magazine, et comme tu peux le remarquer, on avait fait une chronique de ton album en Mars 2009, tu fais partie des premières chroniques du magazine ZYVA !


SH : Oh c’est cool, merci beaucoup ! …. Mais combien de temps ça dure, vos discussions ?


ZYVA : Eh bien ça dépend de toi, si tu t’ennuies, on arrête, et pareil pour moi. Et puis certaines personnes parlent vite et d’autres sont plus lentes…


SH : Ca me va, mais faudra arrêter avant que tu aies dix pages à retranscrire (rires) !


ZYVA : ça fait longtemps que tu es arrivée sur Feyzin ?


SH : On est là depuis trois heures environ. Hier on était vers Montpellier, à côté de la ville dans un quartier industriel. On a marché longtemps et on a cherché un métro pour aller en ville, et là j’ai vu un signal (panneau) « métro tournez à droite », alors j’ai dit à tout le monde de me suivre. Au bout de cinq minutes, on ne trouvait pas de station de métro, on commençait à se demander où l’on était et là on a vu un « flag » (Ndlr : drapeau) qui indiquait Métro et en fait c’était un magasin (rires) ! C’était une rue, mais pas de trottoirs, donc les camions nous frôlaient !


ZYVA : Ok ! heureusement vous êtes arrivés à bon port, et le concert d’hier était bien ?


SH : ah Montpellier, non, ce n’était pas très bien. C’était loin d’être plein, il y avait peu de monde et la salle était très grande ! Faite pour mille personnes (rires) … La salle était mal choisie, mais bon il peut y avoir des exceptions, toutes les salles où l’on joue sont généralement très bien.


ZYVA : Et vous en avez fait pas mal des salles ces derniers mois…


SH : Oui, on a beaucoup joué à Paris, là on commence vraiment à jouer en France, ce qui n’est pas la même chose. On commence à récolter le fruit de notre travail aussi. C’est très important pour nous de faire connaissance avec la France en dehors de Paris. On avait qu’une partie de la France en tête, alors que l’on voulait aussi découvrir toutes ces petites salles, les villages et tout ça, c’est très différent.


ZYVA : C’est une autre ambiance aussi .


SH : Oui et puis j’évoque aussi la vie en dehors du concert, c’est-à-dire vraiment être en France, découvrir les gens sur la route, la campagne. On a fait beaucoup de festivals et de concerts à Paris la première année donc ça nous change …


ZYVA : Et vous avez fait le Paléo d’ailleurs, ça doit faire plaisir de jouer dans ce très bon festival chez toi, tu devais être contente, peut-être même fière ?


SH : Oui on était très content, c’était très bien, mais fière non, c’est un sentiment que je ne connais pas, tout le monde l’utilise ce mot, mais je pense que les gens veulent dire autre chose. La différence c’est aussi qu’en Suisse et en Allemagne je m’identifie et tout cela me fait peur quelque part, parce que mon rôle avec le public est très différent, je peux être une partie du public. Mais quand je joue en France, c’est plus facile pour moi de garder mon rôle de musicienne, je joue et je chante et c’est mon rôle. Vous êtes le public, et si vous aimez mes chansons, je suis heureuse. Mon rôle, c’est de servir le public. En Suisse et en Allemagne, il y a beaucoup d’autres sentiments qui se dégagent.


ZYVA : Vous avez encore quelques dates de prévues dans toute la France … et après ?


SH : Oui, on a encore quelques dates et après on a une semaine de vacances, enfin pas vraiment mais presque (rires)


ZYVA Comment ça ?


SH : Eh bien on a une séance de radio à Paris (rires) … Après, on a encore des dates en Allemagne et sept ou huit dates en France.


ZYVA : Et on vous a mis un show radio au milieu de tes vacances ? Donc tu ne peux pas partir en voyage ? Profiter de ta semaine off ?


SH : Non, je vais faire des allers-retours, mais c’est mieux je n’aime pas les vacances ! (rires)


ZYVA Quoi ? Tu n’aimes pas les vacances ?? !!

 

SH : Non, je n’aime pas trop, ça me rend paranoïaque les vacances, et pas heureuse …


ZYVA : Parce que tu t’ennuies ?


SH : Non, parce que je n’ai rien à faire !


ZYVA : C’est pareil, non ? (rires) Ok, alors quand tu fais de la musique, tu travailles… Et pendant les vacances, tu fais quoi ?


SH : Ben je fais d’autres choses, j’écris par exemple, mais cette idée de ne rien faire pendant les vacances, j’ai peur de ça, en fait (rires) !


Titre d’un artiste qui pourrait te représenter toi ou ta musique


Walter Lietha - Dia Fahranda

« Ça parle des gitans, die Fahranda, c’est le mot pour dire les gitans en Suisse ».

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