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I'M FROM BARCELONA
Emanuel Lundgren, fondateur d’I’m from Barcelona, se détend dans ses loges. Fraîchement arrivé sur le Festival Europavox à Clermont-Ferrand, où la formation Suédoise s’illustrera dans quelques heures, il partage un instant avec nous. Attentif et le regard lumineux, il semble fatigué de cette longue route qu’il viennent de faire depuis Zagreb.
ZYVA : Merci de prendre le temps de discuter avec nous. Bon on commence par le plus dur : vous êtes assez nombreux dans la formation, tu pourrais nous donner quelques bases, qui fait quoi et comment ?
Emanuel Lundgren : Oula (rires) bon, ben je ne sais pas si tu as du temps devant toi (rires) ! Non, en fait je crois que c’est surtout une bonne mixture de gens que j’ai rencontré à différentes époques : certains au boulot, un autre à l’école dix ans plus tôt. C’est le même principe qu’en amitié, tu rencontres aussi des gens à différentes occasions. D’ailleurs, je me suis souvent demandé, avant la constitution de ce groupe, qui ressemble plus à une expérimentation sociale, si j’aimais toutes ces personnes qui ne se connaissaient pas et si nous pourrions tous être amis, et c’est ce qui est arrivé avec notre groupe. Et ça à l’air d’être à peu près sérieux (rires), ça tourne bien, on est réglé comme des pendules
ZYVA : Ce n’est pas la première fois que vous jouez en France , loin de là , on semble vous connaître et vous apprécier chez nous.
Emanuel Lundgren : Oui, je crois même que l’on a plus joué ici que dans notre propre pays (Ndlr : en Suède, et non pas en Espagne ) et d’ailleurs il me semble même que c’est le pays où l’on joue le plus.
ZYVA : Ok ! A ce point ? Comment ça se fait ?
Emanuel Lundgren : Je crois que vous nous demandez beaucoup de venir.
ZYVA : Je veux dire, comment ça se fait que vous ne soyez pas souvent sur scène chez vous ?
Emanuel Lundgren : On joue aussi chez nous, mais il semblerait que l’on soit très populaire ici en France. Et pour tout te dire, je préfère les français aux Suédois, mais ne le dit pas aux Suédois ! (rires) Au moins ici vous savez apprécier la vie, vous avez du goût, du fromage et du bon vin.
ZYVA : Il paraît oui.
Emanuel Lundgren : En plus on doit toujours être à l’heure et on passe notre temps à penser, à penser à demain. Moi aussi je le fais, mais venir ici, c’est comme être en cure pour se relaxer. Donc on vient ici pour se sentir mieux (rires). Non mais c’est vrai que c’est toujours un vrai plaisir de venir en France. L’accueil du public est toujours génial...
ZYVA : Il faudra penser à vous installer dans le coin !
Emanuel Lundgren : Oula, il faudrait d’abord que j’apprenne le Français, et c’est loin d’être gagné ! à l’école j’avais le choix, même si ce n’était qu’une toute petite école, j’avais le choix entre Allemand et Français, et j’ai fait le mauvais choix ! (rires) Je ne savais pas ce qui allait arrivé par la suite, si j’avais su ! On vient d’entamer la moitié de la tournée mais c’est notre première soirée en France. On était en Croatie hier et c’était bien d’ailleurs...
ZYVA : Votre première fois en Croatie ?
Emanuel Lundgren : Oui première fois et vraiment très bien, un bon concert. On a donc la tournée française qui nous attend et par la suite on travaillera sur deux albums. En fait je me disais que j’étais le compositeur principal sur les deux premiers albums et je me disais qu’il aura été bien de faire comme KISS dans les années 70 (NDLR : Enregistrement de l'album solo de chacun des membres du groupe, paraissant tous, de façon simultanée, sous le nom de KISS) mais ce serait trop compliqué de sortir 28 albums (rires) donc on s’est dit que chacun pourrait faire sa chanson et ce serait donc 28 titres d’I’m from Barcelona.
La porte s’ouvre
Staff Europavox : Je vous amène des amis...
Une petite dizaine de collèges viennent le saluer.
Emanuel Lundgren : Je suis navré de t’avoir coupé. On fonctionne un peu comme ça, on est content de se voir parce que l’on a tous des boulots à droite à gauche et certains ne sont pas présents sur toute la tournée. Généralement ils viennent tous quand on a cinq ou six dates d’affilées. Tout cela apporte une nouvelle énergie dans le groupe. Pour te dire on voyage en Bus , bien sûr, et on a fait dix sept heures de trajet pour venir de Zagreb, et c’est vrai que ça te prend un peu de ton énergie (rires). C’est cool de les avoirs ici, ils vont faire du bien au reste du groupe, les retrouvailles vont les inspirer ! Ça aussi c’est une particularité chez nous. Il y a toujours un gars qui est de bonne humeur et qui vérifie que tout le monde va bien et qu’ils sont prêt à donner, à faire de leur mieux sur scène. Un genre de leader mais qui change tout le temps. Quand tu te retrouves à trois, quatre personnes, tu risques de t’enfermer dans un truc, tout a été dit, très vite. Je te dis ça parce que pour mon premier groupe j’avais 12 ans et que je n’ai jamais ressenti ça avant. L’idée n’est pas d’être le meilleur groupe du monde blabla, c’est plus un truc social, être ensemble et se faire plaisir et c’est peut être même plus important que la musique. Tout cela a fait de nous des amis, plus que des musiciens. J’ai beaucoup appris de cette expérience. Comme je te disais, dix sept heures de bus pour jouer une heure, ça te laisse le temps de te tracasser si tu n’es pas amis, ou alors c’est un travail très dur. Après j’ai vu des bagarres aussi, ça arrive.
ZYVA : ça pourrait vous arriver ? ça peut être compliqué d’être si nombreux, ce n’est pas une forme de sacrifice aussi?
Emanuel Lundgren : Eh bien , je pense que oui c’est dur de nous retrouver mais je ne pense pas que ça soit un sacrifice pour les membres., sinon ils auraient déjà arrêté.
ZYVA : Oui alors dans un sens vous avez de la chance qu’il n’y a pas vraiment d’obstacle à ce que vous puissiez vous rassembler tous.
Emanuel Lundgren : Ah oui c’est sûr, on est chanceux. Bien sûr, comme je te disais j’ai commencé à faire de la musique quand j’avais 12 ans et maintenant j’ai 20 ans de plus donc, quelque part, tout est arrivé un peu tard dans ce que l’on pourrait appeler ma carrière professionnelle. J’étais dans un autre groupe pendant quatre ans , je chantais et composais les paroles, et on a vendu quelque chose comme une centaine d’albums. Donc en fait j’ai plutôt eu l’habitude de jouer pour dix personnes dans des endroits perdu dans la forêt quelque part en Suède (rires). Alors quand je pense à ce que je fais maintenant, de jouer avec tout mes amis et avoir ces centaines de gens qui apprécie notre musique, c’est une bénédiction. J’apprécie chaque jour avec beaucoup d’intensité, on ne sait jamais : est ce que je retournerais dans la forêt pour jouer devant dix gars, je n’en sais rien. Je suis content d’être dans cette position. Je suis heureux.
Titre d’un artiste qui pourrait représenter ta musique :
« Tout le monde nous prend pour des hippies alors pas du tout , nous sommes justes des gens ordinaires. »
Elvis Costello - Peace Love And Understanding
Emanuel Lundgren : Oula (rires) bon, ben je ne sais pas si tu as du temps devant toi (rires) ! Non, en fait je crois que c’est surtout une bonne mixture de gens que j’ai rencontré à différentes époques : certains au boulot, un autre à l’école dix ans plus tôt. C’est le même principe qu’en amitié, tu rencontres aussi des gens à différentes occasions. D’ailleurs, je me suis souvent demandé, avant la constitution de ce groupe, qui ressemble plus à une expérimentation sociale, si j’aimais toutes ces personnes qui ne se connaissaient pas et si nous pourrions tous être amis, et c’est ce qui est arrivé avec notre groupe. Et ça à l’air d’être à peu près sérieux (rires), ça tourne bien, on est réglé comme des pendules
ZYVA : Ce n’est pas la première fois que vous jouez en France , loin de là , on semble vous connaître et vous apprécier chez nous.
Emanuel Lundgren : Oui, je crois même que l’on a plus joué ici que dans notre propre pays (Ndlr : en Suède, et non pas en Espagne ) et d’ailleurs il me semble même que c’est le pays où l’on joue le plus.
ZYVA : Ok ! A ce point ? Comment ça se fait ?
Emanuel Lundgren : Je crois que vous nous demandez beaucoup de venir.
ZYVA : Je veux dire, comment ça se fait que vous ne soyez pas souvent sur scène chez vous ?
Emanuel Lundgren : On joue aussi chez nous, mais il semblerait que l’on soit très populaire ici en France. Et pour tout te dire, je préfère les français aux Suédois, mais ne le dit pas aux Suédois ! (rires) Au moins ici vous savez apprécier la vie, vous avez du goût, du fromage et du bon vin.
ZYVA : Il paraît oui.
Emanuel Lundgren : En plus on doit toujours être à l’heure et on passe notre temps à penser, à penser à demain. Moi aussi je le fais, mais venir ici, c’est comme être en cure pour se relaxer. Donc on vient ici pour se sentir mieux (rires). Non mais c’est vrai que c’est toujours un vrai plaisir de venir en France. L’accueil du public est toujours génial...
ZYVA : Il faudra penser à vous installer dans le coin !
Emanuel Lundgren : Oula, il faudrait d’abord que j’apprenne le Français, et c’est loin d’être gagné ! à l’école j’avais le choix, même si ce n’était qu’une toute petite école, j’avais le choix entre Allemand et Français, et j’ai fait le mauvais choix ! (rires) Je ne savais pas ce qui allait arrivé par la suite, si j’avais su ! On vient d’entamer la moitié de la tournée mais c’est notre première soirée en France. On était en Croatie hier et c’était bien d’ailleurs...
ZYVA : Votre première fois en Croatie ?
Emanuel Lundgren : Oui première fois et vraiment très bien, un bon concert. On a donc la tournée française qui nous attend et par la suite on travaillera sur deux albums. En fait je me disais que j’étais le compositeur principal sur les deux premiers albums et je me disais qu’il aura été bien de faire comme KISS dans les années 70 (NDLR : Enregistrement de l'album solo de chacun des membres du groupe, paraissant tous, de façon simultanée, sous le nom de KISS) mais ce serait trop compliqué de sortir 28 albums (rires) donc on s’est dit que chacun pourrait faire sa chanson et ce serait donc 28 titres d’I’m from Barcelona.
La porte s’ouvre
Staff Europavox : Je vous amène des amis...
Une petite dizaine de collèges viennent le saluer.
Emanuel Lundgren : Je suis navré de t’avoir coupé. On fonctionne un peu comme ça, on est content de se voir parce que l’on a tous des boulots à droite à gauche et certains ne sont pas présents sur toute la tournée. Généralement ils viennent tous quand on a cinq ou six dates d’affilées. Tout cela apporte une nouvelle énergie dans le groupe. Pour te dire on voyage en Bus , bien sûr, et on a fait dix sept heures de trajet pour venir de Zagreb, et c’est vrai que ça te prend un peu de ton énergie (rires). C’est cool de les avoirs ici, ils vont faire du bien au reste du groupe, les retrouvailles vont les inspirer ! Ça aussi c’est une particularité chez nous. Il y a toujours un gars qui est de bonne humeur et qui vérifie que tout le monde va bien et qu’ils sont prêt à donner, à faire de leur mieux sur scène. Un genre de leader mais qui change tout le temps. Quand tu te retrouves à trois, quatre personnes, tu risques de t’enfermer dans un truc, tout a été dit, très vite. Je te dis ça parce que pour mon premier groupe j’avais 12 ans et que je n’ai jamais ressenti ça avant. L’idée n’est pas d’être le meilleur groupe du monde blabla, c’est plus un truc social, être ensemble et se faire plaisir et c’est peut être même plus important que la musique. Tout cela a fait de nous des amis, plus que des musiciens. J’ai beaucoup appris de cette expérience. Comme je te disais, dix sept heures de bus pour jouer une heure, ça te laisse le temps de te tracasser si tu n’es pas amis, ou alors c’est un travail très dur. Après j’ai vu des bagarres aussi, ça arrive.
ZYVA : ça pourrait vous arriver ? ça peut être compliqué d’être si nombreux, ce n’est pas une forme de sacrifice aussi?
Emanuel Lundgren : Eh bien , je pense que oui c’est dur de nous retrouver mais je ne pense pas que ça soit un sacrifice pour les membres., sinon ils auraient déjà arrêté.
ZYVA : Oui alors dans un sens vous avez de la chance qu’il n’y a pas vraiment d’obstacle à ce que vous puissiez vous rassembler tous.
Emanuel Lundgren : Ah oui c’est sûr, on est chanceux. Bien sûr, comme je te disais j’ai commencé à faire de la musique quand j’avais 12 ans et maintenant j’ai 20 ans de plus donc, quelque part, tout est arrivé un peu tard dans ce que l’on pourrait appeler ma carrière professionnelle. J’étais dans un autre groupe pendant quatre ans , je chantais et composais les paroles, et on a vendu quelque chose comme une centaine d’albums. Donc en fait j’ai plutôt eu l’habitude de jouer pour dix personnes dans des endroits perdu dans la forêt quelque part en Suède (rires). Alors quand je pense à ce que je fais maintenant, de jouer avec tout mes amis et avoir ces centaines de gens qui apprécie notre musique, c’est une bénédiction. J’apprécie chaque jour avec beaucoup d’intensité, on ne sait jamais : est ce que je retournerais dans la forêt pour jouer devant dix gars, je n’en sais rien. Je suis content d’être dans cette position. Je suis heureux.
Titre d’un artiste qui pourrait représenter ta musique :
« Tout le monde nous prend pour des hippies alors pas du tout , nous sommes justes des gens ordinaires. »
Elvis Costello - Peace Love And Understanding


