JAMES HOLDEN
Il fait sans doute parti des dernières générations d'artistes à avoir véritablement connu les profonds changements de méthodes et de conception de la musique Electronique. James Holden, entouré de ces danseuses "exotiques", partage un moment avec ZYVA dans les loges de la Salle Kao au Ninkasi et nous invite à la réflexion autour de la machine et de son rôle dans l'élaboration des musiques Electroniques.
ZYVA : Merci de nous accorder un peu de ton temps.
James Holden : Il n'y pas de souci, je ne faisais pas grand chose, J'écoutais la musique en dansant un peu.
ZYVA : Tu en as pensé quoi ?
James Holden : Il me tarde de jouer en fait. Les DJ résident... enfin non, il est le DJ de cocoon mais parfois si les "Warm Up DJs" ont une vision différente de la musique que moi, ça peu être assez répréhensible pour moi de les regarder. Mais ce n'est pas le cas avec lui, il a un bon Groove donc ça laisse beaucoup de place pour moi.
ZYVA : On a cherché sur toi sur ton Myspace et ton blog et on a été étonné par ton hamster.
James Holden : (rire) Mon hamster est mort ! Mais ça va maintenant, je n’en aurais plus d'autre parce qu'ils meurent trop vite, c'est triste!
ZYVA : (rire) On est vraiment désolé.
James Holden : C'est une bonne leçon de vie (rire).
ZYVA : On a été étonné par la façon dont tu fabriques ou transforme des boites à rythmes.
James Holden : Oui, Si tu prends des boites à rythmes pas chère d'une dizaine d'Euros sur Ebay, les vieilles, tu peux les modifier et leurs donner tout une variété de sons comme la super 808 qui coûte 900 euros aujourd'hui, mais j'ai réussi a faire une boite à rythme à 25 euros avec le même nombre de fonction, pas le même son mais son propre son, se qui la rend spécial. Et parce que je travail sur le prochain album, je fais des choses qui sont comme du travail mais je ne suis pas vraiment en train de finir l'album... (rire) Donc je construits une boite à rythme, un robot pour jouer du piano et tout ça est essentiel pour moi, pour finir l'album dans ma tête. Mais je sais que c'est une perte de temps ! (rire)
ZYVA : Ton prochain album sera axé sur la musique ou plutôt sur la façon de faire la musique ? Comme jouer avec des jouets?
James Holden : J'avais envie de faire un bon album c'est tout et pas à propos de quelque chose ou pour quelque chose. Mais je crois que la méthode et la façon dont tu fais l'album, à part le personnage derrière, est la chose la plus importante alors cet album j'ai vraiment envie de le faire avec beaucoup d'acoustique, d'électro acoustique, de l'analogique et aussi construire des réseaux (network) où chaque chose influe sur l'autre. Donc tu bidouilles la batterie et ça c'est connecté avec les synthés et ces synthés vont réagir à leurs propre façon et toi en tant que joueur tu dois les contrôler et d'essayer de faire de la vrai musique live et de rendre toute cette électronique comme un autre joueur ou un autre membre de mon groupe.
ZYVA : Tu peux tout emmener sur scène ?
James Holden : Par exemple la boite à rythme quand tu l'allumes et selon dont tu as laissé les boutons quand tu l'as éteint, certaines chose ne marche pas ou sont niquées. Donc ça c'est plutôt bon dans le studio parce qu'il faut vraiment attraper ce moment qui ne reviendra pas, ça peut arriver en touchant un bouton et la batterie devient un peu bizarre et je dois appuyer "record" sinon je ne l'aurais plus jamais. Donc pour le studio je pense que c'est la chose la plus importante. Les ordinateurs sont fait pour que tu puisses faire de la musique, enfin je veux dire qu'il y a vingt ans, tu jouais de la musique, tu l'enregistrais et c'était tout. Tu ne pouvais pas revenir et la changer ou tu ne pouvais pas ne pas jouer dans un premier temps mais dessiner avec la souris, "ça va être un break... shouuuuish" (il mime la façon dont on peut écrire une suite de note en glissant la souris dans un logiciel). C'est dépriment (rire) cette idée ! Je pense que ça va à l'encontre de ce qu'est la musique. Donc c'est la motivation derrière tout ça!
ZYVA : Et tu le fais avec d'autre gens comme Fairmont (Jake Fairley) et la DR110?
James Holden : Oui, il m'a donné cette boite à rythme, quand il était plus jeune il réparait des synthés dont il a déjà modifié la même boite à rythmes et d'une façon plus professionnel que moi (rire).
ZYVA : Tu savais qu'il jouait ici hier ?
James Holden: Ici ? M*****, j'aurais du lui dire de rester, on était ensemble il y a quelques semaines au Pays Bas, c'était très drôle ! Parce qu’ à ses concerts, il n'y a pas d'ordinateurs et ça fait parti de ce qui marche avec lui, même qu’il chante ; et la seul personne que j'ai vue comme lui c'est Silver Apples, qui joue Live. C'est plutôt une musique psychédélique des 60s. Maintenant le gars continue et ses concerts ressemble à ceux de Fairmont si tu les vois sur scène. La façon dont ils chantent, le contextes des chants et la façon dont ils réagissent avec les machines. Je trouve ça bien plus existant que cette sorte de musique de souris d'ordinateur (rire). C'est un thème commun dans les discussions aujourd'hui ! (rire)
ZYVA : La plupart des gars utilisent la souris...
James Holden : Oui ! Et je n'ai pas de problème avec les ordinateurs, c'est génial parce que maintenant, quand t'as 16 ans, tu as déjà un ordinateur, enfin probablement si tu as de la chances et donc tu as déjà tout un studio d'enregistrement. Alors que quand j'avais 16 ans, ben, je n’avais pas assez d'argents pour ces choses là, donc j'ai du attendre pour avoir un ordinateur (rire). C'est génial de voir toutes ces choses se démocratiser mais ça veut dire qu'il y a plus de mauvaise techno malheureusement.
ZYVA : Tu le penses ?
James Holden : Oui je le pense déterminément !
ZYVA : Pourquoi ?
James Holden : Ca pourrait même être une sorte de mort de la Techno, parce que c'est vraiment facile sans avoir de connaissance musicale et sans avoir à acheter... tu sais, j'ai acheté un séquenceur et un synthé et le temps passé à économiser pour ça, il s'est passé 3 ans donc je savais vraiment comment les utiliser.
Alors que maintenant tu peux avoir Ableton, tu le télécharge gratuitement... Et je reçoit des démos qui sonne comme si quelqu'un avait eu Ableton la semaine dernière, à écouter de la Minimal et "Pfffff" c'est fait. Et du coup, ça a réduit sa valeur dans un sens parce que tout le monde peut le faire, ça vaut rien. Oui ? Je veut dire... OUI (rire)?
ZYVA : (rire) Oui, d'une façon...
James Holden : Je peux boire une bière et parler en même temps mais je ne pas être payer pour faire ça parce que tout le monde peut faire ça. Et c'est pareil avec la Techno je pense.
ZYVA : Mais ça ne pourrait pas être une sorte de renaissance a la fois?
James Holden : Exactement, oui et en ce moment on reçoit pleins de bonnes démos du Royaume Uni, faite par des gens qui n'aime pas la musique Dance mais qui aime jouer avec les techniques de la musique électronique et font de la musique Dance ou de la musique avec laquelle tu peux danser, voir ça d'un angle différent. C'est plutôt excitant, d'une façon, ils ne serait jamais allé acheter une 909 dans la passé mais ça les dessine dans ce même monde qui peut être ouvert sur les côtés au lieux de... (NDLR : il semble perdu dans ces phrases, et reprend) Je ne sais pas si je porte beaucoup d'espoir à l'avenir de la Techno Minimal... (rire) Qui s'en préoccupe?
ZYVA : Oh des filles ! (à ce moment entre dans la pièce les magnifiques danseuses de James Holden).
Les Danseuses : Oh des garçons ! (rires)
ZYVA : Tu vas où après ?
James Holden : C'est mieux de ne pas me demander ou je vais dans le future parce que je ne le saurais pas jusqu'a deux jours avant ! (rire) C'est tout dans mon calendrier mais...
ZYVA : Tu vas a Istanbul ?
James Holden : Oui, Istanbul va être cool, j'y suis déjà allé avant, quelque fois. C'est presque pareil que... Je suis allé en Grèce en premier et plus tard je suis allé en Turquie et la Turquie n'est pas vraiment différente de la Grèce
ZYVA : Oh, ne leurs dira pas !
James Holden : Oui, je sais. Je suis un peu Grecque et des membres de ma famille qui le sont étaient en Turquie ont été mis dehors, donc je comprends les problèmes là-bas... (rire) ça devait être exotique mais ce ne l'était pas... En fait, ça ressemble à une autre ville Européenne.
Titre d’un artiste qui pourrait te représenter, toi ou ta musique :
Cluster - Hollywood
James Holden : Il n'y pas de souci, je ne faisais pas grand chose, J'écoutais la musique en dansant un peu.
ZYVA : Tu en as pensé quoi ?
James Holden : Il me tarde de jouer en fait. Les DJ résident... enfin non, il est le DJ de cocoon mais parfois si les "Warm Up DJs" ont une vision différente de la musique que moi, ça peu être assez répréhensible pour moi de les regarder. Mais ce n'est pas le cas avec lui, il a un bon Groove donc ça laisse beaucoup de place pour moi.
ZYVA : On a cherché sur toi sur ton Myspace et ton blog et on a été étonné par ton hamster.
James Holden : (rire) Mon hamster est mort ! Mais ça va maintenant, je n’en aurais plus d'autre parce qu'ils meurent trop vite, c'est triste!
ZYVA : (rire) On est vraiment désolé.
James Holden : C'est une bonne leçon de vie (rire).
ZYVA : On a été étonné par la façon dont tu fabriques ou transforme des boites à rythmes.
James Holden : Oui, Si tu prends des boites à rythmes pas chère d'une dizaine d'Euros sur Ebay, les vieilles, tu peux les modifier et leurs donner tout une variété de sons comme la super 808 qui coûte 900 euros aujourd'hui, mais j'ai réussi a faire une boite à rythme à 25 euros avec le même nombre de fonction, pas le même son mais son propre son, se qui la rend spécial. Et parce que je travail sur le prochain album, je fais des choses qui sont comme du travail mais je ne suis pas vraiment en train de finir l'album... (rire) Donc je construits une boite à rythme, un robot pour jouer du piano et tout ça est essentiel pour moi, pour finir l'album dans ma tête. Mais je sais que c'est une perte de temps ! (rire)
ZYVA : Ton prochain album sera axé sur la musique ou plutôt sur la façon de faire la musique ? Comme jouer avec des jouets?
James Holden : J'avais envie de faire un bon album c'est tout et pas à propos de quelque chose ou pour quelque chose. Mais je crois que la méthode et la façon dont tu fais l'album, à part le personnage derrière, est la chose la plus importante alors cet album j'ai vraiment envie de le faire avec beaucoup d'acoustique, d'électro acoustique, de l'analogique et aussi construire des réseaux (network) où chaque chose influe sur l'autre. Donc tu bidouilles la batterie et ça c'est connecté avec les synthés et ces synthés vont réagir à leurs propre façon et toi en tant que joueur tu dois les contrôler et d'essayer de faire de la vrai musique live et de rendre toute cette électronique comme un autre joueur ou un autre membre de mon groupe.
ZYVA : Tu peux tout emmener sur scène ?
James Holden : Par exemple la boite à rythme quand tu l'allumes et selon dont tu as laissé les boutons quand tu l'as éteint, certaines chose ne marche pas ou sont niquées. Donc ça c'est plutôt bon dans le studio parce qu'il faut vraiment attraper ce moment qui ne reviendra pas, ça peut arriver en touchant un bouton et la batterie devient un peu bizarre et je dois appuyer "record" sinon je ne l'aurais plus jamais. Donc pour le studio je pense que c'est la chose la plus importante. Les ordinateurs sont fait pour que tu puisses faire de la musique, enfin je veux dire qu'il y a vingt ans, tu jouais de la musique, tu l'enregistrais et c'était tout. Tu ne pouvais pas revenir et la changer ou tu ne pouvais pas ne pas jouer dans un premier temps mais dessiner avec la souris, "ça va être un break... shouuuuish" (il mime la façon dont on peut écrire une suite de note en glissant la souris dans un logiciel). C'est dépriment (rire) cette idée ! Je pense que ça va à l'encontre de ce qu'est la musique. Donc c'est la motivation derrière tout ça!
ZYVA : Et tu le fais avec d'autre gens comme Fairmont (Jake Fairley) et la DR110?
James Holden : Oui, il m'a donné cette boite à rythme, quand il était plus jeune il réparait des synthés dont il a déjà modifié la même boite à rythmes et d'une façon plus professionnel que moi (rire).
ZYVA : Tu savais qu'il jouait ici hier ?
James Holden: Ici ? M*****, j'aurais du lui dire de rester, on était ensemble il y a quelques semaines au Pays Bas, c'était très drôle ! Parce qu’ à ses concerts, il n'y a pas d'ordinateurs et ça fait parti de ce qui marche avec lui, même qu’il chante ; et la seul personne que j'ai vue comme lui c'est Silver Apples, qui joue Live. C'est plutôt une musique psychédélique des 60s. Maintenant le gars continue et ses concerts ressemble à ceux de Fairmont si tu les vois sur scène. La façon dont ils chantent, le contextes des chants et la façon dont ils réagissent avec les machines. Je trouve ça bien plus existant que cette sorte de musique de souris d'ordinateur (rire). C'est un thème commun dans les discussions aujourd'hui ! (rire)
ZYVA : La plupart des gars utilisent la souris...
James Holden : Oui ! Et je n'ai pas de problème avec les ordinateurs, c'est génial parce que maintenant, quand t'as 16 ans, tu as déjà un ordinateur, enfin probablement si tu as de la chances et donc tu as déjà tout un studio d'enregistrement. Alors que quand j'avais 16 ans, ben, je n’avais pas assez d'argents pour ces choses là, donc j'ai du attendre pour avoir un ordinateur (rire). C'est génial de voir toutes ces choses se démocratiser mais ça veut dire qu'il y a plus de mauvaise techno malheureusement.
ZYVA : Tu le penses ?
James Holden : Oui je le pense déterminément !
ZYVA : Pourquoi ?
James Holden : Ca pourrait même être une sorte de mort de la Techno, parce que c'est vraiment facile sans avoir de connaissance musicale et sans avoir à acheter... tu sais, j'ai acheté un séquenceur et un synthé et le temps passé à économiser pour ça, il s'est passé 3 ans donc je savais vraiment comment les utiliser.
Alors que maintenant tu peux avoir Ableton, tu le télécharge gratuitement... Et je reçoit des démos qui sonne comme si quelqu'un avait eu Ableton la semaine dernière, à écouter de la Minimal et "Pfffff" c'est fait. Et du coup, ça a réduit sa valeur dans un sens parce que tout le monde peut le faire, ça vaut rien. Oui ? Je veut dire... OUI (rire)?
ZYVA : (rire) Oui, d'une façon...
James Holden : Je peux boire une bière et parler en même temps mais je ne pas être payer pour faire ça parce que tout le monde peut faire ça. Et c'est pareil avec la Techno je pense.
ZYVA : Mais ça ne pourrait pas être une sorte de renaissance a la fois?
James Holden : Exactement, oui et en ce moment on reçoit pleins de bonnes démos du Royaume Uni, faite par des gens qui n'aime pas la musique Dance mais qui aime jouer avec les techniques de la musique électronique et font de la musique Dance ou de la musique avec laquelle tu peux danser, voir ça d'un angle différent. C'est plutôt excitant, d'une façon, ils ne serait jamais allé acheter une 909 dans la passé mais ça les dessine dans ce même monde qui peut être ouvert sur les côtés au lieux de... (NDLR : il semble perdu dans ces phrases, et reprend) Je ne sais pas si je porte beaucoup d'espoir à l'avenir de la Techno Minimal... (rire) Qui s'en préoccupe?
ZYVA : Oh des filles ! (à ce moment entre dans la pièce les magnifiques danseuses de James Holden).
Les Danseuses : Oh des garçons ! (rires)
ZYVA : Tu vas où après ?
James Holden : C'est mieux de ne pas me demander ou je vais dans le future parce que je ne le saurais pas jusqu'a deux jours avant ! (rire) C'est tout dans mon calendrier mais...
ZYVA : Tu vas a Istanbul ?
James Holden : Oui, Istanbul va être cool, j'y suis déjà allé avant, quelque fois. C'est presque pareil que... Je suis allé en Grèce en premier et plus tard je suis allé en Turquie et la Turquie n'est pas vraiment différente de la Grèce
ZYVA : Oh, ne leurs dira pas !
James Holden : Oui, je sais. Je suis un peu Grecque et des membres de ma famille qui le sont étaient en Turquie ont été mis dehors, donc je comprends les problèmes là-bas... (rire) ça devait être exotique mais ce ne l'était pas... En fait, ça ressemble à une autre ville Européenne.
Titre d’un artiste qui pourrait te représenter, toi ou ta musique :
Cluster - Hollywood


