THE HOOSIERS
Révélée par le single « Worried About Ray », la jeune formation « The Hoosiers » débarque à Villeurbanne pour un concert au Transbordeur. Irwin, Martin et Alfonso auront pris le temps de construire leur projet et se définir. Leur style, le Odd Pop, une pop bizarre, énergique, rafraîchissante et pleine d’humour. Rencontre avec ces billes de clown.
Irwin Sparkes : Le troisième arrive , il est en train de se défoncer dans le bus, tu sais il est vraiment Rock &Roll, j’espère qu’il va arrêter ses bêtises ! Tiens le voilà , tu vois ce que je te disais, il a l’air shooté le pauvre garçon ...
( Alfonso fini par saisir que ces collègues se foutent de sa gueule...et nous rejoint)
ZYVA : Salut , comme je le disais à tes collègues, c’est une discussion et non une interview, un seul principe : tout ce que vous direz sera enregistré, et nous finissons toujours par la même question.
Alfonso Sharlando : Donc ça veut dire que l’on va encore avoir des problèmes avec vos conneries ? !
Irwin Sparkes : Oh oui , je crois, mais ne sois pas nerveux , c’est pas comme si on s’était foutu de toi pendant ton absence ! (rire)
ZYVA : Ils nous disaient que tu as une addiction assez grave ...
Alfonso Sharlando : Oui c’est vrai, je joue tout le temps avec ma console ! Bon après une addiction, une drogue...oui , mais tous les groupes cool sont des drogués de toute façon, non ?
ZYVA : Ca dépend de ce que tu appelles drogues
Irwin Sparkes : Je pense que notre drogue c’est les femmes, on adore les filles ! et puis on s’aime aussi beaucoup entre nous ...
ZYVA : ...et puis la musique bien sûr.
Irwin Sparkes : Oui bon ben la musique c’est bien , mais les femmes , les femmes ! (rire) On a commencé ensemble il y a un moment déjà. On a tous commencé à jouer vers l’âge de dix douze ans et la formation existe depuis cinq ans maintenant.
ZYVA : Cinq ans et un seul album finalement...
Irwin Sparkes : Oui, on voulait prendre le temps de faire un bon album , c’est aussi ce qui fait la différence entre apprendre à manier son instrument et savoir jouer ensemble, ça prend beaucoup de temps.
Martin Skaren : C’est essentiel pour être un véritable groupe
Irwin Sparkes : On a mis aussi beaucoup de temps à écrire les chansons, faire la différence dans les textes, trouver notre empreinte musicale et pour ce qui est du chant , trouver la bonne voie parce que de la même manière, on voulait avoir une identité
ZYVA : Et vous avez bien fait ..
Irwin Sparkes : Oui , c’est cool . Bon ça ne veut pas dire que pour le prochain album on va se ramener avec un cigare à la bouche en disant , oui on l’a fait ! On peut toujours faire mieux.
ZYVA : En ce moment on met pas mal en avant votre troisième single « Cops and Robbers »
Irwin Sparkes : Oui alors je ne sais pas si c’est le troisième ou la quatrième comme en Angleterre...
ZYVA : Comment cela se fait il que les singles ne soit pas les même en France et en Angleterre ?`
Irwin Sparkes : Eh bien chaque campagne de promotion est différente et nous avons une équipe qui gère ça dans chaque pays où l’on fait de la promo sur nos disques. L’équipe française ne s’occupe que du marché Français en fait. On a d’ailleurs beaucoup de chance d’avoir une si belle équipe qui s’occupe de nous et sait nous présenter au public français.
Martin Skaren : Si tout se passe bien le deuxième album sortira en septembre prochain et si tout se passe bien on fera une sortie mondiale . Pour le premier la France et l’Allemagne attendaient aussi de voir le résultat en Angleterre, voir si le public prenait avant de nous faire découvrir dans d’autres pays.
ZYVA : Ça a bien pris , et vous faîtes pas mal de petits jeux aussi...
Irwin Sparkes : Oui on fait des petits jeux pour que les fans viennent nous voir faire les balances et s’entretenir avec nous un moment. Alors généralement, on leur donne accès aux loges et quand on les rencontre on dit salut ! ... et les premières minutes sont très silencieuses (rire) et puis ils s’en vont mais ils sont contents, c’est cool ! donc tout le monde peut potentiellement être gagnant
ZYVA : Vous n’allez plus voir des gagnants, puisque c’est la fin de votre tournée
Irwin Sparkes : Oui il ne nous reste plus que trois dates, c’est le « dénouement » (Ndlr : prononcé en français !)
ZYVA : Tu parles souvent en français !
Irwin Sparkes : (En français ) Non ! (rire) mais pour te répondre, cette tournée était géniale. On a pas mal passé de temps à bosser sur cet album et pour nous l’enregistrement c’était notre objectif . On avait une cinquantaine de titre de prêt, mais il a fallu choisir les bons titres.
Martin Skaren : Le choix était difficile , on pourrait faire une sortie B-sides ou en vendre à d’autres groupes ? !
Irwin Sparkes : Oui ! (rire) donc c’est vrai que c’était une étape importante de bien choisir les morceaux de l’album. Quand on est parti en tournée, on a mis pas mal d’argent de notre poche. Pour partir d’Angleterre on devait avoir un bon bus pour la tournée et un autre pour le décor, on voulait créer une ambiance un peu « Hitchcock » . Et c’est toujours plus compliqué à faire quand ce n’est pas chez toi . Au final, on s’est retrouvé dans des salles très différentes mais ça a toujours été de bons concerts, je me souviens même que pour le premier concert en France, le public nous a rejoint sur scène, c’était incroyable ! C’était à Angers , c’était énorme, les gens chantaient, et il faisait une chaleur de folie dans la salle. Et puis ils ne pouvaient pas sortir, on avait fermé les portes ! (rire)
Titre d’un groupe ou d’un artiste qui pourrait vous représenter ou votre musique :
Supergrass - Moving








