KOUMEKIAM
Rencontre un peu speed avec Koumekiam, jeune Slameur Lyonnais plein de fougue et de talent, qui à peine sorti de la scène de Woodstower , nous rejoint pour une petite discussion.
ZYVA : Merci de nous accorder quelques minutes, tu viens juste de sortir de scène...
Koumekiam : Pas de souci ZYVA !
ZYVA : bien passé ?
Koumekiam : Oui génial ! Forcément ça s’est bien passé, on n’a pas l’habitude de faire des scènes comme celles-là. On a plutôt l’habitude de faire des bars où quand tu as quarante personnes c’est blindé (rire). Là, il y a avait 400 personnes et ça faisait presque vide...
ZYVA : ...Toute proportion gardée bien sûr ... ta formation existe depuis longtemps ?
Koumekiam : Avec Arnaud, on travaille ensemble depuis un an. Avant ça je taffais avec un autre guitariste qui s’appelle Damien et qui a lâché l’affaire pour des raisons de taf et de famille, il est devenu papa. Il avait un boulot qui n’était pas qu’un boulot alimentaire, il l’aimait vraiment. Bon, on ne gagne pas trop notre vie avec ça, un petit peu, et au vu de l’investissement que ça demandait, il ne pouvait plus le faire donc il a lâché l’affaire. Quant à Arnaud, il ne sait rien faire d’autre que de la musique donc du coup... (rire)
ZYVA : (rire) donc ça lui va bien ...
Koumekiam : Oui, bon si ça ne marche pas, il ira à l’usine, mais il ne sait vraiment rien faire d’autre donc... (rire) On prie pour que ça marche et si on passe toutes nos journées à faire ça il est d’accord.
ZYVA : Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas, c’est un beau projet avec de l’originalité et une belle performance scénique, ça envoie !
Koumekiam : Ah ça vous a plu ? C’est cool !
ZYVA : Oui vraiment, c’est un projet riche avec des textes de qualité...Comment ça s’est construit finalement ?
Koumekiam : Eh bien, déjà, « Koumekiam », ça veut dire « comment je m’appelle » en Roumain. J’ai des origines de l’Est, pas de Roumanie, mais j’ai vécu en Roumanie donc je parle le Roumain et j’ai commencé à vingt piges à vraiment faire de la musique là-bas. J’en ai trente maintenant. J’avais un pote qui avait une guitare et j’ai commencé à écrire des chansons là bas, à apprendre beaucoup de chansons Roumaines avec mon pote. Ensuite je suis revenu en France et je faisais toujours des chansons en Roumain mais vraiment pour les potes, et puis un jour j’ai eu une opportunité, vraiment par hasard. Julien qui nous fait le son (ingénieur son) ce soir, s’était fait planté par une première partie d’un concert, genre une heure avant. Il m’appelle, j’étais chez mon pote Sylvain à Guillotière en train de me mettre la race et il me dit: « tu peux être là dans une demi-heure ? » Donc j’y suis allé avec ma guitare pourrie, j’ai fait un set de vingt minutes complètement improvisé, et ça s’est bien passé. C’était dans une salle qui s’appelle « Thou Bout D'chant » et ils ont kiffé le truc. Ils m’ont dit de prendre une bonne guitare et de revenir (rire). Ils m’ont tout de suite reprogrammé et c’est à ce moment là que j’ai contacté Damien, mon ancien guitariste et on a commencé à bosser comme ça.
Au début j’écrivais des textes qui étaient très peu mélodiques, genre Renaud... il y a beaucoup de gens qui disent que si tu connais deux accords, tu peux chanter du « Renaud », ben moi, c’est un peu pareil. A côté de tout ça, je prenais des cours de théâtre dans une formation à Lyon qui s’appelle le Compagnonnage, par la Compagnie des Trois-huit et puis on a commencé à faire quelques dates, ça a duré deux ans. Un jour, je suis tombé par hasard sur une scène Slam dans les soirées « De l'autre Côté du Pont » et je me suis rendu compte que ça me parlait à mort. Le Slam, c’est un peu fourre tout, ça donne cette liberté là. Parallèlement à « Koumekiam » j’ai commencé à faire du Slam a capella, je suis rentré dans un collectif, la « Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots » , S.L.A.M. et du coup on a commencé à travailler avec Damien des recherches musicales pour accompagner ces textes qui n’étaient plus chantés. L’année dernière, Damien a lâché l’affaire et moi je n’écrivais quasiment plus de chansons, j’écrivais que des textes parlés. Arnaud est arrivé et il a apporté un truc énorme, parce que Damien jouait de la guitare sèche uniquement alors qu'Arnaud arrive avec un gros bordel, une guitare électrique, avec des effets, avec plein de choses. C’est plus qu’un musicien, c’est un producteur Arnaud. Il apporte une ampleur qui me correspond mieux et voilà comment on en ait arrivé là ...
ZYVA: Bien bien ... des dates de prévues pour les mois à venir ?
Koumekiam : Oui oui, on a des dates sur Lyon, on a des dates sur Paname, bon, dans des petits lieux mais ...
ZYVA : ...mais c’est déjà bien...
Koumekiam : Oui c’est vrai, on croule pas sous des dates mais on en a quelques unes.
ZYVA : Et puis il y a la captation DVD de ce soir à Woodstower.
Koumekiam : Oui, on a hâte de voir ce que ça va donner tout ça. On est aussi rentré dans une structure qui nous produit qui s’appelle « Slam Sensible », montée par une meuf qui s’appelle Marie, qui suit le Slam depuis pas mal de temps à Lyon. Il y a Mehdi , Xavier et moi. On est trois Slameurs sur Lyon qui développons des projets personnels aussi et puis on fait des scènes Slam. Parallèlement à ça, on a signé chez Caravelle, ça vient de se faire là. C’est une structure qui va nous aider à trouver des dates et ça c’est très précieux...
ZYVA : ça t’évitera de courir à droite à gauche ...
Koumekiam : Non non, je cours pas trop, je réponds au téléphone des fois (rire). Non mais c’est vrai que c’est des gens en qui on a confiance. Ils ne vont pas du tout mettre en péril l’indépendance du projet, et ça c’est classe.
Titre d’un artiste ou d’un groupe qui pourrait vous représenter vous ou votre musique :
(Même si c’est pas trop de la musique)
Pierre Desproges - Les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires







