SURKIN
Bizarrement programmé dans une soirée où se côtoyaient Holy Fuck, Midnight Juggernauts et les barjots de The Qemists, Surkin discute avec nous dans le prestigieux bus Gibson du Printemps de Bourges. Le jeune protégé de Justice est plutôt timide mais en live, il se lâche, refusant même d’interrompre son show (45 minutes initialement prévu comme tous les autres) sous prétexte qu’il enflammait le dancefloor. Ahhh la jeunesse !!
ZYVA : En fait, on a envie de commencer avec ton tee-shirt !
Surkin : Mon tee-shirt ?? Pourquoi ?
ZYVA : Bah tu peux peut-être nous en parler ?
Surkin : C'est un label, qui est dirigé par Jean René, ici présent, et qui sort mes disques depuis le début, et qui est aussi le label de Para-One et Midnight Juggernauts, qui joue ce soir aussi!
ZYVA : Toi ça fait combien de temps que tu bosses avec ?
Surkin : Ca fait 4 ans maintenant que le premier remix que j'ai fait sur Mia est sorti.
ZYVA : On se disait que tu es un des plus jeunes de l'édition 2008 du Printemps de Bourges, non ?
Surkin : Je sais pas!
ZYVA : En même temps, c'est pas l'âge qui fait la différence !
Surkin : Ce serait beau, mais je crois pas !
ZYVA : Ah non y'a les BB Brunes qui sont plus jeunes !!(rires)
Surkin : Ah oui c'est sur ils sont plus jeunes !
ZYVA : Oula, vu comme t'en parle t'as pas l'air d'apprécier !
Surkin : Non, j'ai jamais écouté !
ZYVA : Ouais tu connais que le single :"Una, lalala"
Surkin : Non non même pas !
ZYVA : Ok ! (rires) La scène française au niveau électronique est assez variée, y'a Citizen à Dijon, Ed Bangers à Paris,... toi tu te situes comment par rapport à tout le phénomène actuel ?
Surkin : Bah j'ai l'impression qu'il y a pas mal de gens talentueux qui sont apparus au grand jour. Par exemple, Justice, je pense que leur succès est mérité, parce qu’ils ont fait un des meilleurs albums de musique électronique des 5 dernières années en tout cas! Et ouais, je pense qu'il y a pas mal de gens qui avaient assez de talent, et qui d'un coup se sont retrouvés sous le feu des projecteurs. Je sais pas quoi en dire, j'ai pas trop
de regard extérieur et j'ai l'impression que c'est plutôt une scène internationale qui se forme, plus qu'un truc français. Des pays comme les Etats Unis, qui n'écoutaient pas forcément de musique électronique indépendante, se mettent à découvrir l'autre côté de la musique club, donc y'a pas mal de mecs qui se sont mis à faire ça et puis ensuite un peu partout comme en Australie, avec Midnight Juggernauts par exemple, ou encore Cut Copy, Modular,... C'est devenu un truc mondial en fait, un truc d'internet, de génération.
ZYVA : Après on met peut être pas assez en avant le côté Rock'n roll de la chose alors qu'il est présent non ?
Surkin : Oui, il est super présent, c'est clair ! Après c'est pas trop mon cas, parce que j'ai jamais écouté de rock de ma vie, à part les Guns N’ Roses quand j'avais 9 ans et que j'aime encore beaucoup, mais c'est sûr que des mecs comme Justice, Midnight Juggernauts ont évidemment un côté rock, alors que moi je suis plutôt rap !
ZYVA : Ah ouais, quoi comme rap ?
Surkin : J'ai écouté du rap à partir de 12 ans, et jusqu'à 18, donc voilà c'est passé du rap français avec du Ntm, Iam,... à des trucs plus Underground, des mixes tapes de Cut Killer,.. Et du rap New-Yorkais plus dark, comme Mob Deep, Wu Tang,...et après y'a eu aussi du rap indé, que j'aime plus trop maintenant ! Ensuite je suis arrivé à la musique club !
ZYVA : Ah ok, y'a eu de l'évolution donc, t'es pas arrivé comme ça à la musique électronique ?
Surkin : Ah non, je détestais la musique club pendant tout mon adolescence…
ZYVA : Quel a été le déclic alors ?
Surkin : Le rap qui devenait de plus en plus électronique peut être, qui m'a peut être habitué à des sons de synthés petit à petit, Para One, Feadz,… Mais c'était pas en sortant en boîte et tout ça !
ZYVA : Et comment tu bosses sinon ?
Surkin : Concrètement ? Avec mon ordinateur.
ZYVA : Serato ?
Surkin : Non Abelton live. J’ai pas de préparation avec des musiciens, c’est 100% ordinateur.
Titre d’un artiste ou d’un groupe qui pourrait le représenter lui ou sa musique :
LFO - Freak C’est un morceau que j’aurais aimé faire.


