FAKE ODDITY

Interview de FAKE ODDITY
Date : 19/04/2008
Lieu : Transbordeur
Par : Fred, Kymmo

Après une longue année de patience et de travail le combo Fake Oddity a enfin la certitude que son album sortira. Le premier septembre vous pourrez donc courir acheter dans les bacs l’album de ce groupe de rock lyonnais. Auréolé de bonnes nouvelles Fake Oddity nous livre une vision touchante de son rapport avec la musique, discussion…

ZYVA : Fake Oddity c’est toujours le voyage entre la Turquie et la France.

  

Matthieu : De plus en plus ! Ca va faire un an depuis l’enregistrement qu’on n’y est pas allés. On y retourne en fait pour le 31 mai pour un festival et peut être en septembre pour la sortie de l’album, en espérant pouvoir revenir

Fred : Notre disque sort en France le premier septembre, ça marche plutôt bien sur les deux pays en même temps

Matthieu : L’histoire continue parce que là, on revient du Printemps de Bourges, on y a rencontré énormément de gens. On a vu pleins de concerts. Après une période de mou en janvier où c’était vraiment devenu difficile. La c’est tout reparti sur les chapeaux de roues. On a vraiment une belle année et une belle rentrée qui se préparent.

Fred : Même Matthieu qui parle, on est super bluffer, quoi d’autre

Matthieu : Je bois de l’eau, la musique c’est vraiment fatiguant mais on va continuer (rires).

 

ZYVA : Naviguer entre les deux pays c’est un aspect que vous aimez ?

  

Faik : Oui, oui, en France c’est devenu national. On vient de faire trois concerts en quatre jours au Printemps de Bourges, c’étaient vraiment bien. Pour la Turquie on a envie de partir le plus souvent possible pour des concerts, pour la promotion du disque et il y a pas mal de choses qui se projettent pour des passages dans les médias.

 

ZYVA : C’est facile de faire fusionner les deux cultures avec la musique ?

  

Fred : Il n’y a pas vraiment les deux cultures. On est juste des super potes.

Matthieu : On n’est pas encore allés dans la profondeur de la métaphysique.

Fred : On est juste un groupe de rock.

Matthieu : On a commencé à monter un projet pour la saison de la culture Turque qui aura lieu l’an prochain en France. On aimerait faire venir un maximum de groupes turcs en France. On a rencontré pas mal de structures. Surtout des groupes de musique actuelle car cela se fait très peu. On espère que ce projet va aboutir. On a écouté beaucoup de groupes, il y a vraiment de bonnes choses.

Fred : Ce projet, nous pousse un peu plus dans cette relation France / Turquie.

 

ZYVA : La perception du rock vous la préférez en France ou en Turquie ?

  

Matthieu : C’est différent.

Fred : C’est mieux en Turquie, à Istanbul en tout cas. Il y a vraiment beaucoup de clubs super classes, moins prise de tête, peut-être. Les groupes ont peut-être moins de prétention. Si, il y a quand même les gens.

Faïk : il y a un plus grand mélange  de culture, un mélange très intéressant de différents styles musicaux. La Turquie est un peu excentrée par rapport à l’Europe. Il y a beaucoup de mélanges des cultures américaines, anglaises. En France on remarque qu’il y a un fort revival 70’s, mais là bas on ne pas dire cela. C’est beaucoup plus varié.

Fred : Il y a des mélanges qui sont vraiment intéressants, des instruments rock avec des instruments traditionnels.

Matthieu : Il y a beaucoup de trucs qui te font danser.

Faïk : Il se passe beaucoup de chose là-bas.

 

ZYVA : Zani, c’est votre première chanson en turc ?

  

Faïk : On a commencé à le faire dans les concerts depuis six mois.

Fred : C’est quand même un de tes premiers morceaux Faïk.

 

ZYVA : Il sera sur l’album ?

  

Matthieu : Oui, on ne pensait pas le faire au début, c’est notre producteur qui est aussi notre réalisateur, Muzicotek qui nous a demandé de le faire.

Fred : On avait un nombre de jours restreints pour enregistrer. Un matin le producteur est arrivé et nous a dit « aujourd’hui vous enregistrez un morceau en turc ». Il y avait Zani. On n’avait jamais fait de version qui nous plaisait. Il y avait un piano et Faïk a commencé à jouer dessus. Je te laisse en parler.

Faïk : Je ne suis pas très fort au piano mais je connais un peu les accords. Je commence à jouer avec une toute petite variation. Il a pris un archer pour jouer sur sa basse, une grosse nappe de son et Fred a joué avec les ballets sur la batterie.

Fred : A la base ce morceau n’était pas passionnant musicalement parlant. C’est devenu assez tripant.

Matthieu : Pour notre producteur  les meilleurs morceaux sont ceux enregistrés en dix minutes.

Faïk : Il y avait sa fille qui était là et quand on a répété, elle a pleuré. C’était très touchant.

 

ZYVA : Il parle de quoi ce morceau ?

  

Faïk : D’une relation entre un papa et un enfant qui n’est pas aboutie.

Fred : C’était vraiment particulier.

Matthieu : C’était assez mystique parce que c’était de l’expérimentation. Après ce qui est dommage c’est qu’on ne l’a pas totalement aboutie on est partis dans une direction qui était amusante mais on avait seulement une journée. Ca manque un petit peu de recherche.

 

ZYVA : Vous êtes contents du produit que vous allez sortir ?

  

Fred : On est très contents parce que ça représente bien ce qu’on a fait avant et ce que l’on fait encore aujourd’hui. C’est très rock’n roll. L’album a été masterisé chez The Exchange. Matthieu s’est bien amusé là bas à Londres avec Xavier.

Matthieu : On est tombé sur un mec qui la faisait plus fin. Il a vraiment travaillé les couleurs et il ne voulait pas faire une course aux décibels et qui a super bien enrobé le produit.

Fred : Au-delà de la musique l’album est super important pour nous car  il y a une histoire autour. On est partis en Turquie, allé en Angleterre. Il y a beaucoup de vie à l’intérieur. Cela a pris deux ans.

Matthieu : Ce qui est bien c’est que depuis que nous avons ces bonnes nouvelles on revit  les morceaux. On était devenu mécanique mais là on a recommencé à  revivre la complicité qu’on avait au début.

Fred : Le fait d’avoir un paquet de très bonne nouvelles ça nous a fait…

 

ZYVA : Toutes ces bonnes nouvelles sont arrivées il y a peu ?

  

Faïk : Il y a une semaine en gros, le Pearl jam turc et le Nirvana turc. Il y a eu Discograph qui est en discussion Mediatone qui va être notre label. Ca fait longtemps qu’on travaille avec eux.

Matthieu : Toute l’équipe avec qui on est, Médiatone et Caravelle, on avance ensemble et ça fait une pure équipe.

 

ZYVA : Votre set a pas mal évolué ces dernier temps avec l’introduction de morceaux plus calmes, vous en êtes où ?

  

Matthieu : Les morceaux sont tout de même plus posés maintenant et on garde ce morceau Zani dans le set.

Fred : On a reculé les tempos, on a calmé un peu le jeu tout en étant toujours excité. On a un peu résolu ce problème là de trop de violence.

 

ZYVA : Pour continuer sur l’album, l’artwork est fait ?

  

Fred : Il est presque fini. On a utilisé des photos prises en Turquie. Des photos prisent sur une île on était sur une autre planète, c’était vraiment particulier.

 

ZYVA : Vous attachez beaucoup d’importance à ça ?

  

Faïk : On va revenir à quelque chose qui ressort le sentiment du CD. Ca représente vraiment le mois d’enregistrement qu’on a passé à Istanbul.

Fred : Il faut aussi qu’on parle de notre manager Eric qui nous a fait une déclaration d’amour hier. Il nous a maintenus éveillés en revenant de Bourges.
Matthieu : Il nous a dit qu’on était la plus belle chose qui lui était arrivé.

Fred : Il ne faut pas le dire, il y a des gens qui vont se sentir vexés (rires).

 

ZYVA : On vous sent très euphoriques, impatients d’être à la rentrée ?

  

Fred : Oui on a les yeux qui pétillent

Matthieu : On attend beaucoup pour la Turquie. Après on a deux mois pour bosser la rentrée. Faïk : On espère faire un gros concert à Lyon à la rentrée pour marquer le coup.

Faik : Il y a pas mal d’attente !

 

ZYVA : Le premier septembre est la date officielle, avec une distribution nationale ?

  

Fred : Oui avec le label Mediatone et le distributeur Discograph.

 

ZYVA : Donc il vous reste quelques dates avant de faire une grosse tournée à la rentrée ?

  

Fred : Oui, on a encore quelques grosse dates. Mais le  premier septembre va vite arriver

 

ZYVA : C’est un peu le bout du tunnel ?

  

Matthieu : C’est le début de la lumière (rires)

Fred : C’est le début d’un tunnel beaucoup plus lumineux. On va retrouver les premiers grands plaisirs. Comme quand on est passé du Blue banana au Ninkasi kao. C’était énorme. La c’est une autre avancée, on est super bien encadrés par une équipe vraiment structurée. On va faire une vraie tournée.

 

ZYVA : Pour ce nouveau tunnel, vous allez vous consacrer totalement à la musique ?

  

Fred : On verra ce qui se passe. Ce qui est bien avec une tournée c’est qu’on la voit deux mois avant. Mais évidement c’est la priorité de tout le monde

Matthieu : Et puis comme on n’a pas une vie à côté si grosse que cela…

 

ZYVA : C’est le fait d’avoir traversé un tunnel difficile qui fait que vous êtes surmotivés aujourd’hui ?

  

Fred : Oui. On en parlait hier avec un mec qui manage un groupe relativement jeune. Au final quand les choses arrivent trop vite tu as  moins de plaisir.

Faïk : Avant de jouer dans des bonnes salles on a joué dans des endroits perdus. Le jour où les gars m’ont annoncé qu’on avait gagné à Dandelyon, j’étais en Turquie, mais j’ai retourné la baraque !

Matthieu : On a quand même pas mal de chance et on se dit que notre travail a tout de même abouti. On a tous beaucoup donné. C’est vraiment valorisant de voir que le travail que tu as fait paie.

Fred : Finalement c’est assez courant, on a discuté avec pas mal de monde qu’entre l’enregistrement et la sortie du premier album il se passe un an. Ce n’était pas toujours la grande forme

Faïk : Pendant cinq ans tu te demandes si c’est les années les plus productives de ta vie ou non. Bon aujourd’hui on pense que oui mais certains jours ce n’était pas facile.

 

ZYVA : Vous avez donc eu beaucoup de remises en question ?

Fred : Oui et c’est là qu’il faut reparler d’Eric qui a fait un travail monstrueux pour ça. Il a fait un énorme travail auprès des labels. Nous notre boulot c’est de faire de la bonne musique. Après lui s’est très bien occupé du reste.

Faïk : Et puis Eric,  il ne montrait jamais que ça allait mal. Il nous disait toujours « les gars c’est bon, les gars c’est bon ». Et finalement c’est vraiment bon. On était vraiment heureux au Printemps de Bourges.

Fred : Avec les petits sourires sur scène, tu sais ceux qui ne sont pas forcés, genre « casse toi connard » (rires).

Matthieu : Donc oui on va tout exploser !

   

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David BowieSpace Oddity

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