MORIARTY
Rencontre au Ninkasi avec les cinq membres de Moriarty. La discussion débute sur un morceau de blues improvisé par Arthur, Charles, Tom et Zim Moriarty. Paroles en l’air “Cause a man…on a corner…the broken leg, the broken eye, the broken soul…” tout un univers s’offre à nous…Si vous avez manqué leur passage au Ninkasi, une session de rattrapage sera disponible lors d’une nuit estivale lyonnaise…Rosemary Moriarty en séance photo rejoindra la discussion un peu plus tard.
ZYVA : Merci pour ce petit moment de musique, c’est la première fois qu’on nous offre ça. Ca fait bien plaisir.
Arthur Moriarty : De rien.
ZYVA : vous nous autorisez à le diffuser ?
Arthur Moriarty : Bien sûr.
Zim Moriarty : Ce n’est pas encore protégé, alors allez y (rires)…Comment vous appelez-vous ?
ZYVA : Zyva. Enfin moi Fred.
Zim Moriarty : Fred zyva et ?
ZYVA : Hedi.
Zim Moriarty : Hedi Zyva. Nous, c’est les Moriarty.
ZYVA : On est huit dans la famille. Un peu plus nombreux que la votre. C’est une association qui a pour objectif de développer l’accès à la musique. Pour cela nous faisons des interviews qu’on appelle des discussions. Le choix des interviews, des artistes : métal, indus, électro, pop, jazz, rock, world, la musique au sens culturel. La musique pour les musiciens, ou moins musiciens mais passionnés en tout cas.
Arthur Moriarty : Qui lit le zine en général ?
ZYVA : C’est plutôt des gens qui apprécient la musique comme nous tous ici réunis autour de cette table. Des gens qui peuvent apprécier un Depeche Mode ou un Jeff Buckley et puis un DJ Shadow. Des choses assez différentes qui ne sont pas toujours diffusées sur nos médias français. Même si ça commence à changer un peu avec des groupes comme vous qui arrivent à faire des Taratata. Ca a été magique Taratata ?
Arthur Moriarty : C’est l’arène moderne.
Zim Moriarty : C’est de la magie noire.
ZYVA : Nico nous disait que ça avait tout de même un effet propulsant.
Arthur Moriarty : C’est Nico. C’est le manager.
Tom Moriarty : En termes de vente, oui.
Arthur Moriarty : C’est ce qui l'interesse, chacun son rôle.
Charles Moriarty : C’est une augmentation de 78 % de notre intensité musicale (rires).
Tom Moriarty : Le meilleur truc à Taratata fût quand Arthur a joué et que Patty Smith s’est alors mise à danser.
Arthur Moriarty : Ca c’était bien.
Zim Moriarty : En fait on a passé 14 heures enfermés dans une boîte. Pour vous expliquer comment ça se passe Taratata. A la télé on ne voit que trois, quatre minutes. C’est rapide, bien monté. En réalité on arrive le matin. On se lève très très tôt et on entre dans une grande boîte en métal, sans fenêtre.
Arthur Moriarty : Immense, 5 à 6 fois le Ninkasi.
Zim Moriarty : Gros studio, c’est vers la plaine St Denis. Une fois qu’on y est, les portes se ferment. On ne voit plus la lumière du soleil. On vit sous des spots, des néons jusqu'à 1 heure du matin, c’est très très long.
ZYVA : Tout était imposés par l’émission ?
Arthur Moriarty : Alors justement c’est ce qui est intéressant. On a un truc qui est de jouer autour d’un micro. On a développé cela parce qu’on a appris la musique ensemble en faisant ça. Pas en jouant autour d’un micro mais en jouant en cerlce en acoustique.
Zim Moriarty : Jouer en cercle, ça se fait déjà. On s’est dit pourquoi. Cela nous correspondait très bien de jouer en cercle pour s’entendre et non pas en ligne.
Arthur Moriarty : On est arrivé à Taratata. On a dit : « on a un micro ».
Zim Moriarty : On a un micro et on joue en demi-cercle. Ils nous ont dit : « Ce n’est pas possible. Nous, on a un public à 360°C, des caméras à 360°. Alors vous allez vous éclater autour du plateau pour qu’on puisse faire tourner nos caméras autour de vous et vous éclairer dans tout les sens ». C’était la règle du jeu. On leur a dit : « Si on fait cela on va juste mal jouer ». C’était un chantage affectif. Soit on est bien éclairé et on joue mal, soit…
Charles Moriarty : Ce n’était pas un chantage. On a joué comme ça pendant huit ans les uns contre les autres dans une petite cave de 9 mètres carré. On joue bien dans cette disposition.
Zim Moriarty : On peut se séparer mais ce n’est plus pareil. On avait aussi un paravent et notre lampe qu’on tenait à avoir derrière nous pour être chez nous. Ca les embêtaient parce qu’il ne pouvait plus filmer de tout les côtés. Finalement ils ont joués jeu.
Arthur Moriarty : Pullicino à joué le jeu et il a fait une caméra, un spot.
Zim Moriarty : Il est parti dix minutes. Il a du discuter, cogiter un peu. Il est revenu et a dit : « On essai. On respecte la volonté des artistes. Si ça ne marche pas on changera ». On a joué trois fois la chanson et ça a marché. Après, c’est lui qui a tenu à faire une seule caméra, un plan séquence et un seul spot.
ZYVA : Mais après, le groupe a au final été éclaté pour l’interview avec seulement Rosemary en face de Nagui.
Arthur Moriarty : Nagui est venu nous voir et nous a dit : « Vous êtes un peu des emmerdeurs. On prend que la chanteuse et c’est comme ça ».
ZYVA : Là ça été imposé…
Moriarty : Oui, tout a fait.
Tom Moriarty : Ca nous arrangeait bien en même temps (rires).
Zim Moriarty On n’aime pas trop parler en interview.
Charles Moriarty : Il nous a dit : « C’est minimal, il y a un micro, un projo, une caméra donc on va faire une personne en interview ».
Tom Moriarty : Où alors encore plus minimal zéro d’interview (rires).
Arthur Moriarty : Vous savez, son objectif à lui, c' est de réussir son émission, ses interviews. Quand il y a cinq personnes et que c’est un peu tendu, c’est plus compliqué pour lui.
Zim Moriarty : Avec une personne il peut cibler ses questions.
ZYVA : C’est cadré, il a toute ses questions, sa fiche. Il doit tout caser. Après on va dire le danger, entre guillemets. OK elle représente le groupe, mais elle n’est pas seule…
Arthur Moriarty : On était personnifié dans la petite tête de chamois Gilbert qu’elle a emmenée (rires).
ZYVA : Vous avez tué bambi…
Moriarty : Hmm, hmmm.
Zim Moriarty : Ouai.
ZYVA : Les médias vous sautent pas mal dessus en ce moment, alors que le projet a vmit du temps à naitre sous format CD. Il a commencé en 95, on est en 2008. Cet emballement, d’un coup, ça ne vous tourne pas trop la tête ?
Zim Moriarty : Emballement…
Arthur Moriarty : Je ne sais pas si ça commencé en 95 un peu plus tard certainement.
Zim Moriarty : Il y a eu beaucoup de temps de gestation.
Arthur Moriarty : On n’a jamais vraiment cherché à avoir une maison de disque. Ce n’était pas l’objectif. On faisait ça pour le plaisir.
Zim Moriarty : On était un peu paresseux.
Charles Moriarty : On jouait pour jouer, pas pour vendre.
Zim Moriarty : C’était surtout pour se retrouver. C’était agréable.
Tom Moriarty : On avait des études aussi à côté, on ne pouvait pas forcément.
Zim Moriarty : Et ce n’est pas non plus monstrueux. Un emballement des média c’est un peu…
ZYVA : L’emballement dans le sens faire une date tout les jours, il y a une grosse tournée qui arrive quand même.
Tom Moriarty : C’est deux fois par semaine, vendredi, samedi.
Arthur Moriarty : Un peu plus, c’est une bonne tournée.
Zim Moriarty : On ne pensait pas en avoir autant il y a encore quelques mois, c’est bien. C’est une bonne chose, ça va nous nous muscler un peu en live.
ZYVA : Ca fait un moment que vous faites de la scène ?
Arthur Moriarty : On faisait quelques dates par an, les terrasses de café, les trucs comme ça. C’est autre chose que d’être amplifié avec ces exigences, les retours…
Zim Moriarty : On n’est pas habitué. On passe un peu à la moulinette technique des salles. On doit se plier au moule, un peu comme ces trucs à la télé. Il y a toujours ce cadre technique, on est obligé de s’y plier. Ca nous déstabilise et il faut retrouver comment jouer naturellement, en s’entendant alors qu’on est sous perfusion technique. C’est cela qui est très dur.
ZYVA : C’est pour cela que ce concert dans une prison reste comme…
Arthur Moriarty : A c’est vrai, t’as vu ça où ?
ZYVA : Dans une interview où vous n’étiez pas allé plus loin pour expliquer pourquoi il restait comme un des meilleurs concerts, mais pourquoi ? Parce qu’il n’y avait pas cette exigence technique, le contact avec les détenus ?
Moriarty : C’est vrai que c’est un très bon souvenir. Déjà c’était en acoustique pur.
ZYVA : C’était dans quelle prison déjà ?
Moriarty : La maison d’arrêt de Coutances.
Zim Moriarty : Dans le Cotantin...Normandie, je ne sais plus. C’était une petite salle, la salle de gymnastique. Normallement il y avait les appareils de musculation. Là, ils étaient poussé contre les murs. On jouait à un bout de cette petite salle faites de petites fenêtres et de barreaux et de murs en béton. Ca sonnait très fort avec ces murs. On s’entendait très bien. Les mecs sont arrivés paf en paquet, d’un coup. Il n' y a aucun confort, le public n’est pas acquis du tout. Il ne connaisse pas, il faut leur rentrer dedans. On a joué trois quart d’heures. Ca c’est passé.
ZYVA : C’était une initiative du groupe ?
Tom Moriarty : C’était proposer par le théâtre de Coutances. Ils ont se partenariat. Ils proposent, on accepte ou on refuse. On a accepté de suite. On était tous convaincus.
ZYVA : Vous aimeriez refaire ce genre d’expériences, avec des SDF par exemple ou d’autres personnes qui sont dans des situations difficiles ? C’est un cheval de bataille ou non pas du tout ?
Zim Moriarty : C’était plutôt l’occasion. On ne va pas dire que c’est un positionnement résonné.
Arthur Moriarty : C’est intéressant aussi au niveau de l’interprétation. Rose Mary pourrait vous en parler plus longtemps. Il y a un rapport particulier avec des publics particuliers. On a joué dans une clinique ouverte, l’hôpital la Chesnay à coté de blois. Ils ont une salle de concert où ils mélangent : patients, familles et public. Il y avait un truc particulier aussi. Une fille qui était là voulait allumer la cheminé. Entre chaque chanson elle disait : « Je peux allumer le feu maintenant !».
Zim Moriarty : Ca secoue, c’est bien…
Arthur Moriarty : A Bourges on a joué sur une scène où il y avait une petite fille incroyable. Plus tard dans la soirée elle a fait danser 200 personnes. Dès qu’il y a des enfants il y a quelque chose.
Zim Moriarty : C’est notre plus grande fan et la plus petite. Mais pour votre questions, si on a des occasions on ira je pense. Après on ne revendique pas un truc.
ZYVA : Dans l’immédiat se sera plus des dates de salles classiques.(Rosemary Moriarty arrive, rapidement nous lui expliquons le principe de l’interview et ce dont nous avons parlé)
Rosemary Moriarty : Excusez-moi.
ZYVA : Salut, on parlait de Bourge ou vous avez déjà fait des apparitions dans des éditions précédentes et puis là apparemment vous serez aux Benicassim.
Moriarty : Ah bon !
ZYVA : Vous êtes sur l’affiche.
Moriarty : Ah, ce n’est pas possible !
ZYVA : J’ai vu cela hier. Vous êtes écris sur l’affiche qui est sur le site officiel.
Rosemary Moriarty : Merci pour la nouvelle.
Zim Moriarty : C’est vrai, on n’était pas au courant.
ZYVA : Il y a trois niveaux sur l’affiche, vous êtes au deuxième.
Tom Moriarty : On est arrivé au niveau deux !
Charles Moriarty : Il faut qu’on leur envoi des chocolats.
ZYVA : Vous êtes a côté de The National.
Arthur Moriarty : Ah ouai, c’est bien.
Tom Moriarty : Je ne vois pas qui c’est
Arthur Moriarty : Ils ont une super affiche de concert. Une vielle salle de bal américaine d’un lycée, tu vois (parlant à Tom).
Tom Moriarty : Oui, exacte.
ZYVA : C’est un groupe de rock inde très proche Claps Your Hand.
Rosemary et Arthur Moriarty : Claps your Hands and say yeah.
ZYVA : Deux groupes très amis. Ils viennent de New York. The National vont pas mal tourner cette année.
Charles Moriarty : Vous êtes déjà allé au Benacassim ?
ZYVA : Pas encore. On en a pas mal discuté avec Da Brasilians, je ne sais pas si vous connaissé ce groupe ?
Tom Moriarty : De nom, oui.
Rosemary Moriarty : Les filles ?
ZYVA et Tom Moriarty : Non, non
ZYVA : C’est un groupe de folk originaire de St Lot. Ils disaient quand même que c’était l’industrie.
Rosemary Moriarty : Ce n’est pas comme ça que The Do avait été découvert, en étant en première partie de Da Brazilians ?
ZYVA : Peut être.
Tom Moriarty : C’est Panico qui avait joué au Benicassim. Vous connaissez ce groupe ?
Charles Moriarty Les punk rockeur Chiliens.
ZYVA : Oui, c’est bien sympas.
Tom Moriarty : Il avait joué là bas, tout le monde connaissait leurs paroles. Ils étaient surpris de voir 50000 personnes reprendre leurs chansons.
ZYVA : Ca vous est déjà arrivé ?
Arthur Moriarty : Bah hier...mais pas 50000 personnes (Fous rires). Hier c’était assez bon. Tout le monde connaissait.
Tom Moriarty : Il y avait 4-5 pisseuses au premier rang.
Zim Moriarty : Censure, censure.Rosemary Moriarty : Bichon…
Tom Moriarty : Il y avait donc 4 jeunes filles au premier rang qui chantaient.
Arthur Moriarty : Non, non , il y avait toute la salle qui chantait.
ZYVA : 50000 personnes ce sera pour les Benicassim.
Tom Moriarty : C’est quand d’ailleurs, cet été ?
ZYVA : Oui, du 17 au 20 juillet.
Charles Moriarty : Donc tes vacances foutues
Zim Moriarty : Je vais les faire en Espagne
ZYVA : Vous avez déjà deux autres dates en Espagne d’ailleurs si on ne se trompe pas.
Moriarty : Ah bon !
ZYVA : Avec Girls in Hawaï.
Arthur Moriarty : Ah oui, à Barcelone et Madrid.
Rosemary Moriarty : Vous êtes plus au courant que nous.
ZYVA : C’est notre métier...Girls in Hawaï, vous les connaissez ou c’est parce que vous êtes avec le même tourneur ?
Rosemary Moriarty : Non, nous sommes sur le même label.
Arthur Moriarty : Ils aiment bien ce que l’on fait apparemment.
Zim Moriarty : Ils sont sur quel label ?
Arthur Moriarty : Naive, notre label, tu sais ? (rires)
Rosemary Moriarty : Stéphane…
Zim Moriarty : Excusez moi.
ZYVA : Vous avez le temps d’écouter d’autres choses ?
Charles Moriarty : On a pas le temps de dormir, c’est surtout ça.
Tom Moriarty : On a écouté un super disque dans le camion : Melingo.
Moriarty : Vraiment génial, très très bon, excellent, sublime, gros coup de cœur. C’est chez Mañana.
Tom Moriarty : Du bon tango, On aime beaucoup.
Rosemary Moriarty : Ce n’est pas que du tango. C’est aussi lié à la chanson traditionnelle argentine.
Zim Moriarty : C’est affilié quand même.
Tom Moriarty : C’est beau le tango quand même, moi je préfère.
ZYVA : En même temps vous êtes tous musiciens, tout a l’heure vous nous fesiez un petit morceau intrusmental. L'instrument joue un rôle important dans votre formation ?
Zim Moriarty : L’instrument…
ZYVA : Dans le sens ou le synthétique est très peu présent chez vous ?
Arthur Moriarty : Ah...je vois ce que tu veux dire. Le tango c’est acoustique à part Gotan Project, d' où notre affection pour ce style.
Zim Moriarty : C’est du gotan pas du tango. Le grain de l’instrument, oui c’est vrai, on y est attaché. On écoute aussi des choses plus synthétiques. Il n’y pas vraiment de clivage mais c’est vrai qu’on est quand même plus attaché aux choses concrètes.
ZYVA : Vous êtes plus cordes et rock n roll.
Zim Moriarty : Peut être.
Rosemary Moriarty : Ouai, c’est vrai, les objets…les fils….les câbles.
ZYVA : Ah bon
Zim Moriarty : Les nœuds
ZYVA : C'est-à-dire ?
Rosemary Moriarty : C'est-à-dire pas de micro HF. On aime être relié à la terre, à l’ampli.
Tom Moriarty : Et puis on peut se pendre avec.
Rosemary Moriarty : On peut faire des lassos aussi.
Arthur Moriarty On peut ce pendre avec oui.
Tom Moriarty C’est important le fait de se pendre dans notre musique.
Zim Moriarty C’est une précision de dingue.
Rosemary Moriarty : Tu reviens sur les clivages que décrivait ce mec entre la musique blanche et noir...Lomax. Ces clichés comme quoi les thèmes de la musique blanche sont complètements dépressifs, qu’on ne parle pas de sexualité
Zim Moriarty : Les différences entre folk blanche et folk noir selon Alan Lomax.
Arthur Moriarty : Oui, enfin il faut les resituer dans le temps. C’est un truc qu’il a établi dans les années trente.
ZYVA : En même temps on a rencontré la semaine Vic Chesnut qui es un peut l’ambassadeur de la folk. Il se décrit lui-même comme un triste joyeux, c’est un peu ce qui ressort. Mais vous, on ne vous sent pas trop mélancolique non plus.
Rosemary Moriarty : Nous…ouai.
Zim Moriarty Il y a des gens qui nous le disent, nous on ne sait plus.
Rosemary Moriarty : Ca dépend pas mal en fait.
Charles Moriarty : On me l’a dit hier soir dans le public.
Arthur Moriarty : C’était quoi ?
Charles Moriarty : On m’a dit que l’album était hyper mélancolique alors que sur scène….
Arthur Moriarty : Ca dépend des concerts en fait.
Rosemary Moriarty : C’est vrai que les textes ne sont pas hyper joyeux non plus. Après sur scène on a besoin aussi de sortir les morceaux d’une autre façon.
ZYVA : Le live c’est tout de suite plus puissant aussi.
Rosemary Moriarty : Sans doute. Il y a une autre dimension.
Zim Moriarty : On n’a pas envie de faire des concerts qui soient sombre, ce n’est pas l’idée.
Tom Moriarty : Plomber l’ambiance ça arrive aussi…
Arthur Moriarty On a du mal à assumer cet aspect mélancolique.
ZYVA : Pour revenir sur ce concert qui a eu lieu en prison. Par rapport à ce côté mélancolique vous pensez que les détenus en repartant dans leurs cellule avaient plus de tristesse, de joie ?(Moment de réflexion du groupe, quelques secondes)
Rosemary Moriarty : C’est difficile à dire.
Zim Moriarty : Honnêtement je me rappelle qu’il ne voulait pas partir de la pièce à la fin du concert.
Arthur Moriarty : C’est horrible, je sais que j’ai des larmes quand j’y pense. Je voyais les mecs à la fin du concert, nous on retournait en liberté et ils étaient là….
ZYVA : Bon on retourne en cage.
Zim Moriarty : L’énergie que l’on avait lors de ce concert n’était pas mélancolique.
Rosemary Moriarty : C’était une espèce de lutte, il fallait les trouver.
Charles Moriarty : Ca doit être dur, parce que c’est une activité que l’on fait en liberté, un concert. Comme si tu étais en liberté alors qu’en faite une fois le concert fini ce n’est pas comme d’habitude.
Arthur Moriarty : Ah oui pour les détenus.
Zim Moriarty : Très marquant.
ZYVA : Je voix que tu t’amuse bien (Arthur Moriarty fait une mosaïque avec des stickers ZYVA).
Zim Moriarty : Il a un caractère obsessionnel.
ZYVA : Bon, on va vous laisser bosser. On va vous poser la dernière question.
Moriarty : Déjà ?
ZYVA : C’est déjà pas mal ! (Vincent le batteur occasionnel du groupe arrive et donnera un petit coup de main pour répondre à cette dernière question)
Titre d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait vous représenter vous ou votre musique :
Motherless Children


