DOLLS OF PAIN
Rendez vous dans les loges du CCo avec le groupe Strasbourgeois Dolls of Pain
ZYVA : Présentez vous un peu, qui êtes-vous, que faîtes-vous là… ?
Dolls of Pain : On est donc Dolls of Pain. Ce soir c'est notre 39ème concert et on n'avait jamais joué à Lyon, donc on a profité de l'opportunité de Bernard (magasin Hors Norm à Grenoble). Et on fait de l'électro-darkwave. En France, on va dire euh.. que c'est nouveau ! Les gens ont pas l'habitude de ce son, c'est mélodieux…c'est pas du Suicide Commando, c'est différent, mais c'est vrai qu'en France on a du mal. Notre label est Suisse par exemple, et on tourne beaucoup en Belgique.
ZYVA : Mais y'a la scène qui va avec aussi non ?
Dolls of Pain : Oui c'est sur !
ZYVA : Et ce soir ça s'est bien passé ( l'itw a lieu après leur show ) ? Parce qu'apparement y'a eu quelques problèmes ( Les membres de Lycosia sont rentrés dans la loge assez énervés – voir itw Lycosia ) ?
Dolls of Pain : Disons qu'on a eu quelques soucis pour les balances qu'on a du refaire 2 fois, à cause d'un régisseur, qui à part picoler de la « 16 » n'a rien fait de l'aprem ! ( rires ) Et puis au bout de 20 minutes, on nous a demandé d'arrêter de jouer mais bon on a continué quand même ( rires ) ! Ca fait toujours chier quand la philosophie de certaines personnes est de couper les petits groupes au profit des grosses têtes d'affiche, mais bon tant pis, on tourne pas mal donc…
ZYVA : Vous disiez 39 dates mais sur combien de temps ?
Dolls of Pain : En fait on a sorti un auto produit, un 5 titres, Dominé au début, puis on a trouvé un label en Suisse avec qui on a sorti Dec[a]dance et fait une tournée dans la foulée, et ensuite on a sorti cette année Slavehunter. Cette année, c'est vraiment l'année où on a fait le plus de concert. Grâce surtout à Olivier qui compose et qui manage en même temps, sans lui on serait pas là aujourd'hui !
ZYVA : Et vous arrivez à en vivre ?
Dolls of Pain : (rires) Non non du tout, c'est un rêve ! C'est pour ça que généralement on joue le week end ! On a tous un boulot à côté soit technicien logistique à L'IUFM, soit informaticien, pareil à l'IUFM ! (rires)
ZYVA : Et donc c'est de là qu'est parti le projet ? au boulot ?
Dolls of Pain : Non, c'est parti d'une annonce sur internet mais on se connaissait plus ou moins des soirées goth de Strasbourg, donc c'est vraiment parti sur un délire ! Mais ce qu'on fait c'est vraiment une passion ! La musique est notre passion ! Tu te fais plaisir sur scène, des gens sont venus pour ça, et si on gagne pas d'argent tant pis, tant que nos frais sont remboursés, c'est l'éclate !
ZYVA : Tu parlais de passion de la musique, nous, on aime bien savoir ce que les artistes écoutent en ce moment, tous styles confondus !
Dolls of Pain : On écoute beaucoup d'electro style VNV Nation, Suicide Commando,… du punk, du rock d'alternatif, les Cure, Front 242, Depeche Mode, par contre on a rien à vous faire découvrir, on est des vieux cons de bientôt 35 ans…(rires) Si, peut être, le dernier Bluetengel, même s'il ne fait pas l'unanimité dans le groupe, ou le dernier Marilyn Manson, que beaucoup de gens n'ont pas aimé, mais pour nous il est vraiment excellent voire même intelligent !
ZYVA : On est d'accord ! Sinon pas de rap, de soul,… ?
Dolls of Pain : Non pas trop, sinon dans le milieu electro house y'a Justice par exemple…ou pour le rap, on va dire Outkast !
ZYVA : Et sinon, vous arrivez à vous exporter à l'étranger ?
Dolls of Pain : Des fois en Allemagne, ou au Royaume Uni, à Londres, car on a un licence, un label là-bas, on a joué au Slimelight.
ZYVA : C'est cool, une boîte terrible sur 3 étages !
Dolls of Pain : Ouais c'était vraiment bien ! En plus on a la chance d'être sur Urgence Disk Records qui est un label associatif, donc en gros tu fais un peu ce que tu veux, t'as pas des contraintes de label habituel. C'est le label qu'il nous fallait ! Et ton squeud tu le sors sans restriction.
ZYVA : Et comment ils s'organisent ?
Dolls of Pain : Bah en fait, ils échangent. Par exemple, ils prennent 50 cds de Dolls et ils les échangent contre 50 autres cds d'un autre label, donc quand ils vendent un cd d'un label, par exemple japonais, c'est comme s'ils vendaient un Cd de Dolls. Le système marche super et ce serait le premier en Europe, si la Suisse faisait partie de l'Europe ! (rires)
ZYVA : Et vous nous parliez des soirées goth à Strasbourg tout à l'heure et on voulait savoir si ça brassait du monde ou pas ? Car on n'arrive pas à savoir si y'a vraiment un vivier goth en France ?
Dolls of Pain : Bah le problème de Strasbourg, c'est que beaucoup de goths vont en Allemagne ! (rires) Nous mêmes on y va donc… Mais Strasbourg c'est plus métal ! Du black, du grind, du death… ! C'est un autre métal mais qui ne refuse pas d'electro puisque d'ailleurs on a fait un concert des groupes de death et tout s'est bien passé !
Titre d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait vous représenter :
Serge Gainsbourg–La Marseillaise (raison : «il aimait bien picoler, nous aussi!»)


