KAOLIN
Rendez vous au Ninkasi avec Kaolin pour leur venue au Periscope Tour à Lyon.
ZYVA : Votre rencontre ?
Julien : On est de Montluçon, il y a deux frères dans le groupe Guillaume Cantillon et Julien, il y a Olivier que j'ai rencontré qui était dans ma classe au lycée. Et Guillaume que je connais depuis très longtemps.
ZYVA : Comment vous travaillez dans le groupe au niveau de la composition ?
Guillaume : Tout le monde amène un peu ses compos, ses bases un peu chacun de son coté comme ça tout le monde compose, Olivier amène des bases instrus..
ZYVA : Et au niveau des paroles ?
G : Sur cet album là par exemple, celui qui chante a écrit les chansons, lignes mélodiques : la guitare et les textes, Lulu qui a écrit des chansons, c'est Olivier qui a fait l'instru et j'ai fait le reste.
ZYVA : Comment on arrive à un résultat ?
G : Ben, on sait que quelqu'un arrive avec un texte et là obligatoire que ce texte reste tel qu'il est, sur cet album là ça été le cas donc il n'y a rien qui a été changé sur ce que les gens ont écrit et puis on fait confiance aussi, tu vois on n'est pas là à jouer sur les mots de celui qui écrit les textes, généralement c'est qu'il a une bonne raison d'avoir écrit ça. Et puis nous on intervient dessus, par exemple sur le morceau de Lulu, j'ai fait les grattes, la basse..
J : On apporte tous de la matière et son caractère artistique dans chacune des compos
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ZYVA : Votre évolution au cours des 3 albums s'est traduite comment ?
G : c'est une évolution en tant que groupe je pense et puis envie de faire toujours des choses différentes, de ne pas refaire le premier ou le deuxième album et puis il y a un moment où on enregistre l'album, des envies, des compos qui sont elles mêmes différentes de ce qu'il y a pu avoir au début, quoique nous on y retrouve toujours un peu notre patte Kaolin de toute façon sur les trois albums.Je crois en fait qu'on est mal placés pour définir ces changements sur ces albums, on s'en rend compte qu'il y a des couleurs différentes mais je crois que ça reste du Kaolin et puis c'est l'évolution. Le premier album, la première autoprod on l'a enregistré il y a 8 ans et évidemment on change et je pense qu'au niveau des textes c'est la même chose, il y a une vraie évolution..
ZYVA : Le dernier est plus joyeux ?
G :Je pense que c'est le moment qui voulait ça...Tout simplement..., dans cet album là, il y a aussi des chansons plus mélancoliques qu'il peut y avoir dans le premier album. Mais c'est une couleur générale, mélanger les couleurs c'est quelque chose d'assez solaire...
ZYVA : Et vos collaborations comme avec Dionysos, par exemple ?
J : Ce sont des rencontres à la base qui aboutissent à des enregistrements communs, c'est super naturel en fait, ça s'est fait naturellement.
G : Comme beaucoup de choses chez Kaolin, c'est d'abord des gens avec qui ont sympathise, avec qui on sent qu'il y a quelque chose de musical ou d'humain puis après comme on fait de la zik ensemble on se dit tient, on te file notre chanson qu'est ce que tu pourrais en faire toi, c'était le cas pour "c'est la vie" avec les Dionysos sur le deuxième album. C'est aussi le cas avec Edith avec qui on a réalisé le premier et le dernier. C'est d'abord une rencontre avec quelqu'un en qui t'as confiance et à qui tu sais que tu peux donner des choses.
ZYVA : Tout le monde adhère à ces collaborations ?
J : Oui, jusqu'à maintenant. C'est venu hyper naturellement, les Dionysos c'était pendant un stage et Valentin c'est la maison de disque, voilà, c'est..après t'essayes, tu vois aussi un peu leur parcours les Dyonisos..Nous, on est fans, c'était hyper excitant de voir ce qu'ils pouvaient nous apporter ainsi qu'Edith ou les Rhésus.
ZYVA : Et le choix Périscope tour ?
J : On a déja joué avec Rhesus et Mazcde carpate en faisant des premières parties des uns des autres, ça collait bien et puis on s'est dit que cela serait bien de pouvoir faire une belle tournée, un beau plateau à trois comme ça , partir en tour bus faire que des dates d'affilée parce qu'on savait que humainement ça allait bien se passer, musicalement on fait pas la même chose.
ZYVA : Il y a des surprises dans le concert Periscope tour ?
J : Qui t'as dit ça ? Ce sont des échanges, c'est pas systématique...
ZYVA : La tournée se passe bien, c'est fatiguant ?
G : Si, Si.. c'est de la bonne fatigue, ça équivaut à une bonne année de répète.. C'est enrichissant.
ZYVA : Le public ?
G : On est content parce que justement, ils sont vraiment à l'écoute des trois, on ne fait pas la même chose et on avait un peu peur que le public n'adhère qu'à Rhesus ou qu'à...ça circule pas mal..
ZYVA : Le dernier album marche bien, votre single passe beaucoup en radio ?
G : On gère bien, ça élargit en effet le nombre de personnes qui auraient pu écouter notre musique seules, il y a plus de monde en concert.. C'est agréable.
ZYVA : Ca a changé des choses, plus de notoriété ?
G : Rien n'a changé, on n'a pas de service d'ordre.. Il y a deux ans, on a joué ici avec Madrugada, un groupe suédois...C'est simple, on a fait cet album là, il a un certain succès, on vient nous voir en concert, on est bien médiatisés, on fait ça aussi pour ça, pas que pour nos parents ou...un cercle d'amis qui aurait le droit d'écouter notre musique. On fait de la musique populaire, pour tout le monde.
ZYVA : Et Taratata, comment ça s'est passé ?
G : C'était bien stressant, notre première tv, première fois qu'on jouait le morceau en live car on l'a enregistré en septembre et jamais en live. C'était agréable, mais si on le faisait maintenant ce serait différent.
ZYVA : Vos projets ?
G : Une tournée est prévue, on est overbooké, on va aller partout, la Tunisie...Il y a d'autres projets mais on les garde secrets...
Titre d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait représenter leur musique :
On ne sait pas, c'est pas trop notre truc, c'est dur de choisir,...


