
ZYVA : Première fois à Bourges ?
Roswell : On a déjà joué au " 22 " l'an dernier juste avant le festival, début avril, mais on n'a jamais joué au festival jusqu'à cette année. Je ne savais pas qu'il y avait tous ces stands dans les rues et tous ces concerts gratuits en plus des salles payantes, c'est assez excellent.
ZYVA : Vous allez faire la tournée des festivals cette année ?
R : Non, on l'a fait l'année dernière avec les Eurockéennes, Dour, Furyfest...il y avait presque que le Printemps de Bourges qu'on n'avait pas fait l'an dernier, on a donc sauté sur l'occasion cette année quand on nous l'a proposé.
Cette année après Bourges, on va faire une date à Londres en Août et on se va concentrer sur la composition du nouvel album, car on a tourné depuis fin 2004.
ZYVA : Vous avez un travail à coté ?
Guillaume : Non on est intermittents, on a la chance de pouvoir faire assez de concerts pour pouvoir avoir le statut d'intermittent, ça nous a permis de vivre de ça pour ces deux dernières années jusqu'à ce qu'on arrête de tourner, car une fois qu'on ne tourne plus, on est au RMI. C'est pour ça qu'il faut essayer de faire le plus de concerts possibles tout en travaillant sur l'album, il faut essayer de ne pas avoir de grosses périodes sans concert. Ce n'est pas facile et c'est pour ça qu'il a failli avoir des manifestations et des blocages pendant le Printemps de Bourges, ça a été évité de justesse.
ZYVA : Vous avez maintenant la stature pour pouvoir caler plus de dates ?
R : Ben, on une structure de booking maintenant, " Coriace " (structure de Marseille), c'est eux qui vont gérer les concerts et on va voir comment ça va se passer. On peut maintenant choisir un peu avec qui on veut tourner, on nous a même proposé de choisir certains groupes et de faire jouer des groupes qu'on trouve bien, par exemple.
ZYVA : Vous parliez d'enregistrement, comment ça se passe ?
G : Ça fait 3 mois qu'on n'a pas fait de concert, on a donc pu commencer à composer. On veut enregistrer en fin d'année, on a déjà 5 morceaux à peu prêt aboutis, on commence à voir la direction que prendra l'album. Cet album sera un petit virage dans l'évolution du groupe, car le coté néo a tendance à s'effacer assez naturellement pour quelque chose de plus rock, hardcore, emocore, avec du gros son métal derrière et un retour de la vague Metallica (rires). Cette évolution s'est vraiment faite naturellement on n'a pas dit un jour, on enlève le coté néo, ça s'est fait tout seul.
ZYVA : Comment vous composez ?
R : Il y a une idée de base, souvent un riff de guitare ou de batterie, après on la fait évoluer et on construit le morceau à partir de cette idée. Pour le chant, Candice écoute tout ce qu'on fait et elle écrit ce qui l'inspire en écoutant la musique. On travaille en plusieurs phases : le travail de composition, d'arrangement, de mise en place des textes, de répétition du morceau et de calage définitif pour voir si ça tourne bien, on ne laisse vraiment rien au hasard.
Arrivée de Candice (chant) : Pour revenir à l'écriture des textes, tout simplement c'est la musique qui m'inspire, j'ai plusieurs textes et après je fais en fonction de ce que la musique m'inspire, des fois j'ai des textes qui collent, des fois ça colle pas du tout, des fois il y a des mots qui ne sonnent pas...
G : Ce qui est dur c'est que le français, il faut beaucoup plus le travailler pour que ça sonne bien, pour que ça sonne " anglais ", pour que ça soit en harmonie avec la musique, c'est ça le plus dur. C'est un peu un travail de rappeur sous une rythmique différente.
Pour en revenir à la compo, on travaille sur cet album avec des logiciels du type "guitare pro", qui nous permettent d'avoir un rendu en " midi " de ce qu'on a composé, ça nous permet d'avancer un peu plus vite. En fait, on enregistre en répèt', on met en tablature et on écoute le rendu en " midi ", si ça nous plait on approfondit le morceau.
ZYVA : Vous avez des impératifs par rapport à votre label ?
R : Oui, on a un léger impératif, qui est le temps, mais après ils peuvent comprendre si on met un peu plus de temps que prévu. A la base, on devait rendre les maquettes en décembre, ce qu'on n'a pas fait, mais il nous laisse quand même le temps de composer l'album que l'on veut.
C : Apres, derrière ces impératifs, il y a des stratégies commerciales par rapport aux sorties de disques. Nous on s'en fout de ça, même si bien sûr c'est toujours mieux de ne pas sortir son album en même temps qu'une grosse sortie du style Metallica.
ZYVA : Qu'est ce que vous pensez de la scène française et où vous considérez vous ?
G : On se considère métal au sens large, on en a marre des étiquettes on aimerait bien faire de la musique sans se soucier du type de musique qu'on fait. Alors on dit métal car ça fait du bruit et que ça crie ; et ceux qui collent des étiquette, neo, emo... ben eux Fuck !!
Il y a eu une période où tout le monde sortait un disque mais le tri s'est fait assez naturellement et il reste plus que 5 - 6 groupes reconnus et de qualité, même s'il y a toujours d'autres groupes qui sortent des CD. Il commence à avoir des groupes comme Gojira qui ont vraiment des carrures de groupes internationaux, je n'aurais pas la prétention de dire que nous on l'a, car déjà on chante en français et on nous a toujours dit que c'était une barrière, et on ne chantera pas en anglais car ça fait partie de notre identité
Titre d'un artiste ou d'un groupe choisi pour les représenter :
Led zeppelin-Whole lotta love (album led zeppelin II )
