MUSIC IS NOT FUN
Rencontre avec les quatres lyonnais de Music Is Not Fun. Groupe de rock inde qui connait actuellement un buzz. Celui-ci pourrait les emmener très loin, affaire à suivre.
ZYVA : Je n’ai pas participé au concours que vous avez organisé sur CQFD (Il fallait donner un titre pour le futur album des MINF, quelques lots étaient en jeu). Est-ce qu’avec Manchester j’aurais gagné ?
Lucas : Ah ! C’est une proposition que nous n’avons pas eu. Pourtant on en a bien eu 4 millions. From Manchester to Anywhere s’en rapproche un peu et a eu le deuxième prix.
Guillaume : 4 millions et demie exactement. (rires)
Lucas : Moi je trouve que c’est pas mal comme proposition. Ca aurait pu mériter une bouteille de HP. Il aurait fallu participer (rires).
ZYVA : Finalement qui l’a emporté ?
Julien : On a eu des propositions intéressantes. C’est At first sight, au premier abord en français qui a été chosi pour le jeu. On a vraiment aimé, mais ce ne sera pas le titre de notre album. Il n’est d’ailleurs pas encore choisi. On est en plein enregistrement et on ne réfléchit pas encore trop à cela.
Lucas : En plus, la gagnante est de Lyon. On va peut être pouvoir lui remettre son T-shirt ce soir si elle est là.
ZYVA : Pour revenir à Manchester. La ville anglaise est parfois présente dans vos chansons, pourquoi ?
Julien : Oui c’est vrai. Il y a plusieurs raisons. Une de nos premiers fans est une fille de Manchester. Elle nous envoyait plein de messages sur Myspace. Manchestooh est née de là. C’est aussi parce que Manchester c’est le Lyon à l’anglaise, Lyon derrière Paris comme Manchester derrière Londres.
Lucas : Même si Lyon et Manchester n’ont pas la même population, certainement plus pauvre en Angleterre, on se sent dans la situation de la ville de province contre la grande capitale.
ZYVA : Liverpool n’aurait pas mieux convenu ?
Lucas : C’est trop au nord (rires). Non, mais le raccourci avec les Beatles aurait été trop facile. Manchester nous convenait mieux.
ZYVA : En ce moment il y a un petit emballement autour du groupe, passage au Mouv’, concert My Space, vous prenez cela facilement ?
Julien : On est devenu des cons (rires).
Valentin : On l’était déjà (fous rires).
Julien : Non mais c’est génial, on est très content de ce qui arrive et l’enregistrement de l’album est vraiment grisant. On assemble tout ce que l’on a fait et ça se passe vraiment bien.
ZYVA : Vous continuez les études à côté ?
Guillaume : Non. Nous avons décidé pendant un an au moins de tout donner pour le groupe. On a mis nos études de côté.
ZYVA : Le saut dans le vide a été facile à faire ?
Valentine : Attend, on avait des choses !
Julien : Ce n’est pas une critique … (rires)Guillaume : On souhaite que cela marche. C’est un des meilleurs moyens pour y arriver, même si cela comporte des difficultés.
ZYVA : Avec cette vie concentrée sur le groupe vous continuez à écouter de la musique ?
Lucas : Plus trop, j’ai toujours de la musique pour l’atmosphère, mais j’en écoute beaucoup moins.
Guillaume : Je ne suis pas dans ce cas. J’écoute encore beaucoup de musique.
ZYVA : Et cet album, il prend tournure, il sera près quand ?
Julien : Tu veux le scoop ! Et bien, même nous on ne sait pas. L’enregistrement avance bien mais derrière il y aura le mix, le mastering, le pressage et on ne sait pas exactement combien de temps cela prendra.
ZYVA : Ce sera donc avant ou après l’été ?
Lucas : Oui, ce sera cette année, mais avant ou après l'été c'est encore difficilie à dire. Après pourquoi pas le 15 août (rires).
Valentin : Le 14 juillet se serait encore mieux (fous rires).
ZYVA : En termes de format, il faut s’attendre à un disque comparable au premier album des Strokes qui dure 36 min ?
Guillaume : C’est sûr, on ne va pas faire un album de 1h30. Il va durer entre 35 et 40 minutes. C’est un choix, pas un manque de matière. On fait une musique très énergique, fraîche. En écouter 30 minutes sans interruption c’est déjà bien. On souhaite que l’écoute de l'album se fasse sans arrêt. Tout cela parce que notre album va avoir une véritable cohérence.
ZYVA : La set liste est donc bien en place ?
Guillaume : On commence à en avoir une bonne idée. Nous savons que certains morceaux ne correspondent pas à la fin de l’album et inversement. Il y aura aussi des surprises avec des titres que l’on joue peu sur scène, mais qui s’ancrent parfaitement dans l’album.
ZYVA : Votre label vous laisse libre dans vos choix ?
Guillaume : Oui, et de toute façon nous tombons toujours d’accord avec eux. Nous n’avons pas de soucis de ce côté-là.
ZYVA : Pour la pochette, l’univers est déjà fait ? Cela ressemblera beaucoup à ce que l’on peut voir sur votre My Space ?
Lucas : Actuellement sur notre My Space, il s’agit de l’univers de Ghost. Le dernier morceau qu’on a mis en avant. La pochette ce sera tout l’univers de Music Is Not Fun, si tu nous as suivis depuis longtemps tu peux en avoir une idée.
ZYVA : C’est vos créations ?
Guillaume : Oui, on fait cela tous ensemble.
ZYVA : Pour les compositions aussi ?
Valentin : Guillaume et Julien travaillent les compositions en acoustique. Ils les apportent ensuite en répétition où elles prennent complètement forme.
ZYVA : Vous comptez défendre le futur album pendant combien de temps ? 6 mois, un an, deux ans ?
Julien : Je ne me suis jamais posé cette question. Deux ans ça fait beaucoup quand même. Cela va dépendre de la réussite que l’on aura.
Guillaume : L’idéal pour moi serait de faire un album par an. Je trouve que c’est le rythme parfait pour un groupe qui débute.
ZYVA : Cette aventure, elle vient d’une aventure de potes ? Comment a-t-elle avancé ?
Julien : Je connaissais Valentin. Nous faisions de la musique ensemble. On a rencontré Guillaume et Lucas lors de concerts en 2006.
(C’est alors qu’arrive un homme qui prétend être un berbère des cabines téléphoniques. Il est complètement imbibé et n’acceptera pas de nous laisser. Après 5 minutes de discussions nous le quittons. Il ne se dérange pas pour nous envoyer une belle enfilade d’insultes # ?!%$€&@/§…incompréhension générale, fou rire. L’interview reprend dans le Citron).
Julien : J’suis désolé c’était mon père. Ca faisait longtemps que l’on ne s’était pas vue.
Pierre (manager) : Il a vraiment l’air d’avoir mal pris que tu sois parti pour faire de la musique.
Julien : Oui, je suis parti de chez mes parents sous les huées de mon père (rires). Donc, on en était à la rencontre avec Guillaume et Lucas. Il c’est avéré que l’on faisait tous de la musique. On aimait les mêmes groupes, on détestait les mêmes groupes. C’est bien tombé en plus parce qu’il n’y avait pas de doublon. Il n’y avait pas quatre guitaristes ou batteurs. Pendant deux semaines on a répété dans la cave du bar à côté.
ZYVA : Le Johny’s kitchen..
Julien : Pour ne pas le citer. On est ensuite allé enregistrer un maxi. Le quatre titres qui est en écoute sur le mypsace. On a fait des concerts, pas mal au citron. On a pu alors tourner ailleurs, dans toute la France. On a vu du pays, joué avec pleins de groupes, c’était cool.
ZYVA : Ce soir, c’est la dernière soirée au Citron avant la suspension de ses concerts électriques, vous prenez ça comme un honneur ?
Lucas : Oui, c’est un honneur. C’est quelque chose que l’on aurait fait naturellement. On est très content de jouer.
Julien : Un peu triste que ce soit suspendu.
ZYVA : Vous reviendrez pour la réouverture ?
Tous : Oui, bien sûr, avec grand plaisir.
Titre d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait vous représenter vous ou votre musique :
Sunday Sunday - Blur


