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DAVID ZIGGY GREENE

Rencontre avec un auteur qui nous vient tout droit de la lointaine Angleterre : Mister David Ziggy Greene ! Auteur de BD Rock, réalisateur de vidéo-clip, l’homme nage avec talent dans l’univers de la musique. Et avec des chaussures s’il vous plaît, comme l’indique le titre de son dernier ouvrage paru en français aux éditions Même Pas Mal et dans lequel on trouve, entre autres, de nombreux live-report dessinés. Let’s swim baby !

Z. : Quelle place occupe la musique dans ta vie ?

La musique est très importante pour moi. J’ai toujours une chanson dans la tête, comme une radio.  La musique renferme plus d’énergie que n’importe quelle autre forme d’art. Pas toutes les musiques non plus, certaines sont ennuyeuses. Ce que j’aime, c’est l’énergie. Même si je suis tout le temps en train d’écouter de la musique, il n’y a qu’un petit groupe d’artistes que j’aime vraiment. The Fall ont une place spéciale dans mon coeur. Ween, The Dirty Three, Wire, Death In Vegas également. En ce moment, j’écoute surtout The War On Drugs, Ty Segall, Holograms, Chips For The Poor et The Victorian English Gentleman’s Club.

Z. : Qu’est ce qui t’attire dans ces groupes ?

Hmmm… je ne sais pas vraiment. The Fall sont certainement les meilleurs. Peut-être pas l’intégralité de leur musique mais la façon qu’a Mark E Smith de toujours vouloir aller de l’avant est vraiment cool. J’adore la façon dont ce groupe persiste et signe sans jamais conquérir le monde. Ils restent à leur place. Ween réussit toujours à me faire sourire quand je suis déprimé alors que The Dirty Three me font toujours déprimer, même quand je vais bien à la base ! Leur musique est incroyable. Je crois que j’adore la musique qui est soit très énergique et brute, soit très triste. Les entre-deux ne m’intéressent pas. Mais c’est comme ça aussi quand je fais des BD. Je ne pense pas vraiment à des choses très profondes. Je me dis que si mes oreilles apprécient, alors mon cerveau aussi.

Z. : Tu joues d’un instrument ?

Non. J’aimerais bien. J’ai joué de la basse pendant quelques années, et un peu de batterie aussi, mais ce n’était pas terrible… Plus le temps passait et moins j’avais de temps à y consacrer, alors j’ai décidé d’arrêter pour me concentrer sur la vidéo et le dessin. Peut-être qu’un jour je me remettrais à jouer. Je jouais sur des basses ou des guitares bon marché. Je les aimais bien car je les trouvais plus légères et faciles à manier. Sinon, lorsque je fais du VJing, j’utilise Arkaos. Ce n’est pas parfait mais ça me convient.

 

 

Z. : En quoi est-ce que la musique influence ton travail d’auteur ?

J’aime la façon dont de la musique ou des paroles peuvent être complètement dingues ou n’avoir aucun sens et pourtant plaire aux gens quand même ! J’aime imaginer que mes livres et mes histoires sont comme de petites chansons. Un peu folles et surréalistes mais qui veulent quand même dire quelque chose pour certaines personnes. C’est aussi cool de créer de l’énergie musicale dans une histoire. C’est important de contrôler la vitesse à laquelle les gens lisent l’histoire, comme si ils devaient écouter une chanson.

Z. : Tu as fait beaucoup de chroniques de concerts sous forme de BD, notamment ceux des Cats In Paris que tu as suivis pendant une de leurs tournées. Comment en es tu arrivé à faire ça ?

les Cats In Paris font partie de mes groupes préférés. Je faisais leurs vidéos et je les projetais pendant leur tournée. Je n’avais pas du tout prévu d’en faire un live-report en BD car je ne dessinais pas trop à ce moment là. Mais il se passait pas mal de trucs rigolos, alors je prenais beaucoup de notes pour me rappeler de tout. Je pensais que  ça serait cool d’en faire un petit livre, mais juste pour nous, en guise de souvenir. Mais comme ça commençait à devenir vraiment marrant et que le groupe l’a montré à de plus en plus de gens qui ont vraiment aimé, alors j’ai décidé de publier moi-même le livre. C’était très difficile parce que c’était la première fois que je faisais une chronique de concert. J’ai du apprendre à faire le tri parmi ce que je voulais raconter et à retranscrire du mieux possible les événements tels qu’ils s’étaient déroulés . En plus, j’ai fait ce livre alors que l’index de la main avec laquelle je dessine était cassé, donc j’ai du apprendre à dessiner sans mon doigt. C’est pour ça que les dessins ne sont pas terribles.



Z. : Tu as dirigé le clip « Maguro » du groupe Bo  Nigen, celui de « Swarfega » des Sleaford Mods, le « Chopchopchopchop » des Cats In Paris… Qu’est ce qui te plait dans le tournage et la réalisation d’un clip ? Est-ce parce que les BD sont silencieuses ? Parce que ça te permet de travailler directement à la fois sur l’image et le son, et voir comment les deux interagissent ?

Oui, c’était génial de travailler à la fois avec l’image et le son. J’ai adoré essayer de rendre la musique plus puissante en la mettant en images, en essayant de la retranscrire telle que je l’imagine dans ma tête. Peut être que ça ne fonctionne pas toujours mais ça reste intéressant d’essayer. C’est plus fun que la BD, car ça va plus vite de faire des vidéos. Je suis très lent quand il s’agit de faire une BD. J’aimerais pouvoir me faire de la thune avec mes vidéos, j’en ferais plus ! Mais je me contente de choisir des chansons et des groupes que j’aime et de faire des vidéos pour m’amuser.  L’avantage avec les BD, c’est qu’on peut en faire un livre et les montrer n’importe où : Tu peux donner un livre à quelqu’un dans la rue ou dans un magasin ou en faire un poster… Les vidéos ne s’échangent pas et ne se montrent pas aussi facilement.

 

Pour aller plus loin :

le blog de David Ziggy Greene : http://pourlafrime.blogspot.fr/

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