Limousine, II
Laurent Bardainne est l'un de ces instrumentistes touche à tout. Compositeur chevronné, il avait déjà eu un certain succès avec son premier groupe Poni Hoax. Aujourd'hui, il œuvre dans un tout autre registre avec ses compères Maxime Delpierre, David Aknin et Frédéric Soulard : Limousine propose un post-rock instrumental, lancinant et mélancolique. Ce deuxième album vient confirmer le talent du quatuor pour nous plonger dans de douces ambiances nostalgiques et feutrées. Comme une ballade en forêt. Les sens en éveil, l'auditeur s'égare entre les arpèges de guitare et les solos de saxophones. Il déambule au milieu de ces longues descriptions sonores sans vraiment savoir où il va. Mais, il s'en fiche : c'est le voyage qui compte, pas la destination. Dès le premier titre, La Gaviota, le décor est posé et il ne reste plus qu'à se laisser porter. On peut toutefois regretter le manque de dynamisme de l'album sur la longueur. On ne s'ennuie pas, mais les paupières s'alourdissent rapidement après quelques écoutes. À réserver pour les fins de soirées ou les dimanche après-midi donc.


