Eurockéennes de Belfort 2010, Belfort

Date : 02/07/2010
Par : Anto

Notre TER avait bien choisi son jour pour tomber en panne de climatisation. Un soleil de plomb tapait sur notre train bondé, tandis que nous attendions avec impatience d'arriver à Belfort, transpirant à grosse goutte.

Notre itinéraire n'étant pas très au point, comme beaucoup d'autres,  nous sommes arrivés un peu tard sur le site mais juste à temps pour voir débarquer les Dead Weather sur la grande scène.

Jack White nous a déjà prouvé maintes fois que la scène, ça le connait et pourtant... Malgré un son parfait et un album très réussit, on décroche facilement pour discuter ou boire un coup.  Mettons cela sur le compte de l'excitation due à notre arrivée toute fraîche sur Belfort, et allons profiter de la scène de la plage.

Plutôt bien remplie, cette dernière nous invitait à danser devant Chromeo : un show carré et disco qui aurait sans doute mieux fonctionné sans ce soleil de plomb qui assommait littéralement les festivaliers. Kasabian, qui avait été plutôt décevant lors de leur dernier passage sur Lyon, entament leur set sur les chapeaux de roues. Tube après tube, les anglais nous on prouvé qu'ils était un groupe de festival avant tout et que la grande scène n'aurait sans doute pas pu se passer d'eux.

 

               

 

Après une courte pause du côté du bar, nous retournons sur la plage pour apprécier le show planant de Foals tandis que le soleil se couche enfin sur la presqu'île. Nous ne parlerons pas de Patrick Watson (qui fut très applaudi) pour nous attarder sur Jay-Z.

Après un compte à rebours de 10 minutes sur les écrans géant et une entrée sur scène un peu pompeuse, le flow énergique et rythmé de l'américain nous a agréablement surpris tandis que son DJ envoyait grosses basses sans complexes. L'artiste n'aurait rien eu à envier à des Dizzie Rascal ou des Antipop Consortium si seulement il avait pris la peine moins sampler et de ne pas cutter les morceaux toutes les deux minutes. En effet, le schéma du live était plutôt simple : deux samples, une compo', deux samples, une compo', et ainsi de suite. Si bien que nous avons eu le droit à U2, The Prodigy, The Doors, Aerosmith, Punjabi MC et j'en oublie sûrement. Dommage donc pour Jay-Z qui ne convainc qu'à moitié. 

De nouveau sur la plage, nous jetons un ?il pendant un bref instant sur Infectious Groove.

Une qualité technique certaine et des compositions bien rodés ne réussissent pourtant pas à nous accrocher vraiment. Et à en croire les discutions de comptoir, le side project du chanteur passé sous le chapiteau plutôt dans la journée, Suicidal Tendencies, étaient bien plus intéressant et une interprétation bidouillé d'Immigrant Song (Led Zeppelin) ni changera rien.

Direction l'immense chapiteau pour découvrir Hot Chip sur scène. Un live attendu, surtout pour ceux qui avaient assisté impuissants au plantage des Nuits Sonores. Il faut tout d'abord dire que pour des artistes aux clips si réussis, on aurait volontiers imaginé des images projetés et une magnifique mise en scène...  Mais ce n'est pas le cas et le chanteur, quasi statique, n'arrange pas les choses. Alors on finit par les bouder et nous décidons d'attendre l'arrivée de Missy Elliot sur la grande scène. Après un retard d'une trentaine de minutes, Missy semblait être heureuse d'être ici à Belfort. Malheureusement ce ne fut pas de l'avis du public. Le show ridicule que nous offre la Lady du hip-hop prouve qu'elle aurait eu besoin de se faire la main avant d'entamer sa tournée et nous pousse à rentrer déçus au camping tandis que d'autre lancent des projectiles sur scène. Ce n'est que sur le chemin du retour que nous entendons avec amertume la plage, déchainée, vibrant sur The Subs : nous les avions oubliés et nous sommes déjà trop loin pour faire demi-tour. Désolé pour eux et à demain les Eurockéennes !

 

 

 


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