YAKUSA, Yakusa
A trop vouloir essayer de récupérer la place laissée vacante par un certain groupe bordelais au sein même de l’univers rock français, beaucoup s’y sont cassés les dents ou ont peu perduré dans l’esprit des djeun’s rebelles de notre belle France ! Eh oui, faire de la bonne musique, en même temps que déblatérer des paroles censées et intelligentes, n’est pas donné à tout le monde…
Je ne sais pas encore de quel côté penchera la carrière musicale de Yakusa. Par contre, ce qui est sur, c’est que les 4 protagonistes de cette aventure sonore ne sont pas des puceaux du rock’n’roll, de par leur âge avancé: en moyenne, 30 ans bien tassés ( pour du rock « moderne », entendons nous bien…) et aussi par leur passé musical.
La démo 2006 qu’ils font tourner à qui veut l’entendre est tout sauf un ramassis pompeux de ce que nous propose le paysage pop rock médiatique français, coincé entre M, Bénabar, Vincent Delerm, ou autres Raphaël…
Bien sûr on peut dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil avec les compositions de Yakusa, mais l’énergie est bien là, ainsi qu’une formidable prouesse au niveau des textes plus que poétiques et intelligents… Et pour moi, cela compte beaucoup. Leurs messages engagés, sans être démago, sont soutenus par Fred, chanteur du groupe, dont la voix oscille entre No one is innocent, Luke, Silmarils ou encore Noir désir. Musicalement, tout est là aussi : agressivité des guitares, batterie bien claquante, basse imposante, une petite pointe de sampling… On ne sait pas encore si le reste des compos suivront l’efficacité de ce quatre titres, mais en tout cas, ça sent bon…


