IQ, Frequency
Je dois admettre que j’étais un peu inquiet quand j’ai appris que Martin Orford avait quitté IQ. Qui allait succéder à un musicien et un compositeur aussi brilliant, celui-là même qui a contribué à de tels chefs d’oeuvres comme “Ever”, “Subterranea” et “Dark Matter” pour n’en citer que quelques uns ? Serait-ce l’occasion pour le guitariste (Mike Holmes) de prendre le devant de la scène ? Erreur ! Le nouveau venu, Mark Westworth (ex-Darwin’s Radio), a su s’imprégner du style d’IQ et même utiliser les bons vieux sons vintage sans problème, tout en ajoutant sa propre sensibilité. Mike Holmes reste discret sur cet opus en fait et joue même de l’acoustique sur le dernier morceau, chose assez rare pour du neo prog. D’une façon générale, cet album est une perle, tant du point de vue mélodique que des atmosphères seventies, tout particulièrement sur sa seconde moitié. A ranger donc avec les bijoux mentionnés ci-dessus. C’est certainement un des meilleurs albums de l’année 2009 pour ce qui est du rock progressif j’entends. Et je pèse mes mots car le progressif, n’en déplaise ses détracteurs, a effectué un beau retour en force l’an dernier.
PS : le DVD bonus (un concert de 2007 en Hollande avec déjà Mark Westworth aux claviers) est également un must.


