
Une nouvelle marque de médicament est arrivée sur le marché, Foals. Son premier produit, Anditodes, est en vente depuis le 25 mars. Ça cible est l’indie pop électro, un genre en pleine expansion depuis l’avènement des Klaxons. Alors, s’agit-il d’un produit miracle ou tout simplement d’un générique ?
Pour se faire une idée regardons l’entourage du groupe anglais né à Oxford. Avec Transgressive comme laboratoire d’accueil, Foals a rejoint une tribu de The : The Shins, The Pipettes, The Noisettes, The Young Knives, The Rakes tous plus anglais les uns que les autres dans leur musique. Le producteur n’est autre que le guitariste de TV on the Radio, David Andrew Sitek, producteur de Yeah Yeah Yeah, ce qui a conduit le groupe a enregistré Antidotes à New York. Le mixe a été effectué par Mike Crossey qui a collaboré avec Artic Monkeys, The Basement, Dead 60’s, The Zutons, tous plus énergique les uns que les autres. Enfin The Exchange a masterisé Antidotes après avoir travaillé avec les Chemical Brothers, Daft Punk, Air, Bassement Jazz, le dernier album des Kills mais aussi le premier de Justice, de Klaxons et Hot Chip. Le procédé de fabrication est donc optimal et permet d'appréhender Foals, mais quand est-il du rendu ?
A la surprise général les single Hummer et Mathletics qui avaient permis aux public de découvrir le combo et pourtant si bien marché ne sont pas sur l’album. L’histoire d’Anditodes n’avait pas besoin d’eux pour se mettre en marche. The French Open ouvre l’album de façon étonnante, un titre de pop aux accents reggae très entraînant vous fait monter pour toucher Cassuis le tube dance floor de l’album. Entre le début de l’écoute et Red Socks Pugie vous avez déjà monté le son de votre écoute de quelques décibels. Vous ne le descendrez plus et vous laisserez porter jusqu’au bon par ce son si caractéristique qu’entretien le groupe de morceau en morceau. L’énergie déborde de l’album, elle est envahissante, de nature joyeuse à l’instar de Ballons, elle peut devenir mélancolique à l’image de Big Big Love. Des changements de rythmes, de tonalité, des montés en puissances, l’arrangement de l’album est d’une très grande qualité. Le groupe va même jusqu’à osé un titre instrumental, Like Swimming, tout à fait remarquable. La palette de son est tellement variée qu’il est difficile de sortir un top single. L’album est structuré et la présence de Mathletics ou Hummer l’aurait à coup sur déstructuré.
A la question originelle, nous pouvons répondre qu’Antidotes est bien un produit original qui entraînera derrière lui des génériques. Une pop qui fait mouche, une orchestration magnifique et un mélange des sonorités qui rend l’album imparable. Foals est la nouvelle sensation d’Oxford. Elle entend bien détrôner les gloires de l’Oxfordshire encore en haut de l’affiche que sont Radiohead et Supergrass. Affaire à suivre…
