Nouveau single de Data

Nouveau single de Data.stop. Pour l'écouter, il faut l'acheter où vous voulez.stop. Ou vous pouvez déjà l'écouter sur leur myspace.stop. Ps : Data c'est un peu comme si Daft Punk vivait au pays de Flashdance toute l'année, c'est funky.

Data

Les 9 billards c'est fini, place aux Disquaires !


J'ai un chagrin d'amour ce soir... Un sacré bar vient de fermer, les 9 Billards et ses soirées souvent trop arrosées vient de disparaitre. Mais tout n'est pas fini puisque le bar à réouvert à Bastille sous le nom : "Les Disquaires". La prog reste la même : Dee Nasty, Goldrush, Momo Academy, le Bal du Dr Lapin, les Surprise Party, etc... Pour y être allé, le lieu est sympa comme tout (encore un peu tout blanc !), l'entrée gratuite et le son de qualité ! Vous savez maintenant ou vous rendre !

Le myspace Les Disquaires

Necro en concert


Attention !!! Necro, le maitre du death rap débarque en France...
En effet, Necro se produira le lundi 26 novembre 2007 sur la scène du Bus Palladium (Paris). Pour ceux qui ne connaissent pas ce phénomène, Necro est un rappeur influencé par le métal, au flow de folie, extrêmement provocateur, et dont les sujets principaux sont la mort, l'utraviolence et le sexe (c'est gai comme programme non ?).
Si vous voulez vous faire une idée de ce qui vous attend, écoutez les albums "Gory days" ou "I need drugs". Comme disait notre ami Molard "Va falloir se mettre à la muscu avant le concert sinon on est mort."

Le site de son label Psycho+Logical-Records
Le myspace de Necro

Chronique Rock en Seine 2007

5ème édition de Rock en Seine à Paris, dans le domaine du parc de Saint Cloud

C’est en simple spectateur que je me rends dans ce domaine apparemment si paisible, loin de l’idée « grise » que peuvent se faire certaines personnes en venant à Paris…

L’affiche est plus qu’alléchante et diversifiée : Dizzee Rascal, Arcade Fire, Tool, Unkle, M.I.A., Bjork, Faithless, Just jack,…j’en passe bien sûr mais cela montre un peu la multiplicité des genres présents en 3 jours…

Le premier groupe que je vois en ce vendredi 24 août est Dizzee Rascal, le londonien fait les frais d’une heure peu attrayante pour les festivaliers et donc la grande scène fut bien vaste pour lui,…malgré tout il releva le défi de mettre les premiers arrivants, plutôt rockeurs au vue de la programmation du jour, dans sa poche assez facilement…

C’est une heure après que je retrouve M.I.A, encore une londonienne, qui avait retenu mon attention, il y a 2 ans de cela dans le festival « les femmes s’en mêlent », ici même à Paris. Sa prestation à l’époque était un peu bancale et répétitive (c’était ses débuts ) et il était intéressant de voir si elle avait mûri son jeu ou pas. Et c’est avec beaucoup de punch qu’elle enflamma un festival « un peu endormi », et donna à mon avis le premier coup de gong du festival…

The Hives profita de ce réveil pour nous enchaîner la tête à coups de riffs rock’nrollement efficaces Personnellement n’étant pas fan de ce groupe, j’ai apprécié grandement leur sens du live et leur énergie sur scène… L’heure tourne et déjà je dois me rendre à la Scène de la Cascade où doivent se produire les 2 Many’s Dj’s. Et là, c’est le drame… Alors qu’à une certaine époque leur live était encore écoutable et faisait l’objet d’un intéressement particulier - car ils représentaient ce que beaucoup faisaient dans leur coin, c’est à dire un mix bootlegger à outrance, mélangeant rock, rap, électro, variété,… - maintenant j’ai vraiment l’impression d’avoir Dj GDustyle et Dj Bobogosse ( désolé pour les noms pourris…) en face de moi, transformant le festival en dancefloor d’une boite semi branchée parisienne…Finis les bootlegs intéressants et recherchés, maintenant place à un mix à 90% électro avec un petit Nirvana pour finir ! Et ouais c’est des rockeurs faut pas l’oublier !!! Bref ça a quand même bien plu puisqu'à part des vieux râleurs comme moi, les gens étaient en ébullition au moindre beat bien trempé…

Pour finir la soirée, je décidai de me rendre rapidement au concert d'Arcade Fire, le clou de la soirée. J’en avais longtemps entendu parler et je ne fut pas déçu. C’était grandiose, magistral, avec en plus en prime la nuit qui commençait à tomber et un éclairage au diapason de leur show…

22h30, alors qu’Arcade Fire continue de jouer, de l’autre côté quelques curieux ou fans se dirigent de l’autre côté du parc. Les londoniens d’Unkle prennent place et balancent les premières nappes de leur son trip hop rock, c’est pile poil ce qu’il fallait pour finir la journée : un mix d’ambiance envoûtante, électrifiante et planante qui fit s’arrêter sur le chemin du retour les derniers fans d’Arcade Fire…C’est dommage que peu de journalistes musicaux n’aient pris la peine de se pencher sur cette prestation rare et de qualité sur notre sol. A la fois trip hop, rock et experimental, le show de James Lavelle et de ses acolytes n’ont pas laissé indifférente la vingtaine de personnes qui semblaient faire des mouvements soit de bras soit de hanches pour montrer leur contentement !

Une fois n’est pas coutume, le 2ème jour de Rock en Seine, débute sur un accent hiphop avec les allemands de Puppetmastaz, et leurs marionnettes déjantées, qui prennent vraiment leur ampleur sur scène, par rapport au studio.



Après un passage où j’erra plus qu’autre chose dans l’enceinte du festival, tiraillé entre ne pas aller voir Pravda, ou ne pas aller écouter Hellogoodbye, je me décida à tendre une oreille vers Cold War Kids qui ont réussi à réveiller un tant soit peu le festival écrasé par une chaleur dont on a très peu l’habitude ici apparemment…Ensuite pour ceux qui recherchaient un son frais, disco et entraînant, c’est du côté de la scène de l’industrie qu’il fallait aller pour découvrir l'écossais Calvin Harris qui, du haut de ses 22 ans, a su nous divertir, au moment où Erik Truffaz et son Jazz électro ont failli nous rappeler que les nuit des campeurs de Rock en Seine sont longues et dures…Et les brésiliennes du groupe CSS l’ont bien compris et nous assommèrent à coup d’électro kitch et rock bien trempé.. une vraie bonne surprise !! Le reste de la soirée apparemment relève de l’anecdote à en croire les nombreux papiers sur le festival parisien, puisque « Oh my God !! » les Rita Mitsouko sont là pour nous !!! Donc plus rien n’existe, ni The Jesus and Mary Chains et leur « post retour » à la réalité pour trentenaires en manque d’indie rock bien crade, ni le métal au son unique ( aucun groupe de métal ne sonne comme eux, il faut l’entendre pour le croire ) de Tool, qui pourtant avait pour eux une armada de fans, au vu du nombre de tee-shirts au nom du groupe aperçus dans la journée…Bref…

Le troisième jour, la fatigue est présente, surtout pour un campeur noctambule contre son gré…Malgré ça, le son des Housse de Racket vient titiller ce qu’il me reste de tympans et me met gentillement dans le bain de cette dernière journée avec leur style Mc Enroe et Boris Becker, casquette visière sur le crane… C’est du smash rock apparemment, et ça a le mérite d’être original. Juste après ces coups de raquettes musicales, Mark Ronson est prêt sur la grande scène. L’homme aux multiples casquettes ( producteur, arrangeur, dj, compositeur ) nous enchaîne la tête, avec ses musicos, de tubes reformatés à sa sauce…un très bon moment !

Kelis balance les premières notes de son set assez changeant par rapport aux albums. Le son est beaucoup plus rock, et certains des ses tubes sont arrangés différemment et c’est tant mieux ! Cela leur donne une nouvelle facette ! Ce qui n’est pas le cas de Just Jack peut-être encore un peu trop timide sur scène mais son show et ses titres restent d’une grande qualité, en appui avec une très bonne chanteuse. Le public ne s’y est pas trompé et est venu en masse l’applaudir et danser au fil des ses chansons.

Faisant l’impasse, avec regrets, sur la fin du Londonien, je me dirige rapidement vers la grande scène où la grande messe Londonienne ( encore décidément ) de Faithless va être donnée. En 1 h de show, le groupe de trip hop britannique va littéralement nous emmener dans son univers . Le son d’habitude bien électronique est remplacé sur scène par un live pur et dur ( un guitariste, un bassiste, un batteur, une percussioniste, Maxi Jazz au chant, et Sister Bliss au clavier-sampleur, avec aussi la présence sur 2- 3 titres d’Harry Collier le leader des Kubb, présent sur le dernier album ). Tout y passe: Insomnia ( leur grand tube ), God is a Dj, I want more, Mass Destruction, Bombs,…Un set qui ravit la foule des connaisseurs jusqu’aux amateurs. Pour moi, il n’y a pas à chercher plus loin, le clou du festival, c’est eux, de par leur énergie, l’osmose avec le public, et la qualité du show qu’ils nous ont donné. Je resterai sur ça, la faute à un retour programmé sur Lyon plus tôt que prévu et je ne regrette pas…

Bjork semble avoir fait mieux, selon certains, qui de toute façon avait déjà toutes les faveurs du festival dès le début. A croire que certains venaient exclusivement pour elle, arrivant même juste quelques minutes avant le début de l’islandaise… Certaines choses ne changeront donc jamais…Bref, la 5ème édition de ce festival est pour ma part, un très bon cru et reste un des rares festivals à prendre le risque de mélanger les styles tout au long d’une même et seule journée, à un prix abordable. Malgré tout j’ai le sentiment que sans une communauté extrêmement présente de britanniques pendant les 3 jours, ce festival ne se porterait peut être pas de la même façon…et ce n’est pas les chiffres qui nous diront le contraire puisque le festival n’a pas fait, selon le bilan, le nombres d’entrées suffisantes pour retomber sur ses pattes…Festival trop avant-gardiste ? Trop parisien ? Trop boueux ? Trop cher ? Trop anglais ? Autant de questions auxquelles il faudra que les organisateurs apportent des réponses pour la prochaine édition…

Loki