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Report C.W Stoneking au Clacson !
lundi 20 février 2012 / 08:47
C.W Stoneking au Clacson à Oullins, on y était, on vous raconte !
Le Clacson d'Oullins proposait une alternative plutôt sympa au discours présidentiel de mercredi soir : le concert de C.W Stoneking. Première partie, Arianna Monteverdi entre en scène et joue de l'autoharpe. L'ambiance est très calme, elle a une voix claire, belle et puissante. Chemise à carreaux et jeans, elle entonne à la guitare des chansons folk simples mais efficaces. Ghost, Thousand Roses'Heart, elle annonce sagement les titres avant, ne communique pas beaucoup avec le public -à peine quelques « ça va ? »- mais une certaine émotion s'installe dans la salle. J'ai l'impression d'écouter à la fois Joan Baez et Dolly Parton et justement Béatrice entre en scène (robe à fleurs et bottes en cuir, look très Petite maison dans la prairie). Ensemble, elles reprennent une chanson de Dolly Parton « en hommage à Whitney ». Arianna et Béatrice (chanteuse de The North Bay Moustache - de la pure country) enchaînent les reprises de chansons folk, c'est sympa mais on aurait envie que cette dernière dégaine un peu plus son harmonica !
Puis arrive C.W Stoneking, tout de blanc vêtu, noeud pap', cheveux gominés, avec son primitive horn orchestra (batterie, trompette, trombonne, contrebasse). Il réveille le public de sa belle voix rauque et sa façon de jouer de la guitare donne l'impression d'un joyeux bazar controlé. Petit à petit, son énergie emplit la salle. Jungle Lullaby, Brave Son Of America, Jailhouse Blues... les gens commencent à se dandiner, des « yihaaa » et des « yeah ! » fusent à la fin des morceaux. C.W raconte des histoires sur ses voyages en Afrique de l'Ouest, des histoires de missionnaires, de bêtes dans la jungle et de la fois où il est tombé dans l'eau. Peu de gens comprennent (C.W parle comme il chante, je vous prie de croire que ça n'est pas facile) et puis finalement les gens rient, lui aussi, une connexion se crée et c'est reparti de plus belle. Pendant un peu plus d'une heure, on s'est vraiment cru dans le sud des Etats-Unis. La voix de C.W, leur jeu de guitare / banjo / cuivres génial et leur énergie débordante donnent une ambiance survoltée, sur scène et dans la salle. The Love Me Or Die fini de convaincre, un rappel avec petite impro des musiciens qui jouent avec le public. On ressort avec une furieuse envie de rétro. Tiens, des vinyles ! Ah mince le stock est déjà écoulé...
Marie A.


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