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Rock en Seine, report 3ème jour !
mardi 30 août 2011 / 11:52
Dernière ligne droite en ce dimanche 28 Août, dans la moiteur du climat post-orage qui nous aura accompagnés pendant tout le week end.
17h15 : On aperçoit la fin de Simple Plan en passant à côté de la grande scène. Le public adolescent est conquis et fait même des petites vagues avec les bras, au rythme des adieux d’un chanteur qui semble vraiment triste de partir. Pour ce qui est de la musique, on ne veut pas être méchants, alors on ne dira rien.
17h30 : Passage éclair devant The La’s, qui charme le public avec ses touches bluesy et coquines.
17h42 : On campe quelques minutes devant Cherri Bomb, une bande de nanas complètement surexcitées au look de Suicide Girls. La reprise de The Pretender des Foo Fighters est sympa (on en profite pour sourire en se disant qu’on a eu le droit à l’originale la veille), mais le reste ne casse pas trois pattes à un canard. C’est péchu, couillu même, (normal pour un groupe qui emprunte son nom à une chanson des Runaways et revendique le Grrrl Power à base de « We love you Paris ! Fuck ! »), mais les problèmes techniques de la bassiste nous privent de la lourdeur rythmique qui serait nécessaire à leur rock énervé.
18h : On trépigne en attendant Miles Kane. L’homme, grand seigneur, nous offre un set d’une bonne heure et on est aux anges. C’est que le monsieur, en vrai génie qu’il est de la pop anglaise, transpire la classe et la nonchalance du mec qui a tout compris. La mélodie, l’énergie, l’agressivité, la touche rétro procurée par l’orgue… tout est orchestré pour nous prendre aux tripes. Le final sur Come Closer puis Inhaler est monumental.
19h : On court à la scène pression, où les Horrors ont déjà entamé leur set sombre et fougueux. Pas de place à la nostalgie pour cette bande aux longs cheveux et aux looks de camés, aussi on n’aura le droit à aucun morceau du premier album. Farris Rotter a l’air complètement à côté de ses pompes et peine à se tenir correctement devant le micro, mais il a une voix incroyable. Le retour du Garage tendance Shoegaze, c’est peut être pas si mal, finalement.
20h : On loupe Deftones avec brio. Trop de monde, et puis on a faim, soif, et envie de faire pipi. Il faut faire un choix, les enfants.
20h50 : Retour à la scène pression pour assister à la nouvelle configuration live de Trentemoller. La prestation du Dj danois et de ses acolytes sont à la hauteur de nos espérances. Puissant et planant à la fois, on oscille entre rock garage et pop électronique planante, et le jeu de lumière nous enfonce un peu plus dans notre bulle musicale.
22h : Habituellement pas très friands du post prog qui dure au minimum quinze minutes par morceau, on se fraye tout de même un chemin parmi les festivaliers jusqu’à la grande scène où sont déjà en train de se produire les brittons d’Archive. On est agréablement surpris par la beauté du spectacle, digne d’un show d’Arcade Fire. Le groupe est aussi possédé que le public et nous offre un final de festival magistral. Le piano nous transporte et la guitare nous prend aux tripes. L’orchestre symphonique qui les accompagnait aurait cependant pu bénéficier d’une plus grande présence sur scène, c’est dommage.
Minuit et quelque : On quitte le site épuisés mais conquis, plus très frais mais repus, au milieu des quelques 108 000 personnes qui ont fêté le rock pendant tout le week end. Rock en Seine, c’était bien.


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