On attaque les festivités de ce deuxième jour avec un gros orage et The Streets (en remplacement de Q-Tip) sur la grande scène. On est surpris par l’éclectisme du set de la bande de Mike Skinner qui passe aussi bien par le Hip hop que le Dub ou la House. Un hommage à Amy Winehouse est de mise et réussi à faire s’asseoir un foule de quelques vingt mille personnes. Le mec tire sa révérence avec chic, car ce sera son tout dernier concert en France.



19h10 : on déboule dans la fournaise survoltée qui acclame Jim Jones Revue à la scène pression. Moins puissant que dans une petite salle plus intime, le groupe délivre quand même un show brut de décoffrage, sexy, blues et rockab des plus formidables. On peut vous assurer, les enfants, que ces mecs envoient grave et ça vient des tripes. Ça fait du bien. Mention spéciale pour le final sur Princess And The Frog.

20h : Interpol endort un peu la grande scène et livre un spectacle un peu trop grandiloquent pour être vraiment accrocheur, on repassera ! De toute façon Death From Above 1979 nous attendent à la scène de la cascade.



21h : Death From Above 1979, ou comment être deux, avoir une dégaine efféminé , une basse, un synthé et une batterie, et faire plus de bruit que n’importe quel groupe de Métal. A base de pédales de saturation et de hurlements écorchés, ces canadiens aux allures d’homos mexicains n’ont aucune pitié pour leur public, conquis par l’ultraviolence de cette machine à lever le poing et secouer la tête.

22h : les ex-bébés rockers des Arctic Monkeys achèvent les minettes en leur prouvant qu’ils ont pris un sacré poil de la bête depuis leurs débuts. Le set est savamment balancé entre leurs quatre albums, les mecs sont en place et on perçoit une nette amélioration au niveau de l’appropriation live des morceaux (un petit pont imprévu et un petit solo surprise par ci par là…) Encore une fois les singes nous montrent qu’ils ont fait leurs armes et ne font plus du rock pour enfants. La puissance s’allie à la mélodie pour un show énergique et très efficace.

23h30 : la soirée s’achève avec un Etienne de Crécy survolté et perché dans sa construction cubesque. Résultat : un visuel extra, qui accompagne à merveille la Techno pour les moins de trente ans de ce papa de la french touch. Acide, ultra speed et groovy, il faut avouer que la nette influence de Daft Punk fait du bien dans le corps et les oreilles. On attend la suite avec impatience !