À 19h30 : quelques minutes à l’espace médias, mais on est quand même là pour bouffer du concert ! On aperçoit Kid Cudi de loin à la scène de la cascade, le public a l’air conquis malgré une prestation qui ne semble pas à la hauteur de nos espérances : un peu mou du genou, le garçon.

20h : on se précipite à la grande scène, histoire d’être bien placés pour s’acoquiner avec le rock sexuel des Kills. Le duo est en place, carré : Jamie Hince ne fait pas un pas de travers tandis que sa comparse Alison Mosshart arpente la scène d’un pas félin et feule les paroles de Future Starts Slow. Malgré quelques pépites distillées dans la setlist (Kissy Kissy, orgasmique !), on se rend tout de même compte que les nouveaux morceaux passent moins bien en live : moins blues, moins garage, et moins crasseux. On s’amuse bien quand même.



21h : Jamaïca essaye tant bien que mal de s’approprier avec la foule de la scène pression mais n’a pas l’air de vraiment y parvenir. On se lasse vite après l’ouverture sur Jericho (et son riff emprunté à un morceau de Cake !) et on décide de se rendre à la scène de la cascade pour découvrir General Elektriks, jamais vu en live jusqu’à présent. On n’est pas déçus du voyage ! Les mecs envoient la sauce comme si leur vie en dépendait, on se prend clairement la première grosse claque de la soirée. Ces mecs sont des équilibristes : ils réussissent à faire le grand écart entre un rock poisseux et des synthés funky qui provoquent simultanément le head banging et le déhanché malicieux. Autant dire qu’on s’en paye une énorme tranche avant de retourner à la grande scène où les Foo Fighters nous attendent.



22h : l’ouverture sur The Pretender est monstrueuse, mais après les vingt premières minutes on a l’impression que le groupe s’essouffle, malgré quelques allusions guitaresques à Led Zeppelin ou Motörhead des plus appréciables, on est un peu saoulés par les longueurs à l’américaine (le décrescendo au beau milieu des morceaux, les speech de cinq minutes entre chaque chanson…) On est contents de voir Dave Grohl en vrai, mais on s’ennuie quand même un peu, et après Best Of You (qu’un ado hurle à pleins poumons à côté de nous), on se dirige pour la dernière fois de la soirée vers la scène de la cascade, pour finir en beauté avec le désormais grand monsieur Paul Kalkbrenner.

00h : le public est survolté, et on croirait que la pluie ne fait qu’électriser l’ambiance un peu plus à chaque minute. Les yeux fermés, on s’abandonne avec joie à la Techno vicieuse et puissante de l’allemand quasi chauve (il faut le dire). Le rappel avec Aaron nous indique que les jeux sont faits et qu’il est temps de fuir au plus vite de cet antre de la débauche si on veut être un peu frais demain. Et puis, il reste un peu de Jack à l’hôtel…