17 juillet – 17h45

Nous arrivons enfin au parking. Celui-ci s'est bien vidée. Le camping aussi d'ailleurs. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à remballer avant cette dernière soirée. Visiblement, nous allons prendre un repas avant de retourner sur le site. Mes amis n'étant pas fan de Metronomy, nous décidons de les zapper. De toute façon, nous pourrons les voir au Paléo la semaine prochaine, ou au Transbordeur de Lyon en Novembre. Mais cela me fait penser que nous avons raté un paquet de concerts. Bien sûr, voir 200 artistes sur 4 jour c'est impossible. Et la météo y est aussi pour quelque chose. Mais une chose est sûre, nous avons perdu énormément de temps en aller-retours. L'année prochaine nous trouverons une meilleure place de camping.

17 juillet – 20h38

Les Public Enemy ont fait un set assez classique mais apprécié par les festivaliers. Visiblement devant la scène, l'ambiance était chaude : un mec, ivre et plein de boue, nous accoste paniqué « hé les gars, vous avez pas vu une dent ??? j'ai perdu ma dent je la retrouve plus ! » lance-t-il en scrutant le sol. Après lui avoir conseillé de laisser tomber, nous filons vers le Dancehall pour Groundation. Leur set est magistral. Pas un écart, pas une fausse note. Et puis, un peu de reggae après ce déluge, c'est comme un rayon de soleil : ça réchauffe, ça apaise et ça redonne le sourire.

17 juillet – 22h29

Quelques amis fan de Shantel ont réussit à me convaincre de camper devant la scène en les attendant. Si j'avais su je serais allé voir CocoRosie... Je ne suis pas fan des mélanges musiques Traditionnelles / Électro. Encore moins lorsqu'il s'agit de musique de l'Est... Après G-Swing et autre Caravane Palace je pensais que cette mode était passée. Visiblement je me suis trompé puisque l'ambiance était tout simplement folle. Bien que le site ce soit bien vidé par rapport aux jours précédents, une marée humaine a débarqué sans prévenir pour se défouler sur cette musique. Après tout qui suis-je pour juger ? Je n'ai qu'à siroter ma bière avec ces deux belges fort sympathique en attendant la suite !

17 juillet – 00h00

Hercules and Love Affair montent sur la scène de la Petite Maison dans la Prairie. Je m'attendais à un DJ set mais le groupe est au complet. Trois chanteur ou chanteuse – impossible d'être sûr de leur sexe – posent leur voix sur une disco entraînante. C'est plutôt cool et ça donne envie de rester ici. Mais le timing est serré et nous ne pouvons pas rater Pendulum ! Au bout d'une demi-heure nous nous dirigeons donc vers la grande scène. La foule est conséquente. Moins que les jours précédents, mais tout de même. Le show est monstrueux. Je ne peux pas éviter la comparaison avec Prodigy. Mais je ne peux pas non plus dire que ça envoyait plus, sous peine d'être décapité par mes collègues. Alors je vais simplement dire qu'ils étaient à la hauteur. Ça veut pas dire grand chose mais, au moins, tout le monde est satisfait.

18 juillet – 01h30

J'étais réticent à l'idée de voir Kap Bambino. Je fantasmais déjà sur le live de Popof depuis mon réveil et le temps commençait à se faire long. Mais par défaut, c'est ce concert que j'ai choisi. La scène Métal baptisée Cannibal Stage ne me disait rien. Quand à High Tone...un ami m'a dit qu'il était un peu comme les « tontons » du milieu de la zik lyonnaise. Et, sans dire que je suis lassé, je ne suis pas venu à Dour voir mes oncles lyonnais. Alors je me lance et tente l'expérience Kap Bambino !

18 juillet – 02h21

Wow ! Je ne les imaginais pas aussi violents ! Un super set, bien que la fatigue commence à prendre le dessus. Je ne suis d'ailleurs pas le seul dans cet état : j'ai remarqué que c'est la première fois que je vois des festivaliers assis devant les scènes. Jusqu'ici je n'avais vu que deux positions : debout, jumpant à n'en plus finir, et couché se vomissant dessus. Pendant le changement de plateau, je remarque que l'on entend Hugo Freegow sur la scène voisine. Je ne l'avais pas encore noté mais j'ai régulièrement entendu des parasites entre les scènes Dancehall et Club-Circuit.

18 juillet – 03h42

Il ne reste qu'un quart d'heure à tenir mais mon corps abandonne. Il est grand temps de rentrer au camping, sachant que la route sera longue et boueuse. Popof a été génial. Alternant compositions planantes et sons dancefloor à merveille. Mais cette fois les parasites m'ont vraiment gêné : à chaque transition, dès que le volume sonore redescendait, nous entendions la scène d'à côté. Un festivalier s'est d'ailleurs plaint – à sa manière – en hurlant « Hugo Freegow retourne dans ton frigo ! ». Pourquoi pas... Une chose est sûre, le sommeil nous sera tous bénéfique !

18 juillet – 9h24

La pluie, encore la pluie. Nous démontons les dernières tentes sous la pluie, nous rejoignons le parking sous la pluie. Ma toux est tellement grasse que je pourrais faire cuire des frites belges dans mes glaires. Hardcore. Mais pour clore ce journal de bord avant de prendre la route, j'aimerai citer le dernier mail de Jean-Baptiste Berthier, en charge de la communication du festival : « Une averse de bon groupes ». Cela me paraît être LA formule approprié pour décrire cette expérience unique qu'est le festival de Dour.