>>> Article suivant (Nouveau teaser pour Björk)
Report du festival Magic Bus 2011
jeudi 9 juin 2011 / 10:20
Le festival Magic Bus, édition 2011, à Saint Martin d'Heres (Grenoble), on y était, on vous raconte !
C’est un peu LE festival de printemps de Grenoble. L’emplacement du campus est propice à ce genre de manifestation musicale. La composition est relativement simple et bien organisée : un grand bar, la partie barbecue, le coin Sound system et la grande scène.
La programmation semble d’année en année de plus en plus délaisser le Rock & Métal par manque de public, de ce fait cette année la programmation est plutôt orientée Reggae pour la première soirée et Electro pour la deuxième.
Premier jour
Soul of kumbah :
Tout va bien. C’est un groupe de bon Reggae, au delà du combo classique, la scène était occupée par de la grosse basse, le fameux clavier qui marque le temps, le multipercusionniste et le chanteur qui respire la sympathie. Le public est au rendez vous et l’ambiance monte monte, un petit rocksteady pour finir le set et un rappel mis en branle par le batteur feront de ce groupe une bonne entrée en matière pour la suite.
Winston MacAnnuf & The bazbaz orchestra :
Le groupe était attendu, la foule s’est fortement rapprochée à la fin du line check. Le show a commencé par un rock plutôt blues, jazzy. Ce n’était pas pour déplaire et après quelques chansons la musique passe au reggae bien teinté de rock. Les 3 barbus et la batteuse du bazbaz orchestra ont vraiment une grosse présence sur scène. Quand à Winston MacAnuff il est comme habité par les paroles des chansons. Pour résumer, pendant que le guitariste se dandine, le bassiste court partout et le chanteur harangue la foule.
Le show finit par un gros rock’n’roll bien entêtant annonciateur d’une fin de concert sans rappel.
Mad Professor et Earl 16 :
Dj qui tire son nom de sa manière de mixer assez folle et de sa façon de jouer avec le public en coupant, relançant les mixs (de Bob Marley entre autres). C’est un set rythmé entre des passages reggae bien lourds et de la drum’n’bass. Le public apprécie, il ya même un punk qui se balance sur les basses. Il n'y a pas si longtemps le clash entre le reggae et le punk n’était pas fait. Quand à Earl 16, il apporte un surplus de présence à la musique.
Deuxième jour
Tangram :
Duo de machine et chant (ex MaczdeCarpate) : il n’y a pas trop de monde en ce début de soirée, dommage car le rythme des chansons mériterait du monde. Les morceaux avec guitares bichent bien. Le public présent est bien dedans. Et le chanteur a une bonne interaction avec le public. Le groupe est donc un mélange beat bien rythmé avec certains passages aux sonorités 8 bits et de chant français avec paroles à tiroirs. Le mélange des deux est vraiment intéressant
Inter plateau de Roots collective :
Sound system bien reggae accompagné d’un chant masculin ou féminin.
Sly and the gayz :
4 comparses qui chantent sur de la musique extirpée des années 80. Arborant fièrement les attributs des USA : drapeau, dollar, jeans. Ça bouge bien sur scène. On peut dire que c’est un groupe d’apparence ricaine avec une certaine attitude anglaise. Ça passe ou ça casse.
Lexicon :
Duo de frères au chant accompagné d’un guitariste. C’est du chant typé Beastie Boys accompagné de musique typée 80’s, tout de jean et cuir vêtus. Ça a l’avantage de faire bouger le public réceptif à ce style musical. On était par certains moments en plein pogo voir à la limite du "circle pit" (Ndlr : danse où les participants courent en cercle sur un rythme rapide et agressif durant les concerts punk hardcore, metalcore et thrash metal) . Le groupe est la suite logique de Sly and the Gayz.
Beat torrent :
Duo aux machines qui mixent et rajoutent quelques samples de hits d’électro, de rap, de rock. Ça passe bien et les teuffeurs ont bien saisi l’ambiance de la soirée. Le tout est assuré par un show vidéo et lumineux qui appuie le son. Ce n’est pas un groupe pour lequel on peut rester spectateur, l’envie de bouger a largement contaminé l’assemblée présente.


Comments
Personne n'a mis de commentaires encore... Hey toi là-bas au fond ! Viens au tableau !
Talk to me baby!