Que dire que dire de ce concert d’Ayo ce soir au Transbordeur de Lyon… ? Tout d’abord, pour la petite histoire, j'ai fait sa connaissance au festival Musilac il y a quelques années, puis l’on s’est recroisée à salle 3000 pour la sortie de son deuxième album "Gravity" at Last sorti en 2008.



Je me demandais si ce concert pouvait être « mieux »que les deux derniers… Elle nous revient cette fois au Transbordeur pour nous présenter "Billi-Eve". Plus que mieux, ce petit bout de femme nous offre un lot d’émotions et de surprises toutes plus magnifiques les unes que les autres.

En premier lieu quelques duos, avec son pianiste ou son bassiste pour Letter by Letter qui commence à émouvoir le public nombreux pour accueillir la belle. Le concert se déroule, et Ayo joue sur plusieurs styles entre folk rock et reggae. Elle enchaîne autant les morceaux qu'elles changent de guitares. Ça y est, le Transbo est envoûté. Elle nous parle toujours en chanson et en français s’il vous plait mais ce n’est que le calme avant la tempête…

Après une première partie plutôt paisible et très émouvante - bien que pimentée de chansons très rock - elle nous revient ensuite disjonctée, déguisée en Michael Jackson pour nous faire partager un vrai show. Elle nous propose quelques titres du king de la pop, sans compter ses talents de danseuse. Puis elle tombe la veste et le chapeau pour LA chanson des Jackson Five, I want you. Infatigable, elle nous invite à partager sa folie. Et nous, comme on est sympa, et qu’on craque devant ce sourire magnifique, on partage sans compter !

Un peu plus tard, elle revient comme gênée par la standing ovation que lui offre son public. Elle paraît presque étonnée et nous prévient : elle compte nous surprendre. Comment-pourrait elle s’y prendre ? Avec son talent chant-guitare ?! N’y comptez pas, c’est avec du gros son by Snoop Dog qu’elle nous demande si on aime le hip hop. Et dites-vous bien que nos parents ont l’air d’aimer ça ! Et puis stupéfaction : elle emprunte LE riddim de Welcome to Jamrock de Damian Marley et nous propose une reprise de Murder She Wrote de Chaka Demus. Avis aux amateurs de reggae-dancehall, promis, vous ne rêvez pas.

Vous l’aurez compris, Ayo on l’aime bien. Toujours aussi simple qu’à ses débuts, elle a amené une vague de fraîcheur et une incroyable magie sur le Transbordeur ce soir, et on la remercie.