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Chronique Live Hushpuppies, Clacson (Oullins)
mardi 19 avril 2011 / 16:29
On était au concert des Hushpuppies à Oullins, on vous raconte !
Non les enfants, les Hushpuppies ne sont pas morts, la preuve : ils reviennent avec un nouvel album, « The Bipolar Drift », et une petite flopée de concerts en France. Pour être franche, je m’attendais surtout à débarquer au milieu d’un public essentiellement composé de mes ex-potes de lycée en converses, ambiance post-mèche et slim rouge. Faux ! Il y a de tout au Clacson ce soir là : du grand, du petit, des lunettes, des tatoués, des vieilles grincheuses, et des jeunes sans style particulier qui connaissent les paroles par cœur. Les Rebels Of Tijuana chauffent la salle en nous servant un set old school qui donne une idée de ce qu’aurait pu être Jacques Dutronc s’il avait passé l’été ’68 à San Fransisco, à prendre des acides en écoutant les The Kinks. Avec un petit orgue sympa et un soliste survolté en prime.
Les Hushpuppies débarquent, et avec eux une ambiance des plus moite. Il leur faut tout de même quelques minutes pour capter l’attention de la salle, quelque peu refroidie après une attente légèrement longue. On sent qu’Olivier , le chanteur, n’est pas très à l’aise : il ne sait pas trop quoi faire de ses grands bras maigres et gesticule un peu trop pour être naturel. Il faut dire aussi qu’un assez gros inconvénient ne lui rend pas la tâche des plus aisées. En effet, l’ingé son devait avoir les oreilles bouchées au moment des balances, parce qu’on n’entend absolument pas les voix, complètement évincées par un duo basse-guitare surpuissant. Pour ce qui est du rock’n’roll, les Perpignanais envoient la sauce. Ça transpire à grosse gouttes et remue dans tous les sens, on note même du pogo chez les plus excités. Les Hushpuppies gagnent alors en confiance et n’hésitent pas à envoyer du lourd avec une efficacité redoutable et des riffs affûtés comme des lames de rasoir. Malheureusement, il faut bien que les garçons se reposent, ils nous offrent donc quelques morceaux plus calmes un tantinet trop plats, qui pèchent par leur manque de brutalité, justement. N’essayez pas de faire de la pop, les mecs, vous êtes taillés dans le rock’n’roll ! Le concert se termine dans le noir complet suite à un problème technique, et les joyeux drilles, complètement trempés après s’être démenés comme des beaux diables en une belle explosion d’énergie, détendent l’atmosphère avec quelques vannes et un « Bonsoir, Ouille ! » qui soulève la risette dans l’assemblée. Tout leur dernier album y est passé, ainsi que quelques un de leurs morceaux les plus connus du grand public, tels que You’re Gonna Say Yeah et I Want My Kate Moss, chaleureusement réclamé par le public, conquis.
Alizée


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