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Tricky - Knowle West Boy
dimanche 24 août 2008 / 15:06
A 40 ans tout pile (né le 27 janvier 1968), Tricky rempile avec son 8ème album solo.
Toujours entouré généralement d’artistes plus ou moins connus, qui tendent à le devenir, ou qui grâce à leur passage à ses côtés, profitent de la notoriété d’un instant pour poursuivre leur aventure (Martina Topley Bird par exemple). Tout d’abord afin de répondre à certains, le fumeur de joints le plus connu de Bristol (désolé je n’ai encore jamais vu de photos avec Robert Del Naja (3D), ou Grant Marshall (Daddy G) avec un gros cône à la bouche, « officiellement »…) a, comme souligné plus haut, 40 ans !!!! Donc il est évident qu’à un certain moment, après 10-15 ans de carrière, on ne refasse plus exactement les mêmes choses qu’avant ! Je m’emporte mais lire des choses comme : « Tricky c’est dommage qu’il ne fasse plus ce qu’il faisait à l’époque de Pré-Millenium Tension » me fait hérisser le poil. Bref, l’évolution du gamin de Knowle West (c’est le quartier où il a grandi et le titre de cet album) s’est faite petit à petit comme une forme de thérapie musicale, pendant laquelle on a l’impression qu’il essaie d’exorciser les méfaits qu’il a subis lors de son enfance. Et cet album n’y fait pas abstraction. Le souvenir de sa mère, suicidé 4 ans après sa naissance est encore présent, avec le titre « Past Mistake » (en tout cas on peut l’imaginer), un des titres les plus beaux qu’il ait écrit. Toujours aussi sombre dans ses mélodies, agrémentées de violons, d’harmonicas ou autres beats bien gras, Tricky continue son bonhomme de chemin, sans se soucier des empêcheurs de tourner en rond , qui le fustigent quand il reprend une chanson de la célèbre Kylie Minogue (Slow, la plage 9 de l’album). Adrian Thaws est résolument rock, soul, blues voire même punk (si on considère que ce mouvement existe toujours) à l’image de son label « Brown Punk » (il ne s’est pas foulé…) et ça se ressent dans ce 8ème opus. Mais attention, n’attendez pas de lui qu’il enfile un slim, que les guitares crachent dans tous les sens, non ! Son rock (et ses dérivés) à lui est accompagné de ses influences jamaïcaines et urbaines, et cela depuis le début...Certains adhéreront, d’autres non… ainsi va la vie, en tout cas celle de Tricky…Et quand on lui demande pourquoi, sur scène, il a tendance à toujours tourner le dos au public, il répond du tac au tac : « Je ne suis pas un entertainer. Tu viens pour écouter ma musique, pas pour m'entendre faire la conversation. «Hello, je suis Tricky. Comment allez-vous?» Fuck it! Tu ne m'entendras jamais dire ça. Je ne suis pas là pour faire votre baby-sitter. Mes meilleurs concerts ont été ceux où j'ai joué dos au public. »(cf itw donné à 24 Heures) Nous voilà renseignés.
Jagunk
Et voici son dernier clip en cadeau...Clip qui a été tourné à Aulnay sous Bois dans le 93 (banlieue parisienne) avec en guest Sefyu (celui avec la casquette vers la fin du clip dans le hall d'immeuble à côté de Tricky)


Comments
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Talk to me baby!