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Soprano - Interview février (Lyon)
dimanche 4 mars 2007 / 13:51
Le marseillais Soprano est très demandé ce soir, les journalistes affluent les uns à la suite des autres...nous le retrouvons à son hôtel pour une petite discussion...
Après une brève présentation de ZYVA…
SOPRANO : Ah ben c’est bien cool tout ça, moi j’écoute vraiment de tout, de Balavoine à Evanescence, à du Rap, un peu de tout, depuis que je suis petit. En fait à la base je voulais faire de la musique mais c’est après que je me suis orienté vers le rap, c’est d’ailleurs pour cela que mes potes m’appellent Soprano, par rapport à ma voix et parce que je chante beaucoup.
ZYVA : Mais tu chantais avant de faire du Rap ?
S : Oui je faisais des chants religieux à la base, quand j’étais petit, tu vois, même si ça s’est fait petit à petit avant que les mecs me disent (il mime) « ça suffit toi avec ta voix, on va t’appeler le soprano », mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que j’étais ténor (rire).C’est encore les défaillances du quartier (rire).
ZYVA : Merci de nous recevoir, tu es assez sollicité, beaucoup de journalistes sont passés te voir …parce que finalement, ton album n’est pas encore sorti…
Soprano : oui il y a le single qui tourne un peu tout ça …
Z : … assez souvent même.
S : Et encore ça c’est rien, le morceau que les gens ils entendent, c’est un morceau que j’ai fait avant de préparer mes concerts, pour que les gens écoutent et connaissent. Les gens ont vraiment accroché.
Z : Alors ce soir seul, sans tes acolytes des Psy 4.
S : Oui ce n’est pas tellement que c’est différent, c’est plus une suite logique, c’est plus un truc comme ça.
Z : C’est toi qui en avait besoin, ou c’est pour l’ensemble, pour l’équipe, parce que j’ai quand même l’impression que tu fonctionnes en équipe…
S : Oui, je fonctionne toujours en équipe parce que seul, je suis un peu fou, je suis un peu dépressif dans mon cerveau (rire), non mes potes m'ont vraiment poussé, ils me disaient de me lancer, mon groupe voyait que je faisais beaucoup de textes et ils m’ont dit, vas y c’est le moment et après les maisons de disques sont arrivées aussi . Mais j’avais pas envie de sortir un album avant d’avoir fait le deuxième avec la Psy4, que la Psy 4 se soit installée et puis ça s’est fait ; et là on a préparé l’album solo … après le besoin, oui, parce qu’il m’était arrivé pas mal de choses que j’avais besoin de m’exprimer maintenant c’est vrai que c’est aussi beaucoup pour le public.
Z : et justement le public, comment tu le présenterais ?
S : Le notre, il est un peu spécial, parce qu'il y a un peu de tout, il y a une partie de Saïan, de Sinik et peut être même de Tandem, tu vois il y a un peu de tout ? Tout se mélange, c’est peut être notre ouverture d’esprit qui fait ça.
Z : Oui et par exemple, le public d’un Roce ou d’Oxmo…
S : …Ah le public d’Oxmo c’est différent parce que lui il a développé beaucoup plus de Jazz tout ça, par rapport au sample quand il commençait …
Z : Et toi instruments ou samples ?
S : Ben moi les instruments je ne connais pas, j’ai essayé de faire venir un violoniste avec une chorale, j’ai expérimenté, mais bon. Le seul truc que j’ai appris moi, c’est faire la musique avec un doigt (il chante) « tin tin tin, tin tin tin », et là on m’a dit, « oh putain t’as vu le bémol que t’as rajouté là » et moi je ne comprenais rien (rire). Mais c’est un truc que j’aimerais bien faire.
Z : Et alors la composition ?
S : Ben quand j’ai un morceau dans ma tête ben ça me fait un univers et tout ça, avec des textes qui viennent, et ça ne vient que pour un morceau, pour un autre morceau c’est pas pareil. C'est-à-dire que tu ne peux pas prendre un texte et le mettre sur une autre mélodie, tout vient d’un coup, par exemple le single, ben un peu de piano et vingt minutes après c’était bon.
Z : OK, on va te laisser te préparer, tu étais sur Marseille hier, un peu fatigué ?
S : Oui j’étais chez moi, les gens tu leur donne plus que ce que tu as, et avec le groupe de Psy4 on est toujours à plusieurs on peut se poser des fois alors que là, je suis face au public c’est pas pareil. Et d’ailleurs le Ninkasi est à côté du Stade de Gerland, et c’est magnifique parce qu’il y a un marseillais qui fait un concert ce soir, pendant qu’il y a un match à Gerland (rire), ça déchire !!
Titre choisi qui pourrait le représenter lui ou sa musique : Balavoine « vivre ou survivre »





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