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Vegastar - Interview le 17/03/2006 (Lyon)
lundi 1 janvier 2007 / 17:06
Malgré les préjugés (groupe pour minettes pré-pubère, ultra commercial, fondé une mode fashion-gothique très tendance,…) qui découlent de cette formation originaire d’Orléans et composé d’ « ex » de plusieurs groupes différents ( Human beat box, Noisy Fate, Brent ), Zyva a voulu en savoir plus, sans trop savoir ce que l’on allait y trouver…
Rencontre avec Vegastar lors de leur premier passage à Lyon en tête d'affiche.
Zyva : Pourquoi le nom « Vegastar » ?
Franklin (Chanteur) : C'est Fabien (Guitariste) qui a trouvé le nom du groupe, car il est à la base du groupe avec Jocelyn (Batteur). Il cherchait un nom qui sonne bien en anglais et en français, il aimait beaucoup la consonance du mot « Star » et il est tombé un jour sur un reportage sur Las Vegas, il aimait déjà beaucoup l'atmosphère de cette ville et un grand fan de Las Vegas parano, tout ça a donné Vegastar.
Z : Vous êtes déjà venus à Lyon ?
Jey (Guitariste) : Oui ce soir c'est la quatrième fois qu'on passe à Lyon, mais c'est la première fois qu'on est en tête d'affiche. Les trois autres fois c'était au Transbordeur avec Pleymo, encore au Transbordeur lors de l'Europe 2 campus tour et à la Halle Tony Garnier avec Kyo.
Z : Quel accueil vous a réservé Lyon ?
Franklin : L'accueil a toujours été bon à Lyon, on aime bien cette ville on y a beaucoup de bons souvenirs !!!
Z : Et l'accueil dans le reste de la France ?
Jey : C'est difficile à dire car ce n'est jamais la même ambiance, mais on va dire que dans le Nord, l'ambiance est souvent énorme contrairement au Sud où c'est plus la musique festive qui marche, et où c'est plus dur de ramener du monde à des concerts comme les nôtres.
Z : Et dans le reste du monde ?
J : On marche bien au Canada où le clip a pas mal été diffusé, les singles y sont bien placés et l'album vient de sortir. On espère pouvoir y faire quelques dates bientôt.
Z : C'est pour ça que vous avez tourné votre premier clip là-bas ?
F : Non, on a fait un appel d'offres à pas mal de réalisateurs et c'est le scénario d'un réalisateur Canadien qui nous a le plus plu. En plus, il y a moins de coût au niveau de tout ce qui est figuration. Mais c'est clair que ça a sûrement aidé à nous implanter là-bas, car les grandes chaînes n'ont pas arrêté de diffuser le clip.
Z : Et en France, personne ne pouvait vous faire ce clip ?
F : Si, on a eu des scénarios mais ça nous branchait pas trop et puis faut avouer qu'on avait envie d'aller au Canada, ça nous a permis de nous payer des vacances en même temps. On a fait pareil pour notre second clip où on est parti à Las Vegas.
On essaye d'en profiter car quand tu fais de la musique en France comme du rock, où tu ne sais pas combien de temps ça va durer, il faut profiter de toutes les opportunités tant qu'on a les moyens.
Z : Dans un pays comme le Canada il y a une bonne scène Dark, vous avez rencontré quelques groupes ?
F : On n'a pas eu l'occasion de rencontrer trop de groupes, par contre on connaît un gros bar Rock/Dark, « les foufounes électric », qui cartonne, c'est la grosse référence là-bas, une chose qu'il n'y a pas en France.
Z : Comment expliquez vous le paradoxe entre votre style visuel et vos paroles qui ne sont pas aussi Dark ?
J : ça vient surtout du mélange de tous les styles qu'il y a dans le groupe, car on arrive chacun de groupes différents avec des styles différents. Le but de Vegastar c'est de faire de bonnes chansons pop et d'y mettre les arrangements qui vont correspondre à l'ambiance du morceau. On passe donc parfois d'une pop parfois gentille à des titres un peu plus noirs, plus durs.
On n'a jamais défini un style précis, quant à l'image et au look, on n'a rien changé on s'est rencontré comme ça, on ne l'a jamais travaillé.
C'est clair que ce paradoxe peu parfois choquer car en voyant le visuel on pourrait s'attendre à autre chose. En même temps il y a pas mal de groupes avec un visuel assez sombre, Depeche mode, Indochine…, qui ne font pas le son qui correspond, nous on reste naturels.
Z : En même temps vous tombez au bon moment ?
J : Oui, aujourd'hui il y a une vague de groupes habillés en noir, de plus maintenant on a le droit de mélanger des choses complètement différentes, il y a quelques années c'était impossible.
Jocelyn : Ceci dit, on tombe au bon moment surtout par rapport à ce qui peut se passer aux Etats-Unis, car la France reste quand même bien en décalage niveau musique. Même s'il y a certains groupes qui se lookent et qui marchent en France, Green Day, The Rasmus… Nous ce look c'est vraiment notre reflet, ce n'est pas une question de mode, on restera comme ça quoi qu'il arrive.
Z : Il y a très peu de groupes français qui ont cette démarche visuelle ??
F : Il y a un complexe en France, c'est-à-dire qu'on dirait que tu n'as pas le droit de faire comme les américains : quand c'est eux on adore, quand c'est des français on leur tape dessus. C'est les médias, la scène rock en France qui a imposé UN style de Rock et personne n'ose contredire tout ça, car dès que tu commences à te looker, te coiffer, on va dire que c'est commercial… La culture Rock en France est bien spéciale, elle reste sociale, près des gens, on reste à l'époque de Noir Désir et beaucoup de groupes suivent ce style, pour pas citer Luke, Deportivo… (Rires collectifs)
Z : Et pourquoi cette exagération dans vos clips (les femmes, le look…) qui rappelle les Etats-unis ?
Jey : Nous ce qu'on veut c'est faire le show, on veut que les gens en aient pour leur argent et aujourd'hui quand tu veux faire ça t'es un peu obligé de te tourner vers les anglo-saxons, c'est dommage car on aimerait bien être tourner vers la France.
Après il y a aussi le fait que dans Vegastar il n'y a aucune influence Française, il n'y a pas un groupe français qui nous a donné envie de faire de la musique, c'est peut être aussi pour ça qu'on nous dit en décalage avec toute la scène française, enfant de Noir désir, d'Indochine…
Z : Et pourquoi être rentré dans la Team Nowhere car vous n'êtes pas vraiment le profil type de la Team ?
Jey : Ben il y a pas vraiment de profil type, c'est ça qui est intéressant, ça permet au gens de s'ouvrir à d'autre styles, par exemple le fait d'être passé avec Pleymo en concert ça a permis d'ouvrir pas mal de gens à notre style, c'est la même chose pour Kyo, leur public nous aurait pas forcement écouté si on n'avait pas fait la première partie. Ca leur a permis de nous découvrir et de découvrir parallèlement d'autres groupes de la Team. C'est une question d'éducation des oreilles c'est ce qu'on veut faire à travers ça, ouvrir les gens au rock qui est vraiment pas mis en avant en France.
Z : Et comment faire ?
Jey : Faut que les groupes acceptent de s'ouvrir aux médias sans a priori et après les médias s'ouvriront à ce style de musique. Pas mal de gens voient les médias d'un mauvais œil en pensant que c'est des pourris et que pour pouvoir passer en radio faut les payer et qu'ils ont tous les pouvoirs. Mais ce n'est pas l'argent qui mène le jeu, c'est la passion, faut pas croire que c'est les majors qui font le disque.
Z : Est-ce qu'il existe cette pression des maisons de disque ?
Jey : Franchement non. Tu signes, tu viens avec ton disque, après il marche ou pas et stop. C'est un mythe de penser qu'aujourd'hui les maisons de disque t'obligent à faire ça, ça et ça, c'est les groupes qui décident, car ça leur sert à rien de vouloir modeler un groupe alors qu'elles en ont des milliers à leurs pieds. La seule pression c'est les groupes qui se la mettent tous seuls.
Nous, avant d'avoir signé avec notre maison de disque, on avait déjà fini l'album, et il nous appartient, on a même choisi le single.
Z : On va parler du mixage de votre album, comment ça s'est passé ?
Jey : En premier, on a enregistré tout notre album, les Watcha ont fait des pré-mix et à partir de là on a fait venir les maisons de disque pour voir s'il y en avait d'intéressées.
Virgin est arrivé, on a donc eu un peu plus de moyens pour le faire mixer et on a commencé à réfléchir à la personne qu'on voulait. On ne voyait pas trop en France qui pouvait mixer Vegastar et ainsi trouver le bon compromis entre les voix pop, les grosses guitares et les sons électro. Stefan Glaumann, mixeur de Rammstein, a compris tout de suite où on voulait aller, il s'est beaucoup investi dans le mixage de notre album.
Z : Est-ce que vous écoutez autre chose que du rock ou du métal ?
Jey : Oui du Hip Hop (Booba, Dr Dre, Snoop Dog) de la New wave, du R&B(surtout Jey : toute les productions de Timbaland). On écoute de tout ça car c'est aussi une autre façon de composer. On écoute aussi du hardcore, du Death metal (Morbid Angel), le dernier disque qu'on a acheté est celui des Fall out boys, et enfin on est tous des très grands fans de Michael Jackson. Tout ce qu'on écoute c'est à l'image de Vegastar.
Titre d'un artiste ou d'un groupe choisi pour les représenter : Dead Sy – Winners (album : Commencement)





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