Zyva : On vous a vu en 2003 à Carthage, en Tunisie…

T.B. : Dans le superbe théâtre ! C'était le carnage !

Zyva : Le public a un peu halluciné…

T.B. : Nous, c'était notre première date là-bas, mais c'était particulier…On garde un bon souvenir du périple mais pas de ce concert là ! A la fin, les mecs de la sécu n'ont pas été très cool avec le public qui voulait récupérer nos bâtons !

Zyva : La formation a changé depuis ?

T.B. : Elle a changé en effet. Là y'a quand même un petit noyau depuis 97, mais c'est vrai qu'il y a des gars qui arrêtent l'aventure de temps en temps. Le groupe en lui même depuis le début compte 100 personnes environ depuis 87.

Zyva : Mais musicalement ça a évolué aussi ?

T.B. : Oui, ça fait deux ans et demi que Yann est revenu jouer avec nous et qu'on a décidé de rajouter encore plus d'électro, de nappes,…

Zyva : Et les albums ça se passe comment ? Vous en avez sorti dernièrement ?

T.B. : Non, mais par contre, y'a le dvd qui est sorti au mois de mars, et qui est toujours dispo dans les F…C'est les premières images lives des Bronx depuis 20ans, avec différents périples et un live d'heure et demi enregistré à La Coopérative de Mai à Clermont Ferrand.

Zyva : Et d'où vient le nom au fait ?

T.B. : En fait, on habitait tous dans un quartier de la banlieue de Nevers, et tous ces mecs habitaient dans des quartiers avec des rues à angles droits, tu sais…et puis ils se retrouvaient tous dans un bar qui s'appelait Le Broadway, d'où le nom, c'était notre Bronx à nous !! Et puis ça sonne beaucoup plus que les Tambours de Nevers !! (Rires)

Zyva : Et comment êtes-vous perçus à l'étranger ?

T.B. : Ca dépend de la destination mais généralement ça se passe bien. Et puis on a l'habitude maintenant de tourner, notamment en Allemagne, qui nous connaît et qui suit l'évolution du groupe. Après y'a des pays comme le Brésil où les gens ont l'habitude des percus mais de manière allegria et traditionnelle alors que nous, c'est assez sombre et urbain mais la curiosité joue la plupart du temps et ça se passe bien.

Zyva : Et dans quel pays vous avez eu le meilleur accueil ?

T.B. : C'était Djibouti ! On a joué dans des collèges et des lycées, où les filles et les garçons sont séparés dans les tribunes, et y'avait une ligne tracée devant nous, mais quand on leur a demandé de se rapprocher, ils nous ont écouté…Surtout qu'au départ chez eux, les bidons, c'est pour mettre de l'eau dedans, et qu'à Djibouti ils ont pas trop cette culture de la percussion donc…en plus on a bossé avec des gamins, on a fait des workshop là-bas, c'était un bon souvenir. Et puis la France !! Depuis qu'on est revenu ici, 85% des dates qu'on a fait en 4 ans, on les a fait à l'étranger. Les gens nous découvrent ou nous redécouvrent.

Zyva : Et le chant dans votre formation, il est arrivé tard ou non ?

T.B. : Ouais assez tard, on a commencé par des samples et puis par rapport aux compositions de certaines personnes, le chant est arrivé.

Zyva : D'ailleurs comment vous composez, car à 18 ça doit être galère ??

T.B. : Oulala, non on ne compose pas à 18. Non, c'est des groupuscules. C'est des groupes de 2-3 personnes, voir même toute seule, ça dépend. Et puis le morceau, il prend vie quand on le joue à 18.

Zyva : Qu'est-ce que vous écoutez quand vous êtes dans le bus tous ensemble ? Quand vous étiez dans votre bar à Nevers ?

T.B. : A l'époque de Nevers, c'était la période des Bérus ( Béruriers Noirs ), des Garçons Bouchers,…et puis les choses changent. Y'en à pas mal qui écoute du métal mais on est tous issus du rock'n roll, avec ces évolutions dans le rap, le métal,…On peut écouter à la fois du hardcore et du Jeff Buckley !! C'est une grande partouze musicale !!! (Rires) On y tient. On a toujours eu un droit de regard sur tout ce qu'on faisait et ça fait 20 ans que ça dure !

Zyva : Ouais, vous n'êtes encore pas trop dépendant du phénomène market…

B.T. : NON, mais alors pas du tout !!! Mais si des fois, ça aide…pour sortir le dvd on a pris un attaché de presse car on ne peut pas faire tout nous même, pour s'organiser. Mais artistiquement on a tout dirigé. Pour les connaisseurs, au niveau du son, on a fait deux mix 5.1, dolby surround…et un autre mix sonore stéréo, et donc on s'est fait aider d'ingés son mais avec notre droit de regard. C'est notre bébé à nous ! Et puis c'est cool car en ce moment, y'a une bonne énergie de groupe, c'est plaisant !!

Zyva : Et des collaborations ?

T.B. : Bah oui, c'est pareil, faut voir, on est en contact mais rien de concret, par contre y'a des gens qui nous demandent de temps en temps de mettre des bidons sur leur musique. Y'a un groupe avec qui on travaille en ce moment qui s'appel Jenx, un groupe de métal de notre région et avec qui on fait un titre, voilà !

Titre d'un groupe qui représenterait leur musique : … trop compliqué, on est trop nombreux !…euh The final countdown - Europe !! (Rires) Hervé Vilard - Capri c'est fini ! (rires)…Non désolé ! Seule la scène nous rassemble, les Tambours du Bronx c'est une aventure humaine car il faut se supporter car on est tous des têtes de cons en plus donc voilà…