>>> Article suivant (La pub résumée de manière plutôt...intelligente !)
Birdy Nam Nam - Interview du 26/10/2006 (Ninkasi - Lyon)
lundi 18 décembre 2006 / 22:16
Ils reçoivent un texto de leur manager
Crazy B : Le rockstore nous propose à Montpellier.
Zyva : C'est la folie là, vous tournez beaucoup ?
C : Ouais mais c'est plus cool que ça ne l'a été.
Z : Et on vous envoie les messages par SMS ?
C : C'est notre Manager, il économise (rires), non c'est plus simple.
Z : Et donc tournée jusqu'au 22 décembre et après un deuxième album?
DJ Need : Oui on a prévu de s'arrêter un moment et de se concentrer sur l'enregistrement d'un nouvel album.
__Z : Et alors avec ou sans instrument en plus de vous quatre ? Parce que vous nous aviez déjà évoqué ce genre de formation à notre dernière rencontre à Bourges. __ N : Ben c'est vrai qu'on s'était dit pour le premier album qu'on allait faire de la musique uniquement avec des platines, et en fait il n'y a pas de limites, il y aura peut-être les sons posés au sampleur, des instruments même quand on avait fait poser Sylvain qui nous accompagne au clavier sur scène, des trucs pour le premier album que l'on avait pressé sur vinyle et remanié sur scène, là on envisage complètement qu'il y ait des musiciens qui viennent faire des solos ou des accompagnements, il n'y a plus de limites quoi.
Z : Vous l'aviez effectivement évoqué avant mais on ne pensait pas déjà vous retrouver sur scène avec des instruments, on pensait attendre le prochain album ?
C : On aime bien surprendre un peu, c'est vrai que l'on avait eu l'occasion de le faire à la cigale à Paris, ça été fait un peu dans le speed, on a fait ça rapidement et c'est une énergie différente qui fonctionne bien, et puis nous quatre on commence à faire d'autres choses.
Z : Vous vous êtes lassés ?
C : Non on ne s'est pas lassés mais c'est vrai qu'il y a toujours un décalage entre ce que tu fais et ce que t'as envie de faire, t'as envie de faire une autre musique et en même temps tu dois faire celle que tu as jouée il y a trois ans, donc des fois c'est pas évident même si on adore toujours ce que l'on fait, jouer tout ça, mais avec autre chose, c'est aussi une évolution.
La lumière aussi est assez importante, la vidéo, il n'y a pas la vidéo ce soir, c'est en option la vidéo, ben ça dépend des moyens, tout ça.
Z : Et vous les avez pas en ce moment les moyens ?
C : Si ça va on va pas se plaindre, mais on est pas non plus des DJ Stars, c'est sûr que c'est pas des salaires mirobolants.
Z : Mais vous faites des interventions en boites, des établissements de nuit comme ça ?
C : Oui, ben on développe là un peu le BNN soundsystem, pour justement jouer les Djs et gagner un peu plus, et jouer autre chose aussi, on joue les disque des autres, c'est un fonctionnement Dj avec chacun nos influences, mais c'est vrai que c'est pas la même chose…
Et là il se lève en faisant signe de partir / Merci
C : Ah! mais t'as pas enregistré là ! Je m'étais concentré !!
Z : Tu prépares tes speeches ?
C : Tout le temps, on a tellement le temps que l'on décide même de préparer les interviews (rire) on se fait tellement chier, on s'entraîne, on a des coaches, deux heures avant le petit déjeuner. (rire) Non c'est pas la starac', nous on est rien quoi, ça reste un groupe de musique qui fait de la salle.
Z : Vous avez votre concept, qui innove aussi.
C : Ben ça serait bien que les cachets ils innovent aussi, non, mais on se plaint pas non plus, on fait le choix d'avoir une équipe, on pourrait doubler nos cachets mais le truc c'est que quand on faisait une tournée avec 70 concerts on voulait faire mieux les fois d'après et on ramenait quelqu'un avec nous, des musiciens tout ça, cette fois on s'est dit qu'on allait réaliser les idées qui trottaient dans nos têtes et ça passait par un batteur et un bassiste aussi et voilà, mais on a quand même conscience de la chance que l'on a, on aura presque fait le tour du Monde cette année…
Z : Ah oui, où ça ?
C : En Asie, enfin au Japon, en Allemagne, en Grèce, au USA, euh...
Z : Et les réactions changent?
C : Non dans l'ensemble les réactions sont pareilles, c'est un peu une réaction internationale, mais on a fait aussi des gros festivals on a fait Roskilde au Danemark, un des plus gros Festival européen voir le plus gros …
N : Non y'en a un autre euh, on doit le faire d'ailleurs c'est Sziget, je crois.
Z : Oui c'est ça, c'est Sziget festival en Hongrie.
C : On a fait le Fuji Rock au Japon, la Russie, mais ça reste super speed, on a même pas le temps d'apprécier, c'est ça qui est un peu dommage, le Japon, par exemple, j'aurais bien pris 5 jours pour découvrir, visiter un peu, mais bon ça le fait mais c'est juste que t'es dans un pays mais t'en vois pas grand-chose quoi, c'est déjà une chance c'est sûr.
Z : Et ça vous donne l'occasion de faire des rencontres avec d'autres groupes et d'envisager des projets, on pense à Bumcello.
C : Ben c'est vrai que ça dépend des situations mais là c'est des gens que l'on apprécie et voilà ça se fait …
N : On était avec le programmateur de Factory.
C : Et puis ça c'est fait le jour même on a complètement improvisé le jour même et sans se connaître, une heure et demi d'improvisation totale.
Z : Et on sait que Bumcello joue avant tout sur de l'improvisation.
C : Ah ben oui, c'est leur concept quoi, mais c'était vraiment très intéressant comme échange, très agréable. C'était un bon échange, on amenait notre son et eux le leur, ça se mélangeait bien. Des fois on partait chacun dans des délires un peu différents.
Z : Et vos prochaines collaborations ?
C : C'est pas vraiment défini, cette année on a fait quand même une pièce de théâtre qui s'appelle « Le come back de Jean Batiste » de Wayn Traub, c'est une pièce de théâtre contemporaine et on était associé à un orchestre symphonique. On a composé les trois quarts de la musique, et on a rejoué cette pièce avec 3 acteurs et un orchestre sur scène. On a fait des dates en Belgique, à Bruxelles.
Z : Et ça va être commercialisé, il y a des traces de ce travail ?
C : Non, il y a une trace audio c'est tout.
Z : Ça n'a pas été spécialement médiatisé.
C : Mais c'est bien nous, on a des projets complètement hors BNN. Il y a quelques personnes qui étaient intéressées par BNN qui sont venues voir la pièce. Ca nous a fait plaisir de faire ce travail, c'est des trucs a part.
Z : Et vous avez besoin de ça ?
C : Tu sais quand un gars il vient te voir il te dit je fais une pièce, je joue avec un orchestre symphonique, je veux vous associer, quelque part nous on fait de la musique avec des platines, là on nous propose de jouer avec l'extrême de ce que tu peux avoir sur scène. Entre nous et un orchestre symphonique, tu ne peux pas aller plus loin dans la différence. Ça a bien fonctionné et nous on aime bien relever ce genre de défi, ça nous motive, on est pas là juste à penser BNN, à tourner, à penser à notre image, on s'en fout on veut se faire plaisir. C'est bien de faire des projets qui n'ont rien a voir avec BNN. Pour nous c'est important, après les gens ils suivent ou pas.
Z : Vous cherchez maintenant d'autres façons de vous faire plaisir ?
C : Non parce que c'était juste en début d'année dernière. C'était en même temps que la tournée, ce n'était pas juste pour changer de BNN. C'était une proposition …
N : Une rencontre aussi avec quelqu'un avec qui on a eu des bons rapports humains spontanément.
C : C'est vrai que personne ne savait ce que c'était, ce qu'on allait faire et ça a vraiment bien fonctionné.
Z : Et toutes ces collaborations vont vous inspirer pour votre prochain album.
C : Déjà ça nous a donné une source de son d'orchestre classique, ce qu'on avait pas du tout, ça va nous influencer dans les compos.
N : Même si on avait déjà voulu ce son là et on avait réussi à le faire sans avoir à faire poser des violons.
C : Ç'est quand même une source, nous on a fait la musique un peu a partir de ce qu'ils nous avait donné, et de trucs à nous, on a mélangé et ça a bien fonctionné.
Z : Ç'est quelque chose qui a déjà marché, certains l'ont déjà exploité comme Jedi Mind Tricks ("Animal Rap" / Visions of Ghandi ).
N : Non, ce n'était pas trop pour accompagner notre musique d'un orchestre, on a vraiment fait de la musique à la commande pour coller à l'atmosphère de la pièce.
C : C'était très Dark, c'était un peu le côté diable de la pièce alors que l'orchestre était plus le coté ange. Ils nous ont dit éclatez-vous, nous on est resté dans une ambiance de films, une musique assez sombre.
Z : Sinon vous en pensez quoi des Dj un peu plus classiques, comme 2 many DJ's par exemple ?
C : Moi je respecte les gens qui font danser quand c'est bien et quand il y a du boulot, je n'ai aucun problème avec ça. C'est un peu autre chose ce qu'on fait : on arrive pas avec un gros cachet, on fait danser les gens, on défend notre musique, quelque chose qu'on a composé donc c'est différent.
N : On se considère comme un groupe, comme des musiciens et il se trouve que l'instrument qu'on maîtrise le plus c'est la platine.
Z : C'est justement là ou c'est révolutionnaire.
N : Ç'est pas nous la révolution, ça c'est déjà fait avant.
__Z : Là où c'est intéressant c'est au niveau de l'évolution de la musique et des structures musicales. __ C : Nous c'est spontané on laisse aller le truc, il n'y a pas de refrain, c'est comme ça que l'on a construit, c'est pas prévu avant, c'est pour ça que ça parait moins formaté.
Z : Sinon vous l'avez retrouvé le mec qui est en photo sur votre site ?
N : Ça ne vient pas de nous en fait, c'est des gens qui nous ont suivi pour la préparation du concert de la Cigale. C'est ces gens là qui ont produit un film de 26 min, ils ont pris des réactions a chaud des personnes en sortant de la Cigale.
Z : Et au niveau de la vidéo sur scène vous y pensez, à faire des improvisations ?
N : Depuis quelque dates il y a des personnes qui font de la vidéo quand on à les moyens de les emmener parce que c'est deux personnes en plus et on est déjà douze sur scène donc ça fait beaucoup. En fait c'est des amis de notre ingénieur son de Lille, qui habillent le show. C'est un travail qui s'est fait un peu à distance sans que l'on se retrouve en résidence pour travailler. C'est quelque chose que l'on fera un jour sûrement. Pour l'instant c'est un premier jet.
Z : Ca peut être une bonne expérimentation.
C : Plus tu fais des scènes plus les idées elles viennent de toute façons.
Z : Et au niveau de votre image sur scène vous y pensez ?
N : Entre le moment où on a commencé à tourner et le phénomène qui est arrivé au fur et à mesure de la tournée, ça a vraiment changé. Au début on s'est dit qu'on devrait mettre beaucoup plus en scène, qu'assez vite on arrête de jouer aligné à quatre DJ's et finalement on pensait que ça aurait pu être vu de manière froide mais ça a pas du tout été pris comme ça. Les personnes on capté l'envie, l'énergie sur scène et finalement ça a jamais été austère qu'on soit tout les quatre alignés sur scène avec juste de la lumière. C'est pour ça que ça ne s'impose pas encore et vu que l'on fonctionne à la rencontre et on a jamais rencontré quelqu'un qui nous a proposé des choses qui nous on emballé. Comme ça c'est passé avec notre graphiste Dran : on le connaissait pas, notre manager lui a fait passer des photos de nous pour qu'il voit un peu notre univers et notre point de vue de l'image et le premier jet qu'il a fait c'est la pochette de notre premier album. La pochette du DVD c'est pareil c'est le premier jet. Donc pour la vidéo c'est long on envisage plus une ambiance, un univers adapté à certains morceaux, comme des clips, qui seraient diffusés sur scène. Parce que tu interprètes différemment la musique sur scène quand tu as des images.
Même rien qu'avec le « show lumière » on sent que c'est plus pareil qu'avant, avec le temps et le nombre de concerts, il commence à être à l'aise, on le sent aujourd'hui alors qu'on a fait 60 dates avec lui et c'est seulement maintenant qu'on se rend compte de l'impact.
C : c'est normal c'est une création, il doit créer avec ses lumières et il n'y a que le temps et le nombre de concerts qui font que tu arrives à un truc bien.
Z : Vous allez nous enflammez ce soir ?
C : Oui on a prévu de l'essence (rire)
Z : C'est complet.
C : Je me demandais si ça allait être calme ou pas.
N : Et la salle contient combien ? __ Z : Environ 700 personnes.__
C : C'est normal en même temps, maintenant on tourne dans des salles de 1200 personnes, en début d'année on faisait des salles de 500 personnes.
N : Surtout qu'on a déjà fait quelques dates autour de Lyon, aux Nuits sonores, aux Invites de Villeurbanne.
C : Donc voila on va vous enflammer, mais en même temps c'est notre boulot.
Z : Vous y pensez que c'est du boulot ?
C : Surtout quand tu montes sur scène c'est du boulot, ce n'est pas la teuf non plus. Il faut être dedans il faut écouter, des fois tu as des conditions pas faciles.
Z : Et il y a des fois ou ça se passe mal ?
N : C'est là où c'est encore plus du boulot et où il faut avoir ça en tête. Quand tu es dedans et que tout se passe bien c'est que du plaisir, mais quand ça galère, que ça te saoule, que tu aimerais bien partir, que tu prends aucun plaisir, c'est là où il faut être un peu pro, ou il faut faire bonne figure. Nous on a un peu de mal avec ça des fois. On a tellement l'habitude de recevoir de l'énergie du public que dès qu'il y a un truc qui va pas ca nous mine vachement le moral.
C : Une fois j'ai reçu une bière sur les platines en plein pendant un morceau.
N : C'est là ou il faut être fort et pas dire « merde ».
C : Non j ai même souri, ça m'a fait rire. Après tu peux t'énerver mais bon c'est un mec un peu trop bourré, t'en as 6000 qui « jump ». Mais bon il m'a bien pourri quand même. Mais c'était tellement une bonne date, l'une des meilleures qu'on a eu.
N : C'était à Roskilde justement, c'était à 15h30, c'était ca qui était dingue !!
C : D'ailleurs dans le DVD il y a un petit extrait. Et personne ne nous connaissait on était au Danemark avec des conditions énormes.
N : On avait un mur derrière genre U2, notre ingénieur son avait la console Midas vintage, il y en a deux en France !!
C : Là tu as l'impression que t'es payé 10000 dollars quand tu joues (rires) !!
N : Et non, c'est 100 dollars (rires) !!
C : C'est les bonnes surprises des festivals tu te retrouves devant beaucoup de gens.
Chanson d'un artiste ou d'un groupe qui pourrait représenter leur musique :
N : Il n'y en a pas. Ou alors ça serait la somme des quatre chansons des membres du groupe. Ca peut être un truc complètement punk parce qu'on fait ça au feeling, ça peut être un truc Rock ou un truc complètement Jazz en rapport avec la liberté qu'on a, le fait qu'il n'y ait pas de contrainte. Et on écoute tous de tous ces styles. Il faudrait demander à 20 artistes de faire chacun une chanson et on choisirait parmi celle-ci.
C : Moi je dirais Pink Floyd mais je sais plus le titre. C'est la chanson qui était à la fin du maxi Vinyle.



Comments
Personne n'a mis de commentaires encore... Hey toi là-bas au fond ! Viens au tableau !
Talk to me baby!